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. Photo: Ariel Cecilio Lemus

Avec le spectacle Algo se nos fue contigo, en hommage à Rocio Jurado, la chanteuse espagnole Pilar Boyero, récompensée lors de la dernière édition de Cubadisco par le prix du Meilleur album international, est revenue sur cette Île qu'elle considère comme sienne.
Le nom du concert, au cours duquel la chanteuse a laissé transparaître l'admiration pour sa compatriote espagnole, était d'une vérité absolue.  
Pilar n'a pas seulement perdu quelque chose avec le départ de l'extraordinaire interprète qui a immortalisé des chansons apprises et chantées par toute la communauté hispanophone du monde, mais bien au contraire, énormément de choses de cette femme de caractère est restée en elle.
C’est ce qu’a pu constaté le public de la salle Covarrubias du Théâtre national de La Havane.
Accompagnée d'abord par les musiciens du groupe de jazz de Joaquin Betancourt, dirigé à cette occasion par Jaime Reyes, la chanteuse a ouvert son hommage avec Como las alas al viento, pour continuer avec Amor marinero, une chanson qui a été l'une des premières chansons de Rocio Jurado.
Des chansons telles que Vibro et Si amanece, bien connues du public cubain, avaient déjà fait monter la température dans la salle lorsque l'interprétation magistrale de Señora, une chanson de Manuel Alejandro, a soulevé des applaudissements soutenus dans le théâtre et plus d'une personne a essuyé des larmes.
Avec l'émotion à fleur de peau, le public a écouté une confession de Pilar, sa réponse à ce qu'elle dit souvent quand on lui demande ce qu'elle aime tant à Cuba. « Eh bien, ce sont les gens. Quand vous goûtez aux applaudissements de cette Île, aucun d'autre ne vous convainc », a-t-elle dit, et sans introduction, car c'était inutile, est venu Como yo te amo. Et dans le refrain, le public a pu constater une «  modification » des paroles : « Je t’aime, Cuba », et de nouveau ce fut une ovation.
Pour chanter Algo se me fue contigo, écrite par Manuel Alejandro pour Rocio Jurado, après la mort de la mère de l'artiste –« j’ignore comment elle a pu interpréter cette chanson » – , Pilar a invité Alejandro Falcon (au piano), qui l'a également accompagnée dans ¡Ay, pena penita pena !, de Lola Flores, une autre des grandes, qui considérait qu'après avoir vu beaucoup d'art, il n'y en avait pas deux comme celui de Rocio.
Falcon, ainsi que le groupe de flamenco qui est venu sur l'Île avec Pilar, ont mis en musique Como una ola, qui a été longuement applaudi. Puis sont venus La bien paga, interprété par Miguel de Molina ; un classique comme la copla Ojos verdes, composée par Manuel Quiroga, avec des paroles de Rafael de Leon et Salvador Valverde ; Qué no daria yo, écrite pour Rocio Jurado par José Luis Perales, et la ballade Se nos rompio el amor, cette fois au rythme du flamenco, animée par le danseur Andrés Malpica.
Après avoir remercié les institutions cubaines, elle a terminé le concert avec des chansons qu’elles avaient réservées pour la fin : Virgen de Regla et Me ha dicho la luna, pour cette dernière avec un public debout, après une nuit où Rocio et Pilar n'ont fait qu'une, bénies par la musique, la transcendance et l'harmonie éternelle.

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-12-01/pilar-boyero-loffrande-de-sa-voix

Tag(s) : #Cuba

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