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Être communiste, c’est ne jamais déserter l’espoir et le volontarisme, être toujours sur le pont pour travailler avec lucidité et générosité auprès de la population pour des jours meilleurs, des jours heureux.
Les communistes finistériens ont fait une belle campagne des européennes. Elle fut conduite avec brio et détermination par notre jeune candidat finistérien, Taran Marec, plus jeune élu du Conseil municipal de Brest, délégué à la langue bretonne et responsable des Jeunesses communistes, mais aussi par Amar Bellal qui est venu à trois reprises dans le Finistère, et par le médecin costarmoricain Christian Brice, présent pour le magnifique meeting avec Léon Deffontaines et Fabien Roussel qui a réuni 450 personnes à Quimper.
De belles réunions publiques ont été organisées sur la pêche dans le Pays Bigouden, sur l’écologie.
430 soutiens citoyens et appels publics à voter pour notre liste ont été réunis sur le Finistère, dont 50 élu·e·s. Plusieurs sections ont fait une campagne de haute intensité, comme à Crozon-Châteaulin, Quimper, ou dans le Pays Bigouden…, souvent avec des thématiques locales comme le logement, la pêche, ou avec des argumentaires contre le RN.
À l’arrivée, forcément, compte tenu de nos efforts collectifs et des très belles prestations de Léon dans les médias, le résultat déçoit beaucoup. Ne nous en cachons pas…
Mais, avec dans le Finistère 2,65 % des suffrages exprimés et 10 400 voix, la liste de Léon Deffontaines gagne 2 402 voix par rapport à la liste de Ian Brossat en 2019. Si nos scores sont stables et inférieurs à nos espérances dans les villes, y compris celles où nous sommes présents dans les exécutifs avec de nombreux élus et des adjoints ou vice-présidents d’agglo – comme à Brest (2,3 %), Morlaix (3,6 %), Rosporden (4,62 %), Le Relecq Kerhuon (3,15 %), Plouigneau (4,26 %) – ils progressent dans la majorité des communes et notamment dans beaucoup de communes rurales où il y a eu un véritable effet de la campagne de Fabien Roussel en 2022, et où notre nombre de voix est parfois multiplié par deux, trois, ou quatre par rapport à 2019. Nous arrivons à + 4 % ou + 5 % dans plusieurs communes du Centre-Finistère, du Trégor, du Pays Bigouden.
Nous n’avons pas malheureusement dérogé cette fois à la règle nationale avec un Rassemblement national qui obtient un score inédit de 25 %. Néanmoins, le score global du bloc de gauche dans le Finistère, de plus de 36,5 %, est supérieur à celui de l’extrême droite (29 %) et à celui de la droite (24 %). Ce qui peut permettre objectivement de gagner plusieurs sièges de députés dans les 8 circonscriptions finistériennes dans le cadre du Front populaire, rassemblement dont nous nous félicitons, même si, dans ses modalités pratiques, à l’issue de négociations compliquées au niveau national, il n’aboutit pas forcément au choix des meilleurs candidats locaux pour gagner.
Qu’importe, les communistes finistériens s’engageront résolument dans toutes les campagnes derrière les candidats communs du Front populaire. L’enjeu est trop fort ! Des manifs contre l’extrême droite et pour les valeurs de la République, la fraternité et l’égalité, rassemblant plusieurs milliers de personnes dans le Finistère (près de 8 000 à Brest) sont là pour nous le rappeler.
Nous nous réjouissons particulièrement d’avoir la possibilité de travailler à la victoire de notre candidate dans la 5e circonscription (Landerneau-Landivisiau), Gladys Grelaud, militante féministe, conseillère régionale communiste et dirigeante nationale du Parti, avec son suppléant, Laurent Péron, maire socialiste du Relecq-Kerhuon.
La campagne législative de Gladys, lancée samedi 15 juin à Landerneau dans une réunion qui a réuni 150 personnes, suscite déjà énormément d’enthousiasme et d’envies citoyennes de s’y engager. Gladys rassemble toute la gauche sur la 5e circonscription et peut la reprendre à la droite macroniste. Ce serait dans ce cas la première députée communiste finistérienne depuis 1958 (le dernier étant Alphonse Penven dans la circonscription de Huelgoat entre 1956 et 1958) et la deuxième femme communiste députée dans le Finistère, après Marie Lambert qui fut déjà députée de la circonscription de Landerneau entre 1948 et 1951, 4 ans après l’obtention du droit de vote des femmes ; cette même Marie Lambert, née Marie-Yvonne Perrot, résistante, qui, devenue envoyée spéciale de l’Humanité en Algérie, parla pour la première fois de guerre en Algérie le 3 novembre 1954.
On y croit, et on y va tous à fond jusqu’au 30 juin et 7 juillet ! µ
Ismaël Dupont
secrétaire départemental du PCF Finistère,
membre du CN
Article publié dans CommunisteS, n°1001, 19 juin 2024.
source : https://www.pcf.fr/apr_s_la_d_ception_du_9_juin_toutes_et_tous_mobilis_e_s_pour_des_victoires_du_nouveau_front_populaire_dans_le_finist_re
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