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Photo: José Manuel Correa

Chers camarades, vous qui avez participé à cette importante Assemblée de bilan du Parti dans la capitale de notre pays, représentant les militants communistes de la capitale,

Nos premiers mots sont pour ratifier nos félicitations et notre reconnaissance aux élus en tant que membres du Comité provincial du Parti et de son Bureau provincial, aux cadres qui ont consacré leur vie au cours de ces dernières années au travail difficile et exigeant du Parti dans cette ville et qui vont désormais assumer d'autres activités révolutionnaires importantes, et, en particulier, au camarade Luis Torres Iribar, ratifié en tant que Premier secrétaire du Comité provincial du Parti, lequel a inlassablement uni et rassemblé des forces afin de surmonter les défis difficiles, les adversités et les situations complexes en promouvant l'enthousiasme révolutionnaire synthétisé dans cette phrase que nous partageons et défendons tous : « Pour La Havane, le maximum ! »

Avec cette Assemblée, caractérisée par un débat critique, honnête, combatif et engagé, s’achève le processus de bilan au niveau provincial qui avait pour but le suivi du 8e Congrès du Parti.

Ce processus a apporté les éléments suivants : tout d'abord, nous avons constaté une clarté et une appropriation des concepts, des idées et des lignes directrices issues du débat du 8e Congrès du Parti. Ces questions ont fait l’objet d’un suivi, c’est-à-dire que nous ne sommes pas arrivés aux assemblées provinciales pour lancer la mise en œuvre des accords du 8e Congrès. Au contraire, c’est après le 8e Congrès, après que chaque province a travaillé avec ses stratégies particulières pour mettre en œuvre les accords du 8e Congrès, que nous avons assuré le suivi de ce Congrès, et nous sommes arrivés ici aujourd’hui prêts pour un débat plein de maturité où ces idées, ces concepts, ces lignes directrices commencent à s’articuler dans des faits concrets, et où, surtout, nous sommes face à tout ce que nous avons à faire.

Ce bilan a également montré une meilleure composition en termes de couleur de peau, de sexe, d'âge des bureaux et des comités municipaux et provinciaux du Parti. Un renouvellement adéquat des cadres.

Les rapports ont été publics dans toutes les provinces et, par conséquent, ils ont également compté sur le débat avec notre population – Morales me donnait un chiffre de plus d’un demi-million de personnes qui, d’une manière ou d’une autre, ont participé à des débats sur ces rapports –, et il faut dire que ce furent des rapports critiques, objectifs, réalistes, ce qui leur a donné un caractère de crédibilité, parce qu’ils contenaient les principaux problèmes auxquels notre population est confrontée dans sa vie quotidienne et que nous devons résoudre à partir du Parti.

Il y a eu un large échange avec les militants et la population ; les problèmes qui touchent le plus la population et le pays ont été abordés, ainsi que des thèmes de la plus haute importance tels que : le travail politique et idéologique, la bataille idéologique, le fonctionnement du Parti, la bataille économique, le travail dans les quartiers et les communautés, les jeunes et la Politique de cadres.

Il faut dire qu’en travaillant pour ces assemblées provinciales après le 8e Congrès, nous avons donné suite au 8 Congrès, et, en même temps, alors que ces processus de bilans provinciaux étaient en cours, nous étions déjà engagés dans les assemblées des militants par secteur – certains d’entre vous ont parlé de leur déroulement dans leurs interventions –, des assemblées qui doivent nous conduire à la Conférence nationale du Parti qui aura lieu l’année prochaine. Autrement dit, deux ans de congrès : au cours de la première année, nous avons terminé un cycle d’assemblées provinciales du Parti et d’assemblées avec les militants, et dans la deuxième année suivant le Congrès, nous ferons alors toute une série d’évaluations internes du travail du Parti lors d’une Conférence nationale.

Par ailleurs, il faut également considérer les débats et les contributions des 2e et 3e séances plénières du Comité central du Parti comme une continuité de ce 8e Congrès, où vous avez pu constater que les questions que nous avons soulevées et discutées ont été des questions de continuité du Congrès et les accords visaient également la mise en œuvre concrète des directives approuvées par ce Congrès.

Nous avons été impliqués – ce n’est pas encore achevé – dans un processus d’analyse des structures d’entreprise des postes administratifs au niveau de l’entreprise afin de renforcer également la gestion et la direction d’entreprise dans notre pays. Cependant, nous n’en sommes qu’au début, car la voie à suivre pour donner effet aux accords du Congrès exige de nombreuses précisions et des actions qui impliquent, surtout, une grande partie de notre société.

