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Par: Guillermo Alvarado


Le plus récent débat entre les 20 pré-candidats à la présidence des États-Unis du Parti Démocrate, symbolisé par la figure d’un âne a mis au grand jour les brèches profondes existant entre les tendances progressistes, modérés et conservatrices au sein de cette formation politique.

Il s’agit de différences qui, au moins pour le moment, semblent insurmontables et qui pourraient se refléter sur le choix des électeurs en faveur de leurs adversaires du parti Républicain, représenté par un éléphant et dans lequel sauf des tentatives timides de dissidence, la majorité semble serrer les rangs autour de la réélection du polémique Donald Trump.

Peu de fois, une campagne électorale avait éveillé tant de passion alors qu’il manque beaucoup de temps pour le rendez-vous aux urnes qui aura lieu en novembre 2020, c’est-à-dire, dans 15 mois.

Le grand nombre de pré-candidats dans les rangs des ânes les a obligés à diviser le débat en deux jours : mardi et mercredi derniers mais le ton a été similaire dans les désaccords.

Au cours de la première journée, les cibles des attaques ont été les pré-candidats les plus progressistes, les sénateurs Elizabeth Warren et Bernie Sanders, que l’on a accusés de conduire trop à gauche le parti ce qui mettrait en danger les voix du fort secteur conservateur.

Avec plus ou moins de différences, les deux sont partisans de créer un système de santé universel, sans la participation des compagnies d’assurance privées, de l’arrêt de la persécution des migrants sans papiers et de l’annulation des dettes universitaires.

Sanders s’est également prononcé pour l’élimination des lobbies pétroliers, pharmaceutiques et d’armements. Plusieurs de leurs collègues qui ont participé au débat les ont qualifiés d’extrémistes et de faire le jeu des républicains.

Mercredi, le spectacle a eu peu de variations, sauf que les attaques ont pris pour cible l’ex-vice-président Joe Biden qu’ils ont critiqué pour son rôle dans les expulsions massives d’immigrants sous l’administration de Barack Obama.

Joe Biden a répondu en qualifiant de trop souples les propositions de certains de ses rivaux dont le seul pré-candidat d’origine latino-américaine, Julian Castro, qui propose la dépénalisation du délit consistant à traverser la frontière sans papiers.


 


 

L’ancien vice-président marche à la tête des intentions de vote du Parti Démocrate avec 30 %, suivi d’ Elízabeth Warren et de Bernie Sanders, qui ont environ 15 % chacun.

Le seul thème dans lequel tous les pré-candidats sont d’accord est la critique contre Trump qu’ils ont qualifié de raciste. Il ne s'agit pas seulement de sortir l’actuel président de la Maison-Blanche, ont dit plusieurs pré-candidats mais de rétablir l’autorité morale et le prestige des États-Unis.

Il faudra maintenant attendre les prochains débats pour savoir si le nombre de pré-candidats se réduira progressivement avant le début des élections primaires dans six mois.

Ce qui est sûr c’est que si les démocrates, ne réussissent pas à trouver un candidat à même de rassembler les trois secteurs dans lesquels est divisé ce parti, le sourire se maintiendra chez les républicains qui pourraient s’acheminer vers un nouveau mandat de quatre ans, pour le malheur de presque toute la planète.

Edité par Reynaldo Henquen
 

source :  http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/197897-democrates-versus-republicains

Tag(s) : #USA

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