Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Des services de prostitution en ligne sur Internet, des femmes étrangères et résidentes victimes de la traite, contraintes et forcées de travailler dans l'industrie du sexe, des clients réguliers, des proxénètes, des trafiquants d'enfants en ligne, des maîtres-nageurs, des informaticiens et des serveurs corrompus des parcs d'attractions Disney, ainsi que d'autres marchands collatéraux, tout cela fait partie d'un constat alarmant établi par la police au début de l'année 2022.
Plus de 100 personnes, dont plusieurs employés de Disney, ont été arrêtées lors d'une opération d'infiltration de trafic d'êtres humains dans le centre de la Floride, un phénomène qui n'est ni isolé, ni rare, ni propre à cet État touristique des États-Unis.
La traite des êtres humains est un sujet de préoccupation croissant en Floride, un territoire qui se classe au troisième rang aux États-Unis pour l'impact de ce fléau, aux conséquences graves car il fait souvent des victimes parmi les enfants, selon un article du quotidien régional Orlando Sentinel, intitulé The Dark Side of the Sunshine State (La face cachée de l'État du soleil).
Un rapport de la chaîne de télévision France 24 a révélé qu'en 2019, quelque 400 000 personnes étaient victimes de la traite des êtres humains aux États-Unis chaque jour, contre 60 000 il y a cinq ans, ce qui témoigne d'un boom incontrôlé. Il précise que le problème frappe le pays de façon furtive, et que peu de victimes osent s'exprimer. Les rapports officiels indiquent que la prostitution enfantine aux États-Unis constitue une source d'inquiétude. On estime que 100 000 enfants sont contraints de se prostituer chaque année aux États-Unis.
En outre, bien que la loi interdise certains types de prostitution, différentes catégories de prostituées nationales ou étrangères prolifèrent sur tout le territoire des États-Unis, souvent trompées et forcées à l’exploitation. Les organismes chargés de l'application de la loi ont identifié la prostitution de rue, la prostitution d'escorte ou en dehors des heures de travail, la prostitution en maison close, les salons de massage, les boîtes de strip-tease, les sex-shops, les spectacles et les clubs.
En avril dernier, la justice étasunienne a démantelé un réseau de trafic sexuel contrôlé depuis New York qui avait exploité pendant trois ans des femmes asiatiques vulnérables sans statut d'immigration légale, victimes d'agressions brutales dans une douzaine d'États de l’Union. Le réseau criminel les gardait sexuellement exploitées pendant des semaines dans des hôtels ou des appartements sous son contrôle, puis réinvestissait l'argent collecté dans ses activités illégales. La discipline était imposée à coups de marteaux, de battes de baseball ou sous la menace de fusils. Elles étaient attachées ou en isolées, intimidées et privées de leurs documents d'identité.
LES MIGRANTS SONT VENDUS JUSQU'À 700 DOLLARS POUR SERVIR D'ESCLAVES
Des groupes criminels opérant sur le territoire des États-Unis, sous couvert d'agences de recrutement de migrants, vendent des migrants aux éleveurs et aux hommes d'affaires afin qu'ils soient réduits en esclavage.
Une enquête du quotidien mexicain Milenio, basée sur des documents judiciaires des États-Unis, révèle qu'une seule des organisations impliquées dans la vente de ces « esclaves modernes » a réalisé un bénéfice de 200 millions de dollars en seulement quatre ans.
Une fois qu'ils ont franchi la frontière, ces mafias leur confisquent souvent leurs papiers d'identité et personnels et recueillent des informations sur leur famille restée au pays. Ils sont ainsi intimidés et privés de toute échappatoire.
Les trafiquants maintiennent les migrants dans des camps aux clôtures électrifiées, où ils subissent toute sorte de mauvais traitements, ne sont pas payés pour leur travail et n’ont droit qu’à une maigre ration d’eau, ce qui constitue une exploitation du travail et un trafic d'êtres humains. Selon ce même journal, cette situation se répète dans les champs de Géorgie, du Wisconsin, de la Floride et du Texas, où 34 chefs de groupes criminels ont été traduits en justice.
Les nouveaux esclavagistes opèrent principalement dans le secteur agricole, l'un des domaines qui emploient des milliers de migrants aux États-Unis, bien que dans d'autres cas, ils aient été contraints de cultiver et de vendre de la drogue.
À leur arrivée sur le sol des États-Unis, les migrants sont vendus à des éleveurs nord-américains pour un montant pouvant aller jusqu'à 700 dollars et sont réduits au travail forcé.
Le journal mexicain fait remarquer que les industries de la pêche, du textile, de la construction, de l'exploitation minière et de l'agriculture sont particulièrement pourvues de travailleurs forcés, dont certains étaient arrivés avec des bourses d'études ou des visas de travail.
