
Caracas, 05 févr. AVN
Le président de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolás Maduro, a affirmé que le peuple vénézuélien, dans une union civilo-militaire, est prêt non seulement à défendre l'intégrité territoriale, mais aussi à combattre les "menaces illégales" qui menacent le droit international.
Dans une interview accordée à Russia Today (RT), il a souligné qu'un scénario de guerre promu par le gouvernement des Etats-Unis n'aurait pas sa place au Venezuela, mais que cela ne signifie pas qu'ils abandonneront la formation technique et professionnelle de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) face à une situation imprévue.
"Il n'y aura pas de guerre ou d'intervention militaire au Venezuela, mais cela ne veut pas dire que nous ne nous préparons pas à défendre notre terre. Nous nous préparons également à faire échec aux menaces illégales contre le droit international, aux menaces d'invasion par les États-Unis ", a-t-il dit.
En référence à la décision du gouvernement espagnol, présidé par Pedro Sánchez, de respecter le plan de coup d'État en cours d'élaboration au Venezuela, il a fait remarquer qu'il commet une erreur similaire à celle de l'ancien président espagnol José María Aznar, qui s'est " taché les mains de sang " en appuyant la guerre en Irak.
"Je prie Dieu que notre pays ne parvienne pas à une invasion, ni à un état de résistance armée du peuple contre une invasion américaine parce que, si c'était le cas, les mains de Pedro Sánchez seraient remplies de sang pour toujours, a-t-il dit.
Dans ce sens, le chef de l'Etat a qualifié d'"erreur politique et diplomatique" par certains gouvernements de l'Union européenne (UE) la décision d'accorder un délai au gouvernement national pour la convocation de nouvelles élections présidentielles, ainsi que la menace de la reconnaissance du député de l'Assemblée nationale (AN) au mépris de Juan Guaidó comme "président en charge".
"Ils ont fait un faux pas. Les relations internationales au XXIe siècle ne peuvent pas fonctionner avec des ultimatums, qui violent le droit international, c'est une erreur diplomatique, politique et morale qui laisse les gouvernements qui ont reconnu quelque chose qui n'existe pas très mal, a-t-il dit.
Il a affirmé que le seul gouvernement qui existe au Venezuela est celui qu'il préside, dont la légitimité a été accordée par 6 millions 248 864 électeurs lors des élections du 20 mai 2018. En ce sens, il a dénoncé que "tout ce qui est tenté d'imposer est un coup d'Etat", c'est pourquoi il a qualifié la position adoptée par certains gouvernements européens de "clownesque".
"Il est honteux de voir comment certains gouvernements européens se retrouvent dans la queue d'une politique aventureuse et extrémiste imposée par Washington. À la Maison-Blanche, des mécanismes de pression diplomatique ont été exercés pour imposer une politique condamnée à l'échec à leurs gouvernements satellites latino-américains et européens", a-t-il dit.
Entre-temps, il a indiqué que le soi-disant Groupe de Lima est subordonné aux ordres du gouvernement américain et cause de graves dommages à l'intégration de l'Amérique latine et des Caraïbes.
Photo : @PresidencialVen
source: http://www.avn.info.ve/contenido/presidente-maduro-nos-preparamos-para-derrotar-amenazas-contrarias-al-derecho-internaciona
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