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Assurément, paraphraser l'écrivain Augusto Monterroso vient à point nommé pour  parler de ce phénomène archaïque et cruel qui, jour après jour, harcèle l'Île : chaque fois que Cuba s’éveille, le blocus est toujours là.

Auteur: Yeilén Delgado Calvo | internet@granma.cu

9 novembre 2022 09:11:29


Malgré une nouvelle victoire historique de Cuba aux Nations unies, pour la 30e fois, le gouvernement des États-Unis se moque éperdument du fait que le monde entier rejette le blocus à une écrasante majorité.
Mais ce pan de l'histoire des États-Unis contre la Révolution cubaine n’est pas, loin de là, le conte le plus court du monde. Au contraire, c'est une saga de bassesses morales d'un pays très puissant, qui n'a d'autres arguments contre son petit voisin que celui des dangers d'un ordre social différent dans un monde impitoyable, dont l’infamie rapporte des profits incroyables à quelques-uns.
Bien sûr, Cuba a une position géographique privilégiée et un potentiel considérable pour le tourisme et d'autres activités commerciales, mais les impérialistes peuvent s'en passer. Ce avec quoi ils ne supportent pas de coexister, c'est avec l'exemple et la possibilité d'une autre façon de distribuer les richesses, basée sur des valeurs différentes, et, de plus, sans plier la nuque face au pouvoir de l'argent.
Le prix payé pour cette noblesse cubaine, c’est le blocus économique, commercial et financier, un véritable dinosaure qui étouffe le peuple cubain à la manière des  vieux sièges médiévaux.
Il s’agit d’élever une muraille autour de l'Île et de faire en sorte que ce qui est essentiel à la subsistance n’y entre pas. Rendre par la faim et le désespoir est une méthode ancienne et brutale, qui s’applique ouvertement et injustement contre Cuba, au milieu d'un siècle de modernité et de prétendue hauteur diplomatique.
Peu importe au gouvernement des États-Unis que, année après année, le monde entier condamne le blocus à une majorité écrasante. Ils persistent dans leur volonté de voler jusqu’à l'air du pays qui lui a infligé la première défaite sur le sol latino-américain [Playa Giron].
L'autodétermination coûte cher. Refuser l'oxygène médical et les ventilateurs pulmonaires au milieu d'une pandémie dépasse toutes les échelles de l'inhumanité.
Le plus terrible de ce blocus, c'est que sa muraille est invisible, et qu’ils parient sur cette invisibilité. Il est difficile, dans les circonstances de crise énergétique et économique que traverse actuellement le pays, de suivre la ligne de démarcation entre la dureté de la vie quotidienne et les actions du blocus, qui interdisent les transactions, entravent les ventes, refusent les services... y compris en dehors du territoire étasunien.
Et néanmoins, en dépit du blocus, Cuba résiste dans la dignité et la justesse de sa cause, à la recherche d’alternatives, en combattant les inefficacités internes, en persévérant sur une voie qui ne dépendra jamais de la volonté d'un agent étranger. Elle revendique qu’on la laisse en paix, non par impassibilité, mais par la plus farouche conviction d'aller de l'avant.
Le harcèlement s'est heurté à de formidables obstacles : la force du peuple cubain, la capacité du projet révolutionnaire à se faire et à se refaire, la communion avec les leaders, la beauté d'un esprit national qui a beaucoup en lui de mambi et de rebelle.
Il est vrai que chaque matin le blocus se lève inchangé, mais chaque matin le soleil se lève aussi et la Patrie est là, fière.

 

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-11-09/la-patrie-est-ici

Tag(s) : #Cuba

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