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Photocomposition : Carlos M. Perdomo 

Il n'a pas seulement dirigé la concrétisation d'une Révolution à l'âge de seulement 32 ans. Fidel a fait la Révolution en articulant la pensée, le courage et l'action de ses meilleurs compagnons, qui étaient aussi jeunes que lui.

Elle est tellement admirable cette génération vigoureuse qui, après avoir pendant un peu plus de cinq ans inscrit ses idéaux, en lettres de sang, sur les murs des casernes Moncada et de Bayamo, avoir subi la prison, les persécutions et les tortures, pleuré des centaines de ses compagnons, massacrés ou tués au combat, s'être privée des plaisirs naturels de la jeunesse, battait alors l'une des armées les mieux équipées du continent, soutenue par le plus grand ennemi des peuples, le gouvernement des États-Unis !

C'était une jeune Révolution faite par des jeunes. Comment ne pas placer dans toute la jeunesse de la nation nouvelle la responsabilité et la confiance pour soutenir le processus lumineux qui commençait, aussi difficile peut-être que la guerre libératrice ?

Pour le commandant en chef Fidel Castro Ruz, compter sur les jeunes générations fut une philosophie de son leadership, un principe d'action, la garantie de succès de toute entreprise révolutionnaire.

Il expliquerait lui-même cette attitude dès le 4 avril 1962, lors de la clôture, au stade Latino-américain, du premier congrès de l'Association des jeunes rebelles (ajr), qui approuva avec enthousiasme et conscience son changement de nom en Union des jeunes communistes (ujc).

« Pour nous, qui sommes un peu plus âgés que vous, cet acte a une signification particulière, parce que c'est une sorte de cristallisation de ce que veut la Révolution, c'est comme si l'espoir de la Révolution se cristallisait », dit-il en commençant son discours. Puis il poursuivit : « Parce que nous faisons la Révolution pour vous et nous pouvons faire la Révolution avec vous. »

« Il nous est revenu le privilège ou le droit de commencer à faire cette Révolution, il nous est revenu l'opportunité de commencer. Il vous reviendra le privilège de la faire aller de l’avant », avait-t-il ajouté.

« C’est pour tout ce que les jeunes ont fait, pour tout ce qu'ils ont fait dans l'histoire de notre Patrie, pour tout ce qu'ils ont fait dans l'histoire de notre Révolution, que nous croyons dans les jeunes, nous croyons dans les jeunes, nous croyons dans les jeunes – et je le répète – parce que croire dans les jeunes, c'est une attitude, croire dans les jeunes, c'est une pensée », déclara-t-il devant un auditoire enflammé.

60 ans après ce moment, les affirmations de Fidel n'ont rien perdu de leur pertinence. Des recommandations pour les jeunes de tous les temps, qu'il a répétées à différentes occasions, comme le 23 juin 2007, lorsqu'il insista sur le fait que « si les jeunes échouaient, tout échouerait », et qu'il donna ensuite une nouvelle confirmation de sa confiance : « J’ai l’intime conviction que la jeunesse cubaine se battra pour l’empêcher. Je crois en vous. »

À plusieurs reprises, il expliqua les arguments de sa confiance dans les nouvelles générations. Le 4 avril 1962, il déclara que « croire dans les jeunes, c'est voir en eux, outre l'enthousiasme, la capacité ; outre l'énergie, la responsabilité ; outre la jeunesse, la pureté, l'héroïsme, le caractère, la volonté, l'amour de la Patrie, la foi en la Patrie ! l'amour de la Révolution, la foi en la Révolution, la confiance en soi, la conviction profonde que la jeunesse peut, que la jeunesse est capable, la conviction profonde que l’on peut déposer de grandes tâches sur les épaules de la jeunesse ! ».

Dans cet esprit, la jeunesse cubaine a toujours su prouver qu'elle était capable de faire de grands sacrifices pour la Patrie. La sueur et le sang des jeunes ont été semés dans toutes nos guerres, d'abord pour l'indépendance et ensuite pour la libération des tyrannies de Gerardo Machado et Fulgencio Batista ; ensuite face à l'invasion des mercenaires à Playa Giron, dans les tranchées pendant la Crise d'octobre, dans les
« nettoyages » de la lutte contre les bandits.

Les jeunes, dans les champs et les montagnes, ont rendu possible la Campagne d'alphabétisation ; les lycéens ont été les protagonistes de la récolte du café.

SUPPLÉMENT SPÉCIAL

En 1962, ce sont en majorité des jeunes qui ont lutté en Afrique pour la libération de l'Angola et la défaite de l'apartheid, qui ont participé à des missions internationalistes dans de nombreux pays.

Ce sont souvent des jeunes qui mènent, dans l'économie nationale, la bataille pour l’efficience dans la production et les services, les campagnes d’économies d’énergie, et qui ont fait en sorte que Cuba devienne un pays d'hommes et de femmes de science, au service de l'humanité.

Nous avons vaincu une pandémie mondiale qui continue à faire des victimes, alors que nous sommes confrontés à une crise économique aggravée et au coût accumulé de 60 ans de privations dues au blocus économique de la plus grande puissance du monde, dont la politique génocidaire n’a qu’un seul but : soumettre le pays, en utilisant les pénuries comme des armes, en attaquant l'espoir, en semant le découragement, les frustrations et les doutes, surtout chez une jeunesse qui souffre des limitations qu’ils nous imposent.

Nous avons nos problèmes, bien sûr, que nous devons combattre, comme un second front de résistance pour la survie de la nation. Un front sur lequel nous devons nous battre plus efficacement et avec plus de force contre la bureaucratie, l'inefficience, la corruption de personnes sans scrupules qui prétendent faire du profit aux dépens de la population.

Le Premier secrétaire du Comité central du Parti et président de la République, Miguel Diaz-Canel Bermudez, n'a cessé lui aussi d'appeler à lutter contre ces maux avec fermeté, avec espoir et courage, et il a lancé un appel spécial aux jeunes, « comme les personnes importantes qu'ils sont ».

« Qu’allons-nous craindre ? Que peut-on craindre ? Consacrons-nous au travail et nous verrons comment nous allons trouver les solutions, car personne ici ne les a, nous ne les avons pas, mais nous sommes convaincus qu'avec vous nous allons les trouver », affirma Fidel en 1988 et, à coup sûr, en mettant le cœur à l’ouvrage chaque jour, pour la Patrie et avec la jeunesse en tête, Cuba sera toujours victorieuse.

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-04-20/une-revolution-par-les-jeunes-et-avec-les-jeunes

Tag(s) : #UJC, #Cuba

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