Le PTB félicite Syriza pour son éclatante victoire électorale en Grèce. « En Grèce, après 40 ans de clientélisme de la Nouvelle Démocratie et du PASOK, et pour la première fois depuis 1974, c’est un autre parti qui a gagné les élections, déclare Peter Mertens, le président du PTB. Six ans après l’éclatement de la crise et après quatre années de mémorandums injustes de la Troïka, les Grecs ont tourné le dos à la politique d’austérité. Aujourd’hui, c’est un vent nouveau qui se lève en Grèce pour toute l’Europe ; espérons qu’il touche et inspire de plus en plus de gens sur notre continent. »
Au début de ce mois de janvier, Peter Mertens a publié une carte blanche analysant l’enjeu des élections grecques et le programme de Syriza : http://www.levif.be/actualite/international/les-grecs-sont-les-tijl-uilenspiegel-d-aujourd-hui/article-opinion-360087.html
« On ne peut voir nulle part ailleurs mieux qu’en Grèce à quel point la voie de l’austérité de la Commission européenne est une totale impasse, explique Peter Mertens. Après quatre ans de mémorandums de la Troïka, un quart de toute la richesse produite a été détruite et un Grec sur trois vit dans la pauvreté. Aujourd’hui, les Grecs ont massivement opté pour un véritable changement et appelé à mettre fin à la politique d’austérité de l’Union européenne. »
Le président du PTB s'en prend vivement aux propos tenus ce dimanche soir par le ministre des Finances Johan Van Overtveldt : « "Notre" ministre des Finances, Johan Van Overtveldt, a une fois de plus fait prétentieusement la leçon aux Grecs, déclarant à la télévision que "les Grecs doivent accepter les économies imposées par la Troïka, ou sinon, ils doivent sortir de la zone euro". C’est précisément cette sorte d’arrogance qui est aujourd’hui sanctionnée en Grèce. Les Grecs n’ont pas voté contre l’Europe, ils ont voté pour une autre Europe, une Europe qui répond aux besoins sociaux, qui investit et crée de l’emploi, qui instaure la justice fiscale et qui établit un réaménagement de la dette. Ils en ont entièrement le droit et ils ont, à notre avis, parfaitement raison de chercher une voie sociale pour sortir de ce cimetière de mémorandums et d'austérité. Aujourd’hui, c’est ce qu’ils ont fait en masse. Je ne peux que leur manifester tout mon respect. »
« Bien sûr, conclut Peter Mertens, tout le monde sait que cela va être très difficile, et le peuple grec réalise très bien que tout na va pas changer du jour au lendemain. En effet, à Francfort (à la Banque centrale), à Bruxelles (à la Commission européenne) et à Berlin, on ne se réjouit guère de ce résultat électoral, et la pression sera mise sur le nouveau gouvernement d’Athènes. Nous ne pouvons qu’espérer que la mobilisation des Grecs se maintienne afin de pouvoir exercer la nécessaire contre-pression. Mais ça, c’est pour demain… Aujourd’hui, c’est la joie qui domine, celle de voir naître à nouveau un projet de gauche porteur d’espoir. »
source: http://ptb.be/articles/ptb-en-grece-un-vent-nouveau-se-leve-pour-l-europe
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