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Publié le 10 décembre 2025
Niché en bord de Seine, le village normand d’Alizay se trouve à 1/2 heure d’Évreux et de Rouen. Il est bordé par une forêt et de champs sur les coteaux, mais aussi par une zone d’activités artisanales et industrielles le long du fleuve.
Ce cadre varié est à l’image d’une population mixte et plutôt modeste où on trouve nombre de salariés, d’ouvriers, mais aussi de chômeurs et retraités. La présence d’une gare SNCF, tout comme la proximité de l’autoroute, d’une grande zone commerciale et du chef-lieu de canton en font une commune très demandée, bien que limitée dans ses possibilités d’extension. Mais ce village de 1 600 habitants connaît un destin singulier depuis qu’une équipe communiste y a été élue en 1977.
La commune se distingue par de nombreux équipements au service de la collectivité : grand stade, gymnase, mur d’escalade, dojo, salle de danse et city stade pour les activités physiques et sportives ; médiathèque, école de musique, salle d’exposition et salle des fêtes pour la culture ; Maison d’assistantes maternelles, écoles maternelle et élémentaire, centre de loisirs et restauration scolaire pour les enfants. Ajoutons la présence de différents commerces sur la place du centre-bourg et celle de professionnels de santé : généralistes, kinésithérapeutes, dentistes, infirmières…
Les dispositifs mis en place attestent d’une réelle politique de solidarité : bons d’achat et de chauffage, soutien au CCAS et à la vie associative, vestiaire et épicerie solidaires ; colis de fin d’année, repas de la municipalité et voyage annuel pour tous nos seniors ; BAFA et permis solidaires, «Sport pour tous», Maison des solidarités, accompagnement quotidien par le médiateur social ; gratuité des fournitures scolaires, soutien à la coopérative et aux projets des écoles.
Voilà sans doute pourquoi Alizay, en plus de sa chaufferie bois, de ses labels «3 fleurs» et «Territoire engagé pour la nature», a été classé à la 1re place des «Village où il fait bon vivre» de l’Eure.
Difficile de résumer ici près de cinq décennies de politique communiste, mais notre projet alimentaire l’illustre bien. En 2018, nous décidons de remunicipaliser la restauration scolaire et installons une véritable équipe dans un bâtiment neuf. Nous faisons alors évoluer la part du bio jusqu’à atteindre les 100 % en 2024. Dans le même temps, nous mettons en place le portage de repas à domicile, l’objectif «zéro déchet», les repas partagés entre aînés et écoliers, mais aussi une tarification sociale pour payer selon ses moyens. Pour garantir la solidité du projet, un agent obtient son Diplôme universitaire en alimentation durable municipale.
Demain, d’autres projets verront le jour : Maison du Peuple pour un accompagnement citoyen au plus près des besoins ; piste cyclable connectée à la gare pour des mobilités plus douces ; ferme maraîchère pour alimenter la restauration en circuit court ; création d’un quartier de 4 hectares en cœur de village avec résidence pour retraités indépendants ; Maisons grand âge pour proposer une alternative aux Ehpad… Le tout, en gardant la volonté d’agir dans le concret, au plus près de la vie de nos administrés.
Arnaud Levitre
Maire d’Alizay
conseiller départemental de l’Eure
Article publié dans CommunisteS, numéro 1066 du 10 décembre 2025.
source : https://www.pcf.fr/communisme_municipal_ca_marche
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