
Evo Morales : L'Unasur a été vitale pour l'intégration régionale sans intervention extérieure.
Caracas, 23 mars. AVN
Le président de la Bolivie, Evo Morales, a souligné samedi l'importance de l'Union des nations sud-américaines (Unasur) pour l'intégration dans la région sans ingérence de puissances étrangères et promouvoir le respect de la souveraineté de leurs peuples, par opposition au bloc proposé par les gouvernements de droite de la région par la figure du Prosur (Forum for Progress and Development of Latin America) aligné sur les intérêts du Gouvernement des États-Unis (États-Unis).
"L'intégration est vitale pour le développement et le bien-être des peuples. Toutefois, elle doit être fondée sur le respect de l'égalité souveraine, l'autodétermination et la non-ingérence. L'Unasur a un héritage historique qui a été très important pour résoudre les problèmes sans interférence", a déclaré le président bolivien dans son compte Twitter.
Dans un autre message, M. Morales a souligné que la création de l'Unasur n'était pas improvisée et n'avait pas de présence hégémonique étrangère, comme dans le cas de Prosur, intégré par les gouvernements de la Colombie, du Brésil, de l'Équateur, de l'Argentine, du Paraguay, du Chili et du Pérou, qui forment également le Groupe dit de Lima, auquel se sont associés les États-Unis, le Canada et l'Union européenne.
L'organisation proposée par le Président de la Colombie, Iván Duque, et du Chili, Sebastián Piñera, a pour principal objectif de remplacer l'actuelle Union des nations sud-américaines (Unasur).
"L'Amérique du Sud a été un pionnier dans la recherche de l'intégration. L'Unasur revient à Cusco en 2004, suivi de réunions à Brasilia, Cochabamba, Margarita, qui ont abouti à son traité constitutif. Ce n'était pas un établissement improvisé, ni nourri par une tendance hégémonique", explique Evo Morales.
L'Unasur est entré en vigueur le 11 mars 2011 et s'est étendu à l'Argentine, la Bolivie, le Brésil, le Chili, la Colombie, l'Équateur, le Guyana, le Paraguay, le Pérou, le Suriname, l'Uruguay et le Venezuela.
/image%2F1031403%2F20180510%2Fob_e8c081_movimiento-comunista-internacional-1.jpg)