
Montreuil, le 14 novembre 2016
Une rencontre de travail s’est tenue le 11 octobre 2016 entre la direction de la Fédération de la Métallurgie CGT représentée par Frédéric SANCHEZ et le Secrétariat National de l’ARAC représenté par Patrick STAAT.
Fortes de leurs combats pour la Paix, la solidarité, l’amitié avec les peuples du monde, fortes de leurs actions pour le progrès social et le respect des valeurs de la République, fortes de l’expérience de chacune sur les enjeux de formation, de réinsertion des salariés, des anciens combattants, des OPEX. La CGT métallurgie et l’ARAC ont décidé d’unir leurs efforts pour s’opposer aux projets du gouvernement et de l’ONAC sur le démantèlement organisé dans les établissements de santé et des 9 établissements de formation et de réinsertion.
Il est observé une dynamique de protestations, d’actions dans le pays contre les attaques concertées du patronat et gouvernement concernant l’ensemble du contrat social, la protection sociale, les dispositifs d’accueil, de réinsertion de l’Office national des ACVG placés sous tutelle du Ministère de la Défense.
Il convient de donner de l’ampleur aux mobilisations au regard de l’enjeu pour l’ensemble du monde du travail. Rien n’est joué. L’ARAC et la FTM CGT appellent les militants de leurs organisations respectives à se rencontrer dans les meilleurs délais pour décider d’agir, élargir l’intervention auprès des préfets, des parlementaires, de la directrice de l’ONAC.
Malgré que celle-ci continue à déclarer que les établissements de l’ONAC sont des outils efficaces, incontournables, disposant d’un personnel très qualifié et compétent, ce que l’on partage évidemment, mais comme c’est souvent le cas lors des discours officiels nous observons que les actes ne suivent pas, voire, sont même contraires.
Le démantèlement de l’ONAC se poursuit, en catimini, sans information aux instances de directions élues et les organisations représentatives du personnel. Nous pouvons faire retirer ce texte dont le décret a été voté, le délai de mise en œuvre en 2016 pour les maisons de retraite et santé et 2017 pour les établissements de réorientation professionnelle. Rien n’est jamais joué.
Les mobilisations actuelles doivent permettre d’obliger le Président de la République et le Premier Ministre qui n’a toujours pas daigné répondre à la lettre de l’ARAC, de reconsidérer l’ensemble du dossier qui en fait, concerne des centaines de milliers de personnes victimes de déficiences, de handicaps dans notre pays.
Continuons d’exiger le gel de la cession gracieuse d’un patrimoine national énorme, de
centaines d’hectares de surface, d’hébergement, de salles de formation dont la valeur officielle a été chiffrée à 115 millions d’euros. Ces montants fabuleux appartiennent au
budget des anciens combattants qui par ailleurs voient fondre leurs pensions et disparaître des droits nécessaires à une vie digne.
Des centaines de milliers de salariés victimes de déficiences, des combattants meurtris, ont besoin d’accueil médico-social, de réparation morale et physique, de formation qualifiante, condition d’une réinsertion réussie.
Cette responsabilité est celle de l’Etat, ce patrimoine appartient à la Nation comme les CHU, les établissements publics de santé, les hôpitaux militaires, ne les laissons pas brader au privé ou fermer.
Que ce pan de la fonction publique de réinsertion complémentaire aux CRP de la Métallurgie, aux établissements similaires de la Caisse Primaire de Sécurité Sociale, de l’AFPA et d’autres soient bradés gratuitement à des organismes privés qui n’ont ni le statut, ni le projet, ni les compétences pour répondre aux défis de notre temps.
Ces 17 établissements doivent être pérennisés et poursuivre leur activité au service de toutes les catégories de salariés. Ils sont un moyen parmi d’autres de combattre la précarité, la marginalisation et clochardisation d’une partie des combattants des conflits récents.
Le conseil d’administration de l’ONAC, les syndicats et les organisations représentatives du personnel doivent être partie prenante d’un autre projet d’un nouveau développement de ces outils dans le cadre de la fonction publique.
Les informations qui nous parviennent des comités départementaux de l’ARAC, de villes de Seine-St-Denis, du Val-de-Marne, de Dordogne, de l’Aquitaine montrent que la mobilisation peut prendre de l’ampleur. Conjointement aux exigences de retirer le projet de réforme du code du travail, nous demandons le retrait des décrets visant les lieux, les personnels appartenant aux écoles de reconversions professionnelles et de santé relevant de l’Office National des Anciens Combattants.
C’est un tout.
source: https://lereveildescombattantsblog.wordpress.com/2016/11/22/declaration-federation-des-travailleurs-de-la-metallurgiearac-novembre-2016/
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