Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

SYRIZA:Cinq faits pour comprendre comment le gouvernement sape la stabilité du pays

Vangelis / Il y a 10 heures

Communiqué la Section de politique économique de SYRIZA: C’est le gouvernement et non l’opposition qui sape la stabilité du pays

Voici cinq faits en réponse au Premier ministre qui a soutenu que « l’opposition sape directement la stabilité du pays », imputant à SYRIZA le climat négatif généralisé des marchés ces derniers jours, cite dans un communiqué la Section de politique économique de SYRIZA. Qui précise très clairement qu’au contraire un gouvernement SYRIZA sera un facteur de stabilité pour la Grèce et l’Europe, avec l’abolition des mémorandums, le changement de la politique économique, tout en revendiquant l’effacement de la plus grosse partie de la dette et le remboursement du reste avec une clause de développement.

Fait 1

Les Bourses reculent au niveau mondial, ce qui bien sûr n’est pas dû à SYRIZA mais à l’inquiétude diffuse quant à de plus larges développements sur le front de l’économie. Le danger est désormais réel que l’économie européenne s’enfonce dans une récession plus profonde dans la période à venir, et après la publication de données très alarmantes sur l’économie allemande elle-même, alors que le phénomène de désinflation est imminent pour l’ensemble de la zone euro. Dans le même temps, l’attente de l’annonce des résultats des stress tests (tests de résistance bancaire) de la Banque Centrale Européenne provoque une grande incertitude, en raison de l’éventualité qu’apparaissent d’importants besoins en capitaux dans les banques européennes. Enfin, rappelons l’affaiblissement des rythmes de croissance de la Chine et la décision de la Fed (Réserve Fédérale américaine) d’arrêter l’injection de liquidités, évolutions qui aggravent la déjà mauvaise image des marchés internationaux, alors que la liquidité mondiale « s’évapore » et que l’économie semble enfermée dans une « stagnation permanente » (secular stagnation).

Fait 2

Certaines des sociétés d’investissement internationales se sont récemment prononcées en faveur d’un effacement étendu de la dette, solution que recherche SYRIZA en conjonction avec la fin de l’austérité. Dans le même temps, bien que connaissant évidemment les sondages, qui depuis la mi-septembre montrent de façon constante une grande différence en faveur de SYRIZA, les analystes eux-mêmes font remarquer qu’ils n’y a pas de raison d’inquiétude en cas d’élections anticipées. Les rapports ci-dessus n’ont provoqué aucune réaction des marchés vis à vis de l’économie grecque.

Fait 3

L’agitation sur le marché grec des capitaux à long terme, qui a pris la forme d’un exode massif de capitaux, avec pour conséquence l’effondrement des évaluations boursières et la forte hausse des taux d’intérêt (yields ou rendements) des obligations grecques, est survenue immédiatement après le vote de confiance obtenu par le gouvernement au Parlement. Ce qui constitue une source d’inquiétude pour les cercles économiques, c’est le fait que le gouvernement soit attaché au « char » de l’austérité et des excédents primaires, qui ont totalement échoué dans les objectifs déclarés du programme, en combinaison avec cette plaisanterie sur la « viabilité » de la dette, au moment où les données réelles montrent que l’état de l’économie grecque est complètement différent et reste critique, ou mieux explosif.
Fait 4

Selon les dires du gouvernement, il s’agit pour la Grèce, à travers la success story, de se libérer entièrement des mémorandums. Les démentis continuels des affirmations du gouvernement, de la part du FMI et des hauts fonctionnaires européens qui se réfèrent essentiellement à un nouveau mémorandum, quel que soit le nom qu’ils lui donnent, ont complètement sapé la crédibilité du gouvernement vis à vis des investisseurs étrangers, qui ont désormais toutes les raisons de croire que les prévisions du gouvernement Samaras-Venizelos sur la marche de l’économie grecque sont aussi dignes de foi que les roulements de tambour annonçant la « fin de l’ère de mémorandums ».

Fait 5

Spécialement au sujet de l’anéantissement du secteur bancaire sur le marché boursier, la façon désastreuse dont le ministère des Finances a abordé la question de l’impôt différé au profit des banquiers, qui a provoqué l’intervention de la Banque Centrale Européenne (BCE) et l’Autorité Bancaire Européenne (ABE), a joué un rôle négatif important. Rappelons qu’il ya quelques semaines à peine les deux partis qui gouvernent ensemble, ont voté précipitamment au Parlement un amendement sur l’impôt différé et ont tout cédé aux banquiers, sans rien en échange, leur donnant la possibilité de couvrir sans frais les besoins en capitaux, qui apparaîtront après l’annonce des résultats des stress tests (tests de résistance bancaire) de la Banque centrale européenne le 26 Octobre. SYRIZA, qui a voté contre l’aménagement, a fait une contreproposition en cas d’utilisation de l’impôt différé: émettre des actions de valeur égale au profit du gouvernement grec, augmentant sa participation dans le capital d’actions. A la question des députés de SYRIZA s’il y avait eu consensus des autorités européennes sur l’amendement, qui offre en substance aux banquiers 2 à 3 milliards étalés sur quelques années, la réponse du gouvernement fut qu’il y avait eu accord. Ceci, cependant, a été démenti solennellement par la BCE et l’ABE, qui considèrent que si l’impôt différé est utilisé comme il a été voté, cela constituera une aide de l’État, en demandant au gouvernement de modifier la loi. Il est clair que la vague de ventes d’actions bancaires est en grande partie due aussi aux manipulations du gouvernement au sujet de l’impôt différé, en relation avec les rumeurs que les quatre banques systémiques recherchent des capitaux privés pour une nouvelle recapitalisation à des prix beaucoup plus bas que ceux en cours, ce qui entraînera une spéculation dépréciative et la perte (dilution) des actionnaires actuels, c’est à dire aussi de l’État grec.

SYRIZA condamne les efforts continuels de dépréciation des actions détenues par le Fonds de stabilité financière, c’est à dire l’État grec, avec la méthode d’augmentation du capital d’actions à des prix beaucoup plus bas que les prix d’acquisition mais aussi de ceux qui ont cours sur le marché boursier. Dans le même temps, nous nous réservons le droit d’examiner la possibilité de modifier les aménagements législatifs correspondants afin de protéger les intérêts l’État grec.

Nous assurons les citoyennes et citoyens grecs qu’un gouvernement de SYRIZA sera un facteur de stabilité pour la Grèce et l’Europe, en abrogeant les mémorandums et en changeant de politique économique, tout en revendiquant l’effacement de la plus grosse partie de la dette et le remboursement du reste avec une clause de développement, via la renégociation des contrats de prêts au niveau européen (et non bilatéral) niveau, dans le cadre d’un plan européen global pour faire face à la dette publique et à la dette privée et le financement du développement en termes de justice sociale, de viabilité et de développement durable, conclut dans sa déclaration la Section de politique économique de SYRIZA.

Traduction :Frederique Bouvier

source: http://syriza-fr.org/2014/10/19/syrizacinq-faits-pour-comprendre-comment-le-gouvernement-sape-la-stabilite-du-pays/

Tag(s) : #europe

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :