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Publié le 10 décembre 2025
Depuis quelques semaines, Washington multiplie les signaux inquiétants à l’égard du Venezuela : menace d’intervention militaire, mise à prix de la tête du président démocratiquement élu… Si la forme est innovante, rien de nouveau sur le fond. Les États-Unis continuent d’agir comme si l’Amérique latine était leur terrain de jeu, un espace où ils pourraient soutenir qui bon leur semble, renverser qui les dérange, redessiner la carte politique selon leurs intérêts.
L’Histoire nous a appris à quel point l’impérialisme des États-Unis n’a pas de limites. Du Chili de 1973 aux mensonges sur les armes de destruction massive en Irak, les prétextes changent, mais la logique reste la même : justifier l’ingérence en repeignant l’interventionnisme en défense de la démocratie.
Aujourd’hui, c’est au nom du “narcotrafic” que Washington désigne son nouvel ennemi. Pendant que l’escalade verbale s’intensifie, le prix Nobel de la Paix est attribué à une figure de droite extrême de l’opposition vénézuélienne, un choix qui en dit long sur la manière dont certains acteurs internationaux organisent les récits, distribuent les rôles, fabriquent les “bons” et les “méchants”.
Face à cette pression extérieure, le peuple vénézuélien poursuit la construction de son modèle politique, social et économique, sa voie vers le socialisme, sa révolution bolivarienne. C’est cela qui ne plaît pas aux États-Unis. Démocrates comme Républicains n’ont jamais accepté qu’un pays comme Cuba développe un modèle déconnecté de toute logique capitaliste ; ils font aujourd’hui pareil avec le Venezuela. La CIA a raté 634 tentatives d’assassinat contre Fidel Castro. Combien de fois vont-ils essayer contre Nicolás Maduro ?
Dans ce contexte, il y a urgence à faire entendre une autre voix. Dans un an, la jeunesse du monde se retrouvera de nouveau pour le Festival mondial de la jeunesse et des étudiants, qui n’avait plus été organisé depuis 2017. Il aura lieu à Caracas, au cœur même de ce Venezuela que l’on caricature trop souvent sans jamais l’écouter. Le MJCF y participera, aux côtés de milliers de jeunes venus de tous les continents, pour porter un message simple : la paix, l’égalité entre les peuples et le refus de la logique impérialiste.
À l’heure où les tensions montent dangereusement, il est urgent de rappeler que le monde n’a pas besoin d’un shérif planétaire. Il a besoin de justice, de souveraineté populaire et de jeunes capables de regarder plus loin que les récits imposés. Le Venezuela n’est pas un champ de bataille : c’est un peuple qui mérite qu’on le respecte.
Assan Lakehoul
Article publié dans CommunisteS, numéro 1066 du 10 décembre 2025.
source : https://www.pcf.fr/venezuela_dans_ligne_de_mire_empire
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