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Parti communiste brésilien : LE CHAOS COMME POLITIQUE DE SÉCURITÉ
30/10/2025, 14h19
Brésil, Parti communiste brésilien, Amérique du Sud, Partis communistes et ouvriers
LE CHAOS COMME POLITIQUE DE SÉCURITÉ
Note politique du Comité régional du Parti communiste brésilien de Rio de Janeiro (PCB/RJ)
La politique de sécurité de l'État de Rio de Janeiro, sous le gouvernement de Cláudio Castro (PL), s'inscrit dans la logique traditionnelle de confrontation entre la police et les criminels, comme l'ont tragiquement démontré les massacres des complexes d'Alemão et de Penha. Une logique qui a prouvé son échec depuis des décennies, car elle expose la population à des violences sans pour autant garantir sa sécurité.
C'est précisément ce qui s'est produit le 28 octobre 2025, lorsque la deuxième plus grande ville du pays, la capitale Rio de Janeiro, s'est réveillée sous le joug de la terreur. Une nouvelle opération policière désastreuse était en cours contre les organisations criminelles qui contrôlent la majeure partie du territoire de la ville et la politique de l'État. Il est important de rappeler que ces organisations criminelles comprennent non seulement des trafiquants de drogue, mais aussi des milices profondément enracinées dans l'appareil d'État. Le silence et l'omission qui entourent la lutte contre ces organisations sont pour le moins étranges.
L'opération la plus meurtrière menée par les forces de police de Rio de Janeiro a causé la mort, selon le gouvernement de l'État lui-même, de 64 personnes, dont quatre agents de l'État. Les autres personnes, sans papiers d'identité, ont été traitées comme des criminels.
Pour nous, communistes, la promotion de la terreur dans les favelas et les quartiers populaires montre que l'État considère la population elle-même – la classe ouvrière – comme l'ennemi intérieur.
Le chaos s'est emparé de la ville de Rio et de la région métropolitaine. La population, sans aucune orientation de la part des autorités et désespérée, tentait de rentrer chez elle en toute sécurité. En l'absence de bus, le métro bondé et les trains de la gare centrale du Brésil sont devenus des alternatives viables, mais risquées.
La riposte du crime organisé s'est traduite par des vols à grande échelle et le blocage de la voie publique – des domaines où l'État intervient non pas avec des politiques publiques, mais avec répression et mort.
Il est important de souligner que, bien que le gouverneur Cláudio Castro (PL) ait été réélu au premier tour des élections de 2022 avec la promesse de lutter contre le crime organisé, il n'a pas été la solution, mais bien une partie du problème auquel la population est confrontée aujourd'hui. Il suffit de rappeler qu'en 2021, la même stratégie a été utilisée pour feindre un souci de sécurité publique, lors du massacre de Jacarezinho. Autrement dit, quatre ans plus tard, à la veille d'une nouvelle élection, le gouverneur a perpétré un nouveau massacre dans les quartiers pauvres de la ville.
Le chaos qui a secoué la ville le 28 octobre 2025 s'inscrit une fois de plus dans la stratégie électorale du gouverneur et de son parti d'extrême droite. Cette prétendue guerre n'est donc qu'une vaste farce spectaculaire et pyrotechnique. Les armes utilisées par les trafiquants ne proviennent pas des favelas, mais sont détournées des forces de police et de l'armée. Il en va de même pour les drogues, qui ne sont pas produites dans ces espaces, mais importées de l'extérieur avec la complicité de pouvoirs corrompus.
Les affrontements armés aveugles renforcent la logique des conflits territoriaux et du partage des ressources entre criminels, favorisant certaines organisations criminelles (milices) dans leur expansion, sous la tutelle de certains politiciens, tout en semant la terreur parmi la population innocente. Ce jeu met en danger la vie des populations pauvres des zones périphériques et celle des policiers eux-mêmes, livrés à eux-mêmes.
Le PCB de Rio de Janeiro s'oppose publiquement à la politique de sécurité publique du gouvernement de Cláudio Castro (PL), qui considère les habitants des favelas comme un ennemi intérieur.
Cláudio Castro et l'extrême droite font partie du problème !
À bas Cláudio Castro, responsable du plus grand massacre de l'histoire de Rio de Janeiro !
PCB/RJ
source : https://www.solidnet.org/article/Brazilian-CP-CHAOS-AS-A-SECURITY-POLICY/
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