Le 6 juillet, un procureur bolivien « aux ordres » a officiellement et formellement accusé de « terrorisme » et « financement du terrorisme » l’ex-président Evo Morales, réfugié en Argentine depuis le coup d’Etat qui l’a renversé en novembre 2019. L’ordre de détention n’a évidemment aucune chance d’être suivi d’effet, le gouvernement argentin d’Alberto Fernández (centre-gauche) se refusant à reconnaître Janine Añez, la présidente autoproclamée. Toutefois, cette offensive pseudo-judiciaire s’inscrit dans le cadre des manœuvres destinées à empêcher la victoire possible, sinon probable, du Mouvement vers le socialisme (MAS) lors de la nouvelle élection présidentielle prévue le 6 septembre prochain. Une répression tous azimuts s’abat sur les militants et dirigeants de ce parti, répression dont sont le symbole sept ex-ministres et hauts fonctionnaires réfugiés dans l’ambassade du Mexique, où ils ont obtenu l’asile politique. En refusant depuis huit mois de leur laisser quitter le pays, au mépris du droit international, le pouvoir illégitime les maintient de fait prisonniers.
A lire sur le site de Mémoire des Luttes :