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Devenu essentiellement un espace de solidarité et de soutien au Venezuela face aux menaces de l'impérialisme étasunien, le 13e Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'ALBA-TCP (Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples) a ouvert le 20 août sa journée de réflexion, modérée depuis le Venezuela et sous forme virtuelle. Lors de la réunion, le président Miguel Diaz-Canel Bermudez s'est exprimé au nom de Cuba
Auteur: Alina Perera Robbio | internet@granma.cu
21 août 2025 08:08:49
« Nous sommes fiers que l'ALBA-TCP soit à l'avant-garde de la dénonciation des menaces impérialistes constantes et qu'elle se présente comme une voix ferme face aux desseins des États-Unis. Cette Alliance est notre premier rempart contre les dangers qui menacent la paix et la sécurité de la région ».
Ces mots font partie du discours prononcé le 20 août à La Havane par le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, lors du 13e Sommet extraordinaire des chefs d'État et de gouvernement de l'ALBA-TCP (Alliance bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique-Traité de commerce des peuples), modéré depuis le Venezuela et sous forme virtuelle.
Après avoir transmis aux frères de Notre Amérique « les salutations cordiales du général d'armée Raul Castro Ruz », le président de la République de Cuba, Miguel Diaz-Canel Bermudez, premier chef d’État à qui le président Nicolas Maduro a donné la parole, s'est adressé à tous : « La diplomatie des canonnières fait son retour dans les Caraïbes. Des navires, des avions, un sous-marin et des milliers de soldats étasuniens sont déployés dans la région, cette fois sous prétexte de lutter contre le trafic de drogue et les groupes criminels qui mettent en danger la sécurité des États-Unis. »
« Cela ressemblerait à une farce éculée si cela ne risquait pas de déboucher sur une tragédie. Cette nouvelle circule au moment même où le gouvernement de ce pays, de manière éhontée, en violation de toutes les règles de la coexistence internationale, met à prix la tête du président légitime de la République bolivarienne du Venezuela ».
Le chef de l'État a déclaré que ce qui venait d'être lu et prononcé était « un extrait, bref mais percutant, et en même temps chargé de souvenirs douloureux, d'une déclaration de la Casa de las Américas qui, comme nous le savons tous, est une institution des intellectuels progressistes de Notre Amérique qui entretient également des liens étroits avec les créateurs d'Amérique du Nord ».
Il a estimé que « la dénonciation, émise depuis son siège à La Havane, est un cri d'urgence de nos penseurs, conscients de la signification de ces actes d'arrogance impériale, mais aussi du pouvoir de l'unité pour les arrêter ».
Plus loin dans son discours, le président a affirmé : « Nous vivons une époque de défis énormes et de risques exceptionnels ». Il a ensuite dénoncé le fait que « l'impérialisme, dans le déploiement de son offensive hégémonique et agressive, montre clairement qu'il n'a pas l'intention de s'arrêter devant les limites que lui imposent le Droit international, la Charte des Nations unies et des décennies de résolutions et de déclarations régionales et universelles contre la coercition, la menace, l'ingérence dans les affaires intérieures d'autres États et l'intervention ».
Le président cubain a fait remarquer que « la prérogative annoncée que le gouvernement des États-Unis entend accorder à ses agences chargées de l'application et du respect de la loi pour agir contre des organisations criminelles à l'intérieur des frontières d'autres États constitue une menace inacceptable d'agression, de violation de la souveraineté des nations de la région et une perturbation supplémentaire du régime de paix et de coopération qui ont demandé tant d’efforts de la part des pays d'Amérique latine et des Caraïbes».
Et de souligner : « Un tel déploiement d'unités navales militaires vers le sud des Caraïbes, sous les ordres du Commandement Sud, implique, selon les dires, jusqu'à 4 000 soldats et se présente comme un acte dissuasif, sous le prétexte fallacieux et disproportionné de lutter contre les cartels de trafic de drogue. »
Le chef de l'État a souligné que, « compte tenu des caractéristiques des unités déployées, il s'agit d'un mouvement stratégique qui pourrait faciliter des actions en vertu de la loi étasunienne, plus précisément du Titre 50 du Code des États-Unis (sur la guerre et la Défense nationale), qui confère au président de ce pays la capacité de mener des opérations militaires ou clandestines, d'imposer des sanctions et de confisquer des biens sans en informer préalablement le Congrès ».
« Cuba dénonce fermement cette nouvelle démonstration de force impériale et appelle l'ALBA-TCP et, depuis ici, tous les peuples du monde à condamner cette attaque irrationnelle de l'administration Trump ».
Le président a déclaré avec insistance : « Nous dénonçons avec la même fermeté l'encouragement et le financement des plans terroristes contre le Venezuela, ainsi que l'accusation mensongère lancée par le gouvernement des États-Unis contre le président Nicolas Maduro, qui prétend l'associer, sans fondement ni aucune preuve, à des organisations criminelles liées au trafic illicite de drogue. Il s'agit, une fois de plus, du type de manœuvres auxquelles recourt l'impérialisme lorsqu'il nourrit des intentions agressives à l'encontre d'États souverains, lorsqu'il n'est pas capable d'étouffer l'esprit de résistance des peuples et qu'il a alors besoin d'un prétexte frauduleux pour justifier ses actions ».
La réunion régionale a rassemblé Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Nicaragua, Antigua-et-Barbuda, Saint-Vincent-et-les-Grenadines, la Dominique, la Grenade et Sainte-Lucie participaient à cette rencontre régionale. Le Honduras était également présent en tant que pays invité.
UNIS DANS LES CONVICTIONS ET DANS L'ACTION
« Les graves menaces proférées depuis ce "Nord agité et brutal qui nous méprise", comme le décrivait José Marti, font partie d'un schéma de domination avilissant, déterminé à réactiver la doctrine Monroe, clé de l'interventionnisme étasunien dans notre hémisphère », a déclaré le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain.
Plus loin, dans son intervention lors du Sommet extraordinaire, Diaz-Canel Bermudez a déclaré : « Nous n'avons pas d'autre choix que d'affronter l'empire qui prétend nous subordonner à ses intérêts. Et nous devons le faire en étant résolument unis dans nos convictions et dans nos actions. C'est dans cet esprit d'engagement historique en faveur de la défense inébranlable de notre destin commun que nous nous sommes rassemblés au sein de l'ALBA-TCP ».
Le président a souligné que « la paix et la coexistence pacifique entre les États, auxquelles nous aspirons, ne sauraient se fonder sur la naïveté ni nous faire oublier les dangers. Il nous appartient de la défendre comme un droit inaliénable, et à partir de positions réalistes ».
FIDEL ET L'HÉRITAGE DE L'UNITÉ
Diaz-Canel Bermudez a déclaré dans son discours : « Comme vous le savez tous, le 13 août dernier, nous avons célébré, non seulement à Cuba, mais aussi dans d'autres pays d'Amérique latine, des Caraïbes et du monde, le 99e anniversaire de celui qui, de par son immense héritage d'idées et d'actions, reste le commandant en chef et le plus grand leader historique de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz. Ces jours-ci, nous avons lancé une année commémorative, d'envergure internationale, pour son Centenaire ».
« La contribution aux multiples facettes de Fidel à l'Histoire et aux efforts d'intégration et d'unité de notre région est incommensurable. De nouvelles générations de dirigeants et de militants sociaux d'Amérique latine et des Caraïbes s'approprient cet héritage fidéliste qui, associé à celui de l'inoubliable commandant Hugo Chavez et d'autres leaders incontestables des efforts d'unité de Notre Amérique, demeure aujourd'hui plus que jamais la boussole de l'action, en accord avec les idées bolivariennes et martiniennes.
« Gardien zélé de la diversité, Fidel fut également un architecte infatigable de l'unité de nos peuples, fondée sur un profond sentiment anti-impérialiste. Il nous a appris que la bataille n'est pas seulement politique ou économique, mais aussi culturelle et morale. »
« Forts de cet arsenal d'expériences et d'idées, nous sommes appelés à faire face aux menaces qui ne pèsent pas seulement sur un groupe de nos pays, comme le Venezuela, le Nicaragua et aussi Cuba, devenus récemment la cible privilégiée du blocus et des mesures économiques coercitives unilatérales du gouvernement des États-Unis », a déclaré le chef de l'État, qui a souligné que les menaces pèsent sur tous les peuples désireux de décider de leur propre destin. Et d’insister :
« La défense du droit à l'autodétermination et la solidarité inébranlable entre pays frères sont un mandat de l'Histoire qui nous a amenés jusqu'ici. »
« Les États-Unis, que cherchent-ils ? Ils cherchent à nous diviser par leur politique de pressions et de blocus ; ils prétendent nous affaiblir par des discours haineux et des actions déstabilisatrices. Mais notre histoire – ne l'oublions pas – est marquée, depuis nos ancêtres indigènes, mais aussi depuis le meilleur et le plus populaire que nous ont légué l'Afrique, l'Asie et l'Europe elle-même, par la résistance et la victoire des peuples unis. »
Le président cubain a déclaré que, forts de cette somme de savoirs et de sentiments que nous ont légués nos ancêtres, nous ne pouvons pas manquer non plus d'exiger, à chaque tribune, dans chaque espace, dans chaque déclaration de rejet de l'impérialisme, l’arrêt du génocide à Gaza.
« Les menaces qui pèsent aujourd'hui sur le Venezuela reposent sur la même philosophie de spoliation qui a transformé une petite bande de terre en enfer sur terre. Stop à l'impunité sioniste ! Stop à la complicité impérialiste ! Ou vice versa. Tous les crimes ont des auteurs et des complices pour pouvoir perdurer dans le temps. Le sionisme israélien et l'impérialisme yankee échangent leurs rôles dans leurs activités criminelles. Cuba le sait bien, car dans son blocus génocidaire, l'empire a toujours pu compter sur le soutien indéfectible du génocidaire israélien », a-t-il déclaré.
SE MOBILISER CONTRE LA NOUVELLE TENTATIVE DE COLONISATION
« Nous soutenons résolument le Communiqué spécial adopté par le Groupe des amis en défense de la Charte des Nations unies, dans lequel les pays membres ont exprimé leur préoccupation face aux intentions déclarées du gouvernement des États-Unis d'engager des actions militaires en Amérique latine et dans les Caraïbes », a déclaré Diaz-Canel Bermudez. Puis, il a souligné :
« Conformément à la Proclamation de l'Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, nous considérons qu'il est nécessaire de mobiliser la dénonciation de la Communauté des États latino-américains et caribéens contre cette nouvelle tentative de colonisation, c'est pourquoi nous soutenons la tenue d'une réunion extraordinaire des ministres des Affaires étrangères de la CELAC. ».
Plus loin, le président a rappelé que le 23 janvier 1959, « le commandant en chef Fidel Castro, s'exprimant lors d'un rassemblement massif sur la Plaza del Silencio, à Caracas, avait déclaré : "Ces peuples ont acquis une conscience trop grande de leur destin pour se résigner à nouveau à la soumission et à l'abjection misérable dans laquelle nous avons vécu pendant plus d'un siècle" ».
Diaz-Canel a précisé que le Commandant en chef avait ajouté à la phrase précédente : « Ces peuples d'Amérique savent que leur force interne réside dans l'union et que leur force continentale réside également dans l'union. »
Le Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste cubain a affirmé : « Nous, Cubains, partageons cette conviction. Le sang de nos héros n'a pas été versé en vain. Et si venait le moment de défendre de nos propres vies le sol sacré de la Patrie, nous accomplirions ce devoir comme le plus grand honneur. »
Au « chers amis » qui l'écoutaient, le président a déclaré : « Ni les fanfaronnades au sujet d’une intervention, ni les pressions politiques et économiques, ni les campagnes de désinformation ne suffiront à briser les essences et à faire capituler la dignité latino-américaine et caribéenne, si nous restons unis. »
« Notre force est la force de l'Histoire et des idéaux partagés, et elle repose sur la ferme conviction que la liberté et la souveraineté de chaque peuple sont la liberté et la souveraineté de tous. »
Diaz-Canel Bermudez est revenu sur l'appel lancé par la Casa de las Américas : « Comme le soulignent ses intellectuels, et je cite : "Si quelque chose est clair, et l'impérialisme lui-même nous empêche de l'oublier, c'est qui incarne depuis au moins deux cents ans l'ennemi principal des idéaux de Bolivar et de Marti. Cet ennemi, ce géant aux sept lieues, nous devons le combattre par tous les moyens, sans nous égarer dans des discussions qui facilitent la mission des navires, des avions, des sous-marins et des milliers de soldats qui nous menacent" ».
Le chef de l'État a lancé d’autres appels puissants : Que la voix de nos grands penseurs et l'esprit de Chavez et de Fidel, à l'aube de l'année du centenaire du Commandant en chef, nous guident dans cette lutte commune ; que la solidarité et l'unité inébranlables soient nos boucliers.
« Ce n'est qu'ensemble, unis par l'espoir et l'amour de notre terre, que nous pourrons construire l'avenir que méritent les générations présentes et futures », a souligné le chef de l'État, qui était accompagné par Bruno Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures, et Emilio Lozada Garcia, membre du Comité central et chef de son Département des Relations internationales.
UN PORTAIL DE FRATERNITÉ
En ouvrant la séance de réflexion du Sommet extraordinaire, le président Nicolas Maduro a adressé un salut solidaire, affectueux et chaleureux à tous les peuples membres de l'ALBA-TCP. « Mes salutations solidaires et révolutionnaires », a-t-il déclaré. Il a ensuite ajouté que cette rencontre régionale avait pour but de faire le point sur tout ce qui concerne les plans de coopération permanente et de passer en revue les circonstances mouvementées « que nous connaissons aujourd'hui sur le continent ».
Le dirigeant bolivarien a décrit l'Amérique latine et les Caraïbes comme un territoire en dispute entre les forces du peuple – forces indépendantistes, progressistes et combattantes – et les forces obscurantistes de l'empire étasunien. Il s'agit d'un « bras de fer permanent », a-t-il dit, et l'ALBA était née dans le feu de ce bras de fer.
Maduro a souligné : « Nous allons fêter notre 21e anniversaire en décembre ». Il a rappelé que l'Alliance était née comme une alternative au modèle économique colonial que l'ALCA voulait imposer, ajoutant qu’il y avait même eu des luttes dans les rues dans les années 90 et au début du 21e siècle, et que c’est dans le feu de ces luttes, qu’un projet humaniste propre avait vu le jour : « L'Alternative bolivarienne pour les peuples de Notre Amérique ».
Il a rappelé les fruits de l'ALBA, tels que les processus massifs d'alphabétisation, ou la Mission Miracle, qui a rendu la vue aux paysans et aux ouvriers, ou encore les extraordinaires missions de santé. Notre peuple est profondément reconnaissant, a-t-il dit, pour la mission médicale cubaine qui se trouve parmi les plus humbles.
« Nous sommes une alliance de guerriers et de guerrières pour la paix », a déclaré le président vénézuélien, qui a souligné que l'ALBA a toujours été à l'avant-garde de la solidarité, de l'union, et qu'elle a toujours été à l'avant-garde, aux côtés du peuple palestinien.
Il a fait remarquer que si quelque chose caractérise l'époque que nous traversons, c'est bien la cruauté et la normalisation du crime sous toutes ses formes, comme ces bombardements contre des peuples nobles, désarmés et sans défense, tels que le peuple palestinien.
« L'ALBA est l'alliance des courageux », a déclaré Maduro, qui a salué le fait que cet outil régional apporte de la lumière aux peuples rebelles qui luttent pour leur propre projet.
Il a qualifié les menaces impériales de « frénésie démente de menaces » de la part de ceux qui croient que Monroe peut revenir et que Bolivar ne fera rien. Quelle est notre voie ? a demandé Nicolas Maduro, avant de souligner que la voie réside dans la paix, l'union, dans des modèles économiques, sociaux et culturels propres ; la voie est latino-américaine et caribéenne, a-t-il dit.
L'union est ce qui nous a rendus forts, et l'union est la grande leçon que nous tirons de géants tels que Fidel, Chavez et l'ALBA, à qui personne ne peut enlever ce qu'ils ont vécu et accompli, a-t-il précisé.
D’AUTRES VOIX DE LA RÉGION
D'autres voix se sont jointes au Sommet, comme celle du président de l'État plurinational de Bolivie, Luis Alberto Arce Catacora, qui a affirmé que « nous participons, poussés par le besoin de rendre effective notre solidarité avec le Venezuela », menacé par l'empire.
Le fascisme nous guette et les peuples doivent se préparer à résister et à vaincre, a-t-il déclaré, et d’ajouter que la véritable sécurité de nos peuples ne se résout pas avec des navires de guerre, que ces peuples n'accepteront ni impositions ni menaces, et que la paix ne se militarise pas.
Pour sa part, le président nicaraguayen Daniel Ortega a dénoncé les événements de Gaza et a rappelé que l'empire a toujours agi avec la force de la violence, en lançant des bombes atomiques, comme celles d'Hiroshima et de Nagasaki. Ce qui est incroyable, a-t-il déclaré, c'est la soumission avec laquelle réagit la communauté internationale.
Ralph Gonsalves, Premier ministre de Saint-Vincent-et-les-Grenadines, a parlé d'unité, « d'identifier les moyens d'être plus productifs et d'améliorer la vie de nos nations », et, en référence à l'impérialisme étasunien, il a déclaré qu'« il y aura toujours une menace qui pèse sur nous ». C'est pourquoi, a-t-il souligné, « nous devons travailler ensemble, sur la base de la solidarité, et nous protéger autant que possible dans la pratique ».
UNE DÉCLARATION POUR LA SOUVERAINETÉ DE NOS PEUPLES
À l'unanimité, le Sommet extraordinaire a approuvé une Déclaration finale qui exprime le soutien le plus ferme et le plus absolu au président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, qui fait à nouveau face à une offensive néfaste de persécution politique et judiciaire menée par les États-Unis.
Le texte dénonce également le fait que les accusations infondées, utilisées comme instruments de harcèlement médiatique et diplomatique, font partie de la stratégie de judiciarisation de la politique qui vise à délégitimer les gouvernements souverains et à ouvrir la voie à l'intervention étrangère : « Ces manœuvres constituent non seulement une attaque directe contre l'indépendance du Venezuela, mais aussi une menace contre la stabilité et l'autodétermination de tous les peuples d'Amérique latine et des Caraïbes. »
La déclaration rejette catégoriquement les ordres du gouvernement des États-Unis de déployer des forces militaires sous de faux prétextes ; elle dénonce le fait que le déploiement militaire étasunien dans les eaux des Caraïbes, déguisé en opérations antidrogue, représente une menace pour la paix et la stabilité de la région et constitue une violation flagrante du Droit international et de la Charte des Nations unies, qui consacrent le respect de la souveraineté, l'égalité des États et l'autodétermination des peuples ; et exige la cessation immédiate de toute menace ou action militaire qui porte atteinte à l'intégrité territoriale et à l'indépendance politique des États d'Amérique latine et des Caraïbes.
Le texte dénonce également « les mesures de renforcement extrême du blocus économique, commercial et financier imposé par le gouvernement des États-Unis d'Amérique contre Cuba, qui, en plus d'être contraires au Droit international, causent de graves préjudices au bien-être du peuple cubain ».
La Déclaration, entre autres idées, condamne la politique impérialiste de harcèlement et de déstabilisation ; elle réaffirme le caractère anti-impérialiste et solidaire de l'ALBA-TCP et souligne la décision de défendre la paix, l'unité et la sécurité régionale, exemptes de toute forme d'intervention étrangère.
« En tant qu’avant-garde des peuples libres, nous affirmons que la paix véritable ne peut naître que de la justice sociale, du respect de la souveraineté des nations et de l'autodétermination des peuples. Face aux menaces de guerres et de blocus de la part de l'impérialisme, l'Amérique latine et les Caraïbes réaffirment qu'elles suivront la voie tracée par Bolivar, Marti Chavez et Fidel, et ratifient leur engagement irrévocable à protéger la région afin que nous restions une zone de paix », est-il affirmé dans la Déclaration.
source : https://fr.granma.cu/mundo/2025-08-21/alba-tcp-un-bouclier-pour-la-paix-et-la-souverainete-de-notre-amerique
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