/image%2F1031403%2F20250719%2Fob_895ae7_20250711-palestina.jpg)
Soit l'État portugais continue d'avoir les mains tachées de sang, soit il reconnaît l'État de Palestine
11 juillet 2025, Assemblée de la République
Paulo Raimundo à l'Assemblée de la République
Le peuple palestinien a besoin de tout sauf d'hypocrisie, car sa vie est complexe
Monsieur le Président,
Permettez-moi de saluer la présence de Madame l'Ambassadrice de Palestine qui suit notre débat depuis les tribunes.
Depuis 2011, le PCP présente ici des projets pour la reconnaissance de l'État palestinien, conformément aux résolutions de l'ONU.
Une décision inévitable qui a été successivement rejetée sur la base de deux sophismes fondamentaux :
Le premier est que la reconnaissance de l'État palestinien doit dépendre de l'Union européenne.
Cette même Union européenne hypocrite qui, face au génocide en cours en Palestine, reste silencieuse face au régime israélien et maintient l'accord d'association en vigueur même si, comme cela a été démontré, Israël viole systématiquement les droits de l'homme.
Mais il convient de souligner le nombre important de pays de cette Union européenne qui, dans l'exercice de leur souveraineté, ont déjà décidé de reconnaître l'État de Palestine.
Des décisions qui embarrassent le gouvernement portugais qui s'obstine à laisser le Portugal sur la liste honteuse des quelques pays qui, aux Nations unies, ne reconnaissent pas l'État palestinien.
La deuxième erreur est de penser que la reconnaissance d'un État doit être conditionnée par les choix, les orientations et les décisions de l'État qui le reconnaît.
En d'autres termes, le Portugal admet reconnaître l'État palestinien à condition de déterminer comment il s'organise et qui le dirige.
Il s'agit là d'une confusion manifeste entre reconnaissance, ingérence et colonialisme.
De la même manière que seul le peuple portugais devrait avoir le droit de définir sa voie, c'est au peuple palestinien qu'il appartient de décider comment il s'organise et qui sont ses représentants légitimes.
L'Assemblée de la République a l'obligation de respecter les principes constitutionnels et de défendre les principes de la Charte des Nations unies et du droit international, ce qui impose au gouvernement d'intervenir auprès des institutions dont il fait partie afin de mettre un terme aux prétentions d'Israël qui vise non seulement à empêcher la création de l'État palestinien, mais aussi à expulser ouvertement la population palestinienne de sa terre.
La reconnaissance de l'État palestinien par le Portugal ne résout pas à elle seule la situation dramatique que nous vivons, mais elle constitue un signal politique très important contre le génocide que le régime israélien est en train de mener, avec des dizaines et des dizaines de milliers de morts, dont des milliers d'enfants.
Nous sommes arrivés à un moment où il n'y a plus de place pour les manœuvres.
Soit le gouvernement portugais continue à avoir les mains tachées de sang, complice du mépris brutal des droits humains et du droit international par Israël et de sa politique criminelle d'agression, d'occupation et de colonisation avec le soutien politique et militaire des États-Unis et de l'Union européenne, soit il envoie un signal politique fort en reconnaissant l'État palestinien.
C'est la seule et unique option qui s'offre à nous aujourd'hui.
source : https://www.pcp.pt/ou-estado-portugues-continua-com-maos-manchadas-de-sangue-ou-reconhece-estado-da-palestina
/image%2F1031403%2F20180510%2Fob_e8c081_movimiento-comunista-internacional-1.jpg)