
Les Palestiniens applaudissent le rapport de l'ONU contre les punitions collectives
Ramallah, 16 juillet (Prensa Latina) Les groupes palestiniens ont applaudi aujourd'hui un rapport du rapporteur des Nations unies pour les droits de l'homme, Michael Link, qui condamne les méthodes de punition collective utilisées par Israël et appelle à l'intervention de la communauté internationale.
Selon l'agence Wafa, plusieurs groupes de la société civile ont apprécié les considérations émises par cet observateur de l'ONU dans les territoires occupés par le gouvernement sioniste.
La punition collective, qui figure en bonne place dans la boîte à outils de Tel-Aviv, est interdite par le droit international, et puisque la torture n'est pas autorisée, Link a insisté dans son analyse des conditions de ce peuple à l'intérieur des frontières de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, presque inhabitable.
Parmi les recommandations du rapporteur figure la nécessité de mettre un terme aux mesures qui équivalent à une punition collective, notamment la fermeture de Gaza, les restrictions à la liberté de circulation dans les sites usurpés en 1967, la démolition des maisons appartenant au peuple arabe et les retards dans la restitution des corps.
En plus de ces demandes, Link appelle la communauté internationale à appliquer des sanctions contre le gouvernement israélien, s'il poursuit de telles politiques.
Au milieu d'une deuxième vague de la pandémie Covid-19, qui a infecté plus de 7 000 personnes en Cisjordanie et dans l'étroite enclave côtière méditerranéenne, les Palestiniens sont maintenant confrontés à la menace du plan annexionniste promu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu.
Un tel programme, conforme à l'accord dit "du siècle" présenté en janvier par le président américain Donald Trump, est toujours à l'ordre du jour du chef du Likoud, qui avait promis de "mettre la machine expansionniste en marche" le 1er juillet.
Les représentants du gouvernement ont ensuite expliqué que Nétanyahou attend des consultations avec les États-Unis et une déclaration de Trump sur la question.
Selon l'accord controversé du siècle, les Palestiniens auraient le droit à une autonomie limitée au sein d'une patrie discontinue, une sorte d'île entourée de colonies juives, ce qui rendrait impossible la formation de l'État (prétendu) indépendant, qui a l'aval de l'ONU.
De même, elle laisse entre les mains de Tel-Aviv la vallée du Jourdain tant convoitée et déclare Jérusalem, revendiquée par les deux parties, capitale indivisible d'Israël.
Cette proposition ouvre la voie à l'annexion de jusqu'à 30 % de la Cisjordanie.
L'Autorité palestinienne a rejeté catégoriquement les deux projets et a averti qu'une troisième intifada pourrait être déclenchée en réponse populaire (les précédentes ont eu lieu en 1987 et 2000).
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