Il faut reconnaître que ce processus s’est déroulé dans un contexte complexe. Le monde d’aujourd’hui est le théâtre de conflits symboliques de pouvoir et de guerre culturelle et communicationnelle que l’impérialisme des États-Unis prône depuis des années et qui agressent et laissent sans défense plusieurs pays dans le monde. Les facteurs de crises multilatérales présents ces dernières années ont été accélérés par la pandémie, l’aliénation sociale des individus a augmenté, en amont de la solidarité apparaît l’égoïsme et la dépolitisation de la société, ce qui favorise les projets de la droite ultraconservatrice, et vous avez constaté que le retour aux idées du fascisme a commencé à se manifester dans le monde, également avec une certaine particularité.

Si nous devions décrire cette conjoncture, nous devrions parler de trois éléments fondamentaux : premièrement, le renforcement du blocus. Nous ne parlons pas du blocus, nous avons toujours été soumis au blocus, nous avons survécu, nous avons résisté et nous avons progressé au milieu des pratiques de la politique brutale de blocus, mais le blocus que nous avons vécu, surtout au cours des deux dernières années, est un blocus renforcé par l’application des 243 mesures de l’administration Trump qui ont été maintenues de manière inaltérable par l’administration Biden, ce qui démontre qu’aux États-Unis, le Parti démocrate et le Parti républicain ne sont qu’un seul : ils pensent la même chose et défendent, avant tout, une stratégie hégémonique de domination impériale.

Photo: José Manuel Correa

Ces mesures ont durement frappé nos sources de revenus, elles ont frappé durement nos exportations et un ensemble d'activités économiques fondamentales comme le tourisme ; elles ont fracturé les relations entre les familles cubaines à Cuba et à l'étranger ; elles nous ont causé d'énormes difficultés dans les opérations financières et c'est pourquoi nous avons dû résister dans des conditions où nous avons manqué d'intrants pour nos principaux processus de production et de services, de pénuries d'aliments, de carburant et de médicaments.

On a beaucoup parlé ici de la communication sociale, de la communication institutionnelle, de la nécessité de la communication comme l'un des piliers du travail du Parti et aussi du gouvernement, des insatisfactions qui existent encore en matière de communication, dans la manière dont nous réalisons la communication politique, mais je crois que l'un des défis de cette communication est précisément de mettre un visage au blocus, et les visages du blocus à Cuba, ce sont les familles qui, touchées par le blocus, ont dû subir la mort d'une personne parce qu'un médicament, qui est refusé par le gouvernement des États-Unis, n'est pas arrivé en temps voulu, ou ceux qui, à un moment donné, n'ont pas pu bénéficier d'un respirateur pulmonaire dans une unité de soins intensifs parce que, tout simplement, le gouvernement des États-Unis ne l'a jamais autorisé, ou encore les efforts que nous avons dû déployer – cela a été reconnu ici – pour la création par nos scientifiques d'un vaccin souverain, qui allait nous donner la souveraineté nécessaire pour faire face à la

COVID-19.

Photo: José Manuel Correa

Néanmoins, bien que nous ayons réalisé un exploit formidable, bien qu'aujourd'hui nous soyons l'un des pays affichant les meilleurs résultats dans la lutte contre la pandémie, nous avons tardé à vacciner parce que nous avons dû faire des recherches, nous avons dû faire des études, des essais cliniques, nous avons dû faire des études d'urgence, pour qu’après leur validation nous puissions vacciner notre population. Or, il faut dire que lorsque nous avons commencé à vacciner, nous avons été le pays le plus rapide en matière de vaccination et c'est pourquoi nous sommes aujourd'hui l'un des pays qui a atteint la plus forte immunité, car nous avons l'un des pourcentages les plus élevés de population vaccinée, y compris déjà avec un rappel.

Mais nous devons mettre un visage au blocus, nous devons rechercher les histoires de vie dans nos familles, chez nos citoyens, dans notre peuple, dans nos processus qui ont eu des conséquences importantes en raison de la brutalité de la politique de blocus.

Photo: José Manuel Correa

L'autre élément est l'agressivité de l'empire étasunien envers Cuba. Il s'agit d'une agressivité envers le monde entier afin d'imposer sa domination, ce que nous voyons reflété dans le fait que ce monde en proie à une pandémie qui a causé plus de 6 millions de morts, ce monde qui devrait s'orienter vers la solidarité, qui devrait unir ses efforts pour sauