Édité par María Candela
2025-07-25 18:50:37
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Par: Maritza Gutiérrez
L’annonce récente de la Directrice générale de l’UNESCO, Audrey Azoulay, concernant le retrait des États-Unis de cette organisation, était, au-delà d’être regrettable, tout à fait prévisible dans le contexte géopolitique actuel marqué par des manœuvres de chantage contre les organisations multilatérales et les pays que Washington déteste.
Dans sa déclaration, Azoulay a souligné que cette décision contrevient aux principes du multilatéralisme, pilier fondamental pour relever les défis mondiaux contemporains tels que la paix, le développement et l’inclusion.
Depuis 2017, année où le président Donald Trump a annoncé le premier retrait des États-Unis, des signes d’un recours constant de l’administration à des politiques unilatérales privilégiant une approche nationaliste sont apparus.
La justification de Washington pour ce retrait, invoquant son hostilité envers Israël, reflète, à tout le moins, une incompréhension de la mission de l’UNESCO : favoriser la collaboration internationale dans les domaines de l’éducation, de la science et de la culture afin de construire un avenir plus durable et plus équitable.
Cette logique restrictive non seulement affaiblit l’UNESCO mais démontre également un mépris pour cette institution des Nations Unies, affaiblissant le dialogue entre les nations nécessaire pour aborder des problèmes qui transcendent les frontières.
Malgré ce nouveau coup dur, Azoulay a souligné les mesures prises par l'organisation, notamment les réformes structurelles et la diversification des sources de financement, qui atténuent les conséquences de la réduction des contributions américaines, qui s'élèvent à peine à 8 %.
Cette démarche proactive de l'organisation mérite d'être saluée ; elle ne doit cependant pas occulter les dommages causés par l'absence d'un pays qui, par le passé, a apporté des contributions significatives à l'échelle mondiale.
En réalité, le slogan « America First » de Trump contraste avec la vocation inclusive de l'UNESCO.
En affirmant que l'organisation accueille toutes les nations, y compris la Palestine, Azoulay souligne l'importance d'une approche collective face à des défis tels que la biodiversité et la culture, domaines où la collaboration est cruciale.
Son soutien à des projets récents en faveur de la paix et du développement témoigne de la manière dont l'UNESCO s'efforce de générer un impact positif à l'échelle mondiale, indépendamment des décisions unilatérales.
Le retrait des États-Unis constitue sans aucun doute un revers pour le multilatéralisme et la coopération internationale. Cependant, l'UNESCO, sous la direction d'Audrey Azoulay, semble prête à relever ce défi.
La communauté internationale doit unir ses efforts pour réaffirmer la valeur du multilatéralisme et œuvrer pour un avenir où tous les pays, y compris les États-Unis, pourront contribuer au bien commun et à la prospérité mondiale.
C'est la seule façon de garantir que le dialogue et la coopération ne soient pas de simples slogans, mais des réalités tangibles dans un monde de plus en plus interdépendant.
source : https://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/388038-etats-unis-contre-unesco-un-revers-pour-le-multilateralisme
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