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Londres, 14 juillet (Prensa Latina) L'ancien président Evo Morales a critiqué le gouvernement britannique pour nier le coup d'État de 2019 en Bolivie, et a attribué cette position à la mentalité coloniale qui perdure aujourd'hui dans l'ancienne métropole.

« Il est incompréhensible qu'un pays européen (…), au XXIe, siècle ait cette mentalité de croire qu'il n'y a pas eu de coup d'État », a déclaré Morales dans une longue interview publiée ce jeudi par la plateforme numérique de journalisme d'investigation Declassified UK.

D'après le leader indigène, qui a dirigé le pays sud-américain de 2006 à son renversement par l'extrême droite soutenue par l'armée en novembre 2019, les grandes puissances estiment que certains pays sont la propriété d'autres.

« Ils pensent que Dieu les a choisis et que la souveraineté du monde leur appartient, comme c'est le cas des États-Unis, du Royaume-Uni et de certains pays qui font partie de l'OTAN », a-t-il ajouté.

Interviewé par Declassified UK à Villa Tunari, le petit village de l'Amazonie bolivienne où il vit depuis le rétablissement de la démocratie en Bolivie en octobre 2020, Morales a souligné que cette arrogance colonialiste est à la base des rébellions et des soulèvements qui ont encore lieu.

Pour eux, la supériorité, la capacité de dominer, est le plus important, a ajouté l'ancien président, qui a souligné que « contrairement à nous, qui sommes des gens pauvres et humbles », les grandes puissances n'ont pas de principe d'humanité et de fraternité.

En mars de l'année dernière, cette publication en ligne déclarait que le gouvernement britannique avait soutenu le coup d'État contre Morales en échange d'un accès aux réserves de lithium du pays sud-américain.

Selon Declassified UK, qui cite des documents publiés par le ministère britannique des Affaires étrangères, un mois après le départ du pouvoir du leader indigène, Londres a versé une somme à une société basée à Oxford afin d'optimiser l'exploitation des gisements de ce que l'on appelle l'or blanc du XXIe siècle.

Ce média a également noté à ce moment-là que l'ambassade britannique à La Paz avait agi comme un « partenaire stratégique » du gouvernement issu du coup d'État, en organisant un événement minier international quatre mois seulement après son instauration.

Dans le cadre de cette interview, Morales a exprimé son admiration pour le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, et a estimé que son emprisonnement au Royaume-Uni dans l'attente d'une extradition vers les États-Unis constituait un acte d'intimidation visant à empêcher toute dénonciation des crimes contre l'humanité commis par les différents gouvernements des États-Unis.

De même, il a préconisé le lancement d'une campagne destinée à éliminer l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN), estimant que cette alliance militaire dirigée par Washington n'est ni une garantie pour l'humanité ni pour la vie.

L'ancien président bolivien a également mis en cause l'Occident pour l'exclusion de la Russie du Conseil des droits de l'Homme après le lancement de son opération militaire en Ukraine, alors que les États-Unis, a-t-il signalé, n'ont jamais été expulsés d’une instance internationale ou mis en cause pour leur intervention en Irak, en Libye et dans de nombreux pays ces dernières années.

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source : https://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=889679:evo-morales-critique-londres-pour-son-deni-du-coup-detat-en-bolivie&opcion=pl-ver-noticia&catid=19&Itemid=101

Tag(s) : #Bolivie, #EvoMorales, #RoyaumeUni

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