Le New York Times a publié le 26 juillet un article intitulé « Le trafic de migrants à la frontière est désormais un business de plusieurs milliards de dollars », dans lequel il souligne que, face à la demande croissante de « coyotes » ces passeurs qui guident les migrants en échange de grosses sommes d’argent, le crime organisé est entré en scène, avec des résultats cruels et violents.
Selon un spécialiste de l'Université George Mason, les prix à payer aux passeurs vont généralement de 4 000 à 10 000 dollars pour les migrants d'Amérique latine à 20 000 dollars pour ceux d'Afrique, d'Europe de l'Est et d'Asie.
Elle ajoute que l'augmentation du nombre de migrants en situation irrégulière qui tentent de franchir la frontière des États-Unis a fait de la contrebande de ces êtres humains une source d'argent irrésistible pour certains cartels et organisations criminelles opérant à l'intérieur et à l'extérieur de ce pays, une industrie dont les bénéfices sont passés de 500 millions de dollars en 2018 à 13 milliards de dollars ou plus aujourd'hui.
UN COMMERCE ILLICITE DE 150 MILLIARDS DE DOLLARS PAR AN
L'Organisation internationale du travail estime qu'il y aurait dans le monde 24,9 millions de victimes de la traite des êtres humains, une activité criminelle qui génère chaque année quelque 150 milliards de dollars de profits illicites.
Des universitaires et des experts réunis à l'occasion du 7e Congrès latino-américain et caribéen sur la traite des êtres humains et le trafic de migrants ont signalé début juillet qu' « après le trafic de drogue, la traite des êtres humains et la prostitution — expression ultime de la traite — représentent les deuxième et troisième industries parmi les économies illicites du monde ».
Une professeure universitaire espagnole a souligné lors de cet événement que la prostitution est devenue un produit d'exportation de femmes à des fins d'exploitation sexuelle, vers les marchés du tourisme prostitutionnel, impliquant des générations de femmes, de fillettes et d'adolescentes des pays pauvres, et un énorme business pour les mafias et les proxénètes internationaux.
En plus des enlèvements pour avoir accès à la « marchandise enfant », les trafiquants ont augmenté leur utilisation d'Internet et de leurs complices.
LES ÉTATS-UNIS N’ONT AUCUNE AUTORITÉ MORALE POUR JUGER QUI QUE CE SOIT
À la suite de la présentation du rapport annuel (unilatéral) du Département d'État des États-Unis sur la traite des êtres humains, le ministre cubain des Relations extérieures, Bruno Rodriguez Parrilla, a souligné que le gouvernement des États-Unis ne dispose d’aucune autorité morale dont il pourrait se prévaloir pour prendre la posture de donneur de leçons et ment délibérément sur les performances de Cuba contre ce fléau, raison pour laquelle il a rejeté l'inclusion injustifiée de son pays sur cette liste noire, pour des raisons entièrement politiques.
Les atrocités vécues aux États-Unis par les centaines de milliers de victimes de la traite des êtres humains, les prostituées, les migrants en situation irrégulière, les nouveaux esclaves des éleveurs et les mineurs forcés de travailler, de se prostituer ou de se livrer au trafic de drogue dans tous les États de l'Union, ne font l'objet que d'informations sporadiques dans la presse mondiale dominée par la Maison-Blanche, pour les créditer d'opérations réussies face aux autorités chargées de l'application de la loi, presque jamais pour soutenir ou défendre les victimes.
Dans son rapport mondial 2022, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch révèle que l'administration démocrate actuelle a procédé à 753 038 expulsions en vertu du Titre 42, une politique illégale d’expulsion des migrants arrivant aux frontières terrestres fondée sur des motifs spécieux de santé publique.
Elle précise que les expulsions prévues par le Titre 42 réservent un traitement discriminatoire aux migrants arrivant aux frontières terrestres – qui sont de manière disproportionnée des Noirs, des autochtones et des Latino-américains en provenance notamment d’Amérique centrale, d’Afrique et d’Haïti - alors que des milliers d’autres voyageurs peuvent entrer aux États-Unis sans aucun examen de santé.
À l'heure de la pire crise économique et migratoire mondiale, les bénéfices de plusieurs milliards de dollars des mafias de la traite des êtres humains et de la prostitution, comme ceux du trafic de drogue, restent dans les banques des États-Unis et d'autres anciens esclavagistes du Nord, qui modernisent leurs méthodes pour couvrir les pénuries de main-d'œuvre, où le crime organisé a sa place selon le pragmatisme étasunien et occidental.

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-09-09/ou-se-trouvent-la-plupart-des-auteurs-et-des-victimes-de-la-traite-des-etres-humains

Tag(s) : #USA

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :