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Le mouvement syndical uruguayen réaffirme la défense de ses droits
Montevideo, 27 juin (Prensa Latina) Le mouvement syndical uruguayen a réaffirmé aujourd'hui qu'il continuerait à défendre les droits des travailleurs, qu'il considère comme violés par les politiques du gouvernement du président Luis Lacalle Pou.
27 juin 2024 | 11:24 am
C'est la détermination exprimée dans l'acte appelé par la centrale PIT-CNT pour accompagner la grève partielle tenue aujourd'hui en commémoration du 51e anniversaire de la grève générale qui a fait face au coup d'État civil-militaire du 27 juin 1973.
Sur la place de la grève générale de la capitale, le secrétaire général du syndicat des constructeurs (Sunca), Daniel Diverio, a rendu hommage à ceux qui ont résisté au coup d'État, qu'il a qualifié de fasciste, depuis les quartiers et les lieux de travail.
C'est le même adjectif qu'il a utilisé en parlant des promoteurs de la tentative de coup d'État de la veille en Bolivie.
Il a estimé qu'il s'agissait d'une agression "contre tous les peuples" du continent.
Diverio a critiqué la gestion du gouvernement qui, a-t-il dénoncé, profite au capital en lui offrant une main-d'œuvre bon marché.
Dans cette optique, a-t-il dit, le travail est précarisé et les conflits sociaux et du travail sont réprimés.
Il a mentionné la récente attaque, même avec des balles en caoutchouc, contre des travailleurs de la pêche en grève depuis des mois.
Il a également évoqué la réponse de la police aux manifestations légitimes des étudiants.
Il a déclaré que les syndicats soutiendraient les mobilisations et les luttes des travailleurs de la canne à sucre, qui "reçoivent des salaires de misère".
La précarité de la santé touche les personnes les plus démunies, c'est pourquoi il est nécessaire de renforcer le système de santé publique, a-t-il ajouté.
Le dirigeant syndical a critiqué la politique de logement du gouvernement. Selon lui, le relogement des populations pauvres ne s'accompagne pas de la construction d'écoles et d'autres services de base.
Il a souligné le rythme auquel les tours d'habitation sont construites dans la capitale, à Maldonado et ailleurs, où 60 % des appartements vendus sont vides.
Blanchiment d'argent ou spéculation, a-t-il demandé.
Daniel Diverio a appelé à la défense des entreprises publiques et a soutenu à cet égard la décision d'arrêter un projet de travaux sanitaires qui pourrait conduire à la privatisation du service de l'eau à la population.
A la fin de son intervention devant des centaines de travailleurs syndiqués, il a réitéré la conviction du PIT-CNT que le 27 octobre aura lieu un plébiscite sur la réforme de la sécurité sociale.
Et ce, malgré les désaccords exprimés par les partis gouvernementaux et même certains secteurs du Frente Amplio.
Quiconque veut gouverner en 2025 doit tenir compte de l'opinion des travailleurs, a-t-il déclaré.
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source : https://www.prensa-latina.cu/2024/06/27/movimiento-sindical-uruguayo-reafirma-defensa-de-sus-derechos/
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