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Le Parti communiste sud-africain condamne fermement les actions anti-migrants
10/3/25, 14h09
Afrique du Sud, Parti communiste sud-africain En Afrique Partis communistes et ouvriers
Parti communiste sud-africain
Le SACP condamne fermement le vigilantisme anti-immigrés et appelle à la solidarité de la classe ouvrière
Jeudi 2 octobre 2025 : Le Parti communiste sud-africain (SACP) condamne fermement les récentes actions des groupes d’autodéfense anti-immigrés, tels que l’Opération Dudula. Ces groupes ont ciblé les migrants et les Sud-Africains sans papiers, principalement dans le Gauteng et le KwaZulu-Natal, les privant de l’accès aux services publics essentiels et les refoulant des cliniques et hôpitaux publics. Ces actes ont souvent été commis au moyen de tactiques abusives et violentes. Ces actions, menées en toute impunité, sont non seulement inhumaines, mais aussi illégales. Elles violent les droits constitutionnels et légaux de tous les citoyens d’Afrique du Sud et portent atteinte aux principes de justice et d’égalité inscrits dans notre Constitution.
L'article 27(1)(a) de la Constitution sud-africaine de 1996 garantit à chacun le droit d'accéder aux services de santé, y compris aux soins de santé reproductive. La loi nationale sur la santé n° 61 de 2003 renforce également le fait que nul ne peut se voir refuser un traitement médical d'urgence, quelle que soit sa nationalité ou sa situation en matière de documents d'identité. Les groupes d'autodéfense prétendant distinguer les cas urgents des cas non urgents n'ont ni les qualifications ni l'autorité nécessaires pour prendre de telles décisions ni pour former le personnel soignant sur les soins aux patients. De telles actions portent atteinte à l'État de droit et mettent en danger la santé publique en attisant la peur, en empêchant les personnes de se faire soigner et en augmentant le risque de maladies transmissibles non traitées dans les communautés ouvrières.
Cette campagne de division s'étend désormais au-delà des établissements de santé, aux écoles publiques, où les enfants sont harcelés et intimidés, et aux lieux de travail, où les travailleurs sont contraints de quitter leur emploi. Ces actions aggravent les difficultés rencontrées par la classe ouvrière, aggravant le chômage et restreignant l'accès à l'éducation et aux soins de santé. Elles sèment la division parmi les travailleurs à un moment où l'unité est essentielle pour remédier aux inégalités systémiques.
Le SACP reconnaît la frustration généralisée des classes populaires et des populations défavorisées, qui dépendent de systèmes de santé et d'éducation publics sous-financés et en sous-effectif, incapables de répondre à leurs besoins. Cette frustration est aggravée par l'insécurité croissante, l'insuffisance des services de police et les mauvaises pratiques de gestion des frontières, qui ont entraîné une augmentation du nombre de personnes sans papiers. L'incapacité du ministère de l'Intérieur à traiter efficacement les documents et à saisir les données biométriques a alimenté l'insécurité et a fourni un terrain fertile aux groupes d'autodéfense comme Operation Dudula et March & March, qui ont réussi à gagner le soutien de communautés désespérées en quête de solutions.
Le 5e Congrès national extraordinaire du SACP a adopté une résolution sur l'immigration, reconnaissant la montée de la xénophobie et son impact délétère sur la solidarité ouvrière. Cette résolution engage le SACP à lutter contre la xénophobie, à remettre en question les idées fausses propagées par les forces réactionnaires et à plaider en faveur de politiques qui s'attaquent aux causes profondes de la migration. En tant que communistes, nous restons inébranlables dans notre engagement en faveur de la solidarité internationale des travailleurs et de la protection des droits humains et du travail de tous les travailleurs, de leurs familles et de leurs communautés, indépendamment de leur citoyenneté ou de leur statut migratoire.
Nous appelons le ministère de l'Intérieur à mettre en œuvre d'urgence un programme complet visant à documenter et à saisir les données biométriques de tous les Sud-Africains et non-Sud-Africains sans papiers, y compris ceux dont les documents ont expiré en raison d'inefficacités systémiques. Le vigilantisme populiste, qui rappelle les pratiques de l'époque de l'apartheid, telles que le harcèlement public et les demandes de documents d'identité, n'est pas une solution. Il ne fait qu'aggraver les divisions et détourner l'attention des véritables problèmes d'inégalités systémiques et de mauvaise gouvernance.
Le SACP soutient la position claire du ministre de la Santé selon laquelle empêcher l'accès aux soins est illégal et inhumain. Nous sommes également solidaires des positions d'organisations progressistes comme le COSAS et des autorités éducatives qui ont condamné les perturbations de l'enseignement et de l'apprentissage causées par les actions des vigilantes. Le SACP reste déterminé à défendre les droits humains de tous, en particulier des plus vulnérables, dans une société où l'État de droit prévaut au bénéfice de tous.
Les frustrations légitimes de la classe ouvrière ne doivent pas être instrumentalisées pour cibler les travailleurs vulnérables, mais plutôt dirigées vers les décideurs politiques qui privilégient les intérêts du secteur privé et de la classe capitaliste. Le SACP se mobilisera aux côtés des organisations ouvrières alliées de gauche et d'autres forces progressistes pour une action nationale de masse, notamment des marches devant le ministère de l'Intérieur, afin d'exiger des mesures urgentes et efficaces concernant les documents d'identité et les défaillances systémiques plus larges.
Le SACP appelle à l'unité de la classe ouvrière pour relever ces défis.
source : https://www.solidnet.org/article/South-African-CP-SACP-strongly-condemns-anti-immigrant-vigilantism-calls-for-working-class-solidarity/
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