
La Bolivie rejette la politisation de l'ONU au Conseil de sécurité
Nations unies, 10 septembre (PL) Le représentant permanent de la Bolivie auprès des Nations unies, Sacha Llorenti, a rejeté aujourd'hui la politisation et l'instrumentalisation de certaines questions au Conseil de sécurité, telles que le débat sur la corruption.
L'ambassadeur a rappelé qu'il existe des mécanismes et des organisations internationales dédiés à la surveillance de cette question, et que le Conseil ne devrait pas leur enlever leur autorité ou prendre des pouvoirs qui ne lui correspondent pas, par exemple en qualifiant certains États membres de corrompus.
Les discussions de cet organe de 15 membres ne doivent pas porter atteinte à l'indépendance et à la souveraineté des pays sous l'instrumentalisation des débats ; ces réunions ne doivent pas servir de prétexte pour miner la légitimité des gouvernements démocratiques, a-t-il dit.
Le Conseil de sécurité doit respecter la souveraineté des États et appuyer le règlement pacifique des différends, plutôt que de les attiser, a souligné le diplomate bolivien.
Il a également souligné que l'ONU devrait coopérer à la création et à la mise en place d'institutions pour garantir l'état de droit et lutter contre la corruption.
En Bolivie, le Président Evo Morales a décidé de renoncer au secret bancaire au nom d'une plus grande transparence et a également évoqué les initiatives anticorruption développées dans le cadre d'organisations telles que la Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (Celac) et l'Union des nations sud-américaines (Unasur).
Un engagement politique fort est nécessaire pour lutter contre la corruption, et des mesures doivent être prises pour surveiller les sociétés transnationales qui sapent la souveraineté des nations, pillent les ressources naturelles et se livrent au blanchiment d'argent, a dit M. Llorenti.
Dans ce même débat du Conseil de sécurité, le représentant permanent des États-Unis auprès de l'ONU, Nikki Haley, a attaqué verbalement le Venezuela et l'Iran, et décrit leurs gouvernements comme corrompus.
Dans cette allégation, il justifie l'imposition de sanctions et de mesures coercitives contre Caracas et Téhéran, dont les conséquences affectent grandement la population civile.
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