Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Parti communiste syrien, discours d'adieu du camarade Khaled Bakdash à son père, le camarade Ammar Bakdash
25/07/2025, 12h36

 

Camarades, amis, distingués invités,

Aujourd'hui, nous disons adieu au combattant communiste révolutionnaire national, secrétaire général de notre Parti communiste syrien, le camarade Dr Ammar Bakdash.

Mon père a été élevé dans une famille communiste nationale. Il était le fils du leader des communistes syriens, le camarade Khaled Bakdash, et du militant Wissal Farha Bakdash. Dès son enfance, il a été élevé dans les valeurs de défense des pauvres et des opprimés, convaincu que la solution aux tragédies de l'humanité et l'instauration d'une société de justice sociale, de coopération et de fraternité ne peuvent passer que par la propriété collective des moyens de production sous la domination du prolétariat. Il considérait le marxisme-léninisme non seulement comme une idéologie à mémoriser, mais comme une pratique quotidienne qui guidait sur le droit chemin. Il était une source d'inspiration pour tous ceux qui le connaissaient, possédant un savoir encyclopédique, ne se lassant jamais de répondre aux questions de ses camarades sur la pensée, l'économie, l'histoire, la politique, la littérature, la poésie, la résistance et la vie elle-même.

Mon père se distinguait par son courage et son audace dans ses positions nationales, de classe et internationalistes. Il a toujours insisté sur le fait que l'avenir de l'humanité, y compris la libération nationale, repose entre les mains des masses laborieuses, qui n'ont rien à perdre si ce n'est leurs chaînes. Il était convaincu que la victoire appartiendrait à ceux qui placent leur espoir en ces masses et luttent sous leur bannière, celle de la libération nationale et de la justice sociale à la fois.

Il a porté les préoccupations de sa patrie dans son cœur jusqu'au dernier moment, et la Syrie est restée dans son cœur et sa conscience. Damas n'a jamais quitté sa mémoire. Il y aspirait, aussi loin qu'il fût, et rêvait d'y retourner, libre, fier et fier. Aujourd'hui, il est parti, loin d'elle, mais je suis certain qu'il y restera présent, présent dans chaque recoin de la Damas qu'il aimait, et qu'il restera vivant dans nos cœurs et nos esprits aussi longtemps que nous vivrons.

Il a été profondément peiné par les événements dont notre patrie a été témoin suite à l'attaque brutale de ses ennemis. Il a clairement vu que ce régime tyrannique et obscur était dépourvu de tout caractère nationaliste ; c'était un agent de l'impérialisme et des régimes réactionnaires, inféodé à Israël et hostile au peuple dans tous les aspects de sa politique intérieure. Il a toujours soutenu que la bonne voie pour notre patrie était la lutte pour la liberté, la souveraineté nationale complète et l'unité du territoire national, par l'instauration d'un gouvernement national démocratique, antithèse radicale du régime tyrannique et bureaucratique. Ses derniers mots résonnent encore dans mes oreilles :

« Nous tenons fermement les braises ardentes… et nous ne nous égarerons pas, quelle que soit l’intensité de l’obscurité.»

Camarades,

En ce moment, même si je ne suis pas physiquement avec vous, je sais que vous êtes ma famille et la sienne, et que votre amour, alors que vous lui faites vos adieux dans son dernier exil à Athènes, est le baume qui apaise la douleur de la séparation. Aujourd’hui, je ne peux qu’exprimer ma profonde gratitude et ma reconnaissance aux camarades du Parti communiste grec et à sa direction révolutionnaire militante, qui ont été son plus grand soutien et son refuge. Ils l’ont soutenu dès son arrivée à Athènes, l’ont accompagné jusqu’à son départ et ont présidé ses funérailles, qui resteront une source de confiance jusqu’à ce que ce nuage sombre se dissipe du ciel de notre pays.

Mon père… mon modèle, mon mentor et mon ami proche…

Aujourd’hui, je t’ai perdu, mon père, et toute une nation a perdu un grand combattant, un libre penseur et un grand être humain. Mais je vous promets, devant cette honorable assemblée, de rester fidèle à votre volonté et aux principes pour lesquels j'ai vécu. Nous resterons fidèles au chemin que vous avez parcouru – le chemin de la liberté, de la dignité et du socialisme – jusqu'à ce que notre patrie balaie les souillures des colonisateurs et tous leurs outils, et revienne libre, souveraine et unie.

Repose en paix, Abou Khaled…

Votre parti subsiste… et vos camarades continuent sur vos traces…

Ce que vous avez semé vivra en nous, et votre chemin restera un phare à suivre jusqu'à ce que la liberté et la justice soient instaurées dans notre chère patrie.

Comité central du Parti communiste syrien

Khaled Bakdash

source : http://solidnet.org/article/Syrian-CP--00007/

Tag(s) : #Syrie, #Communiste

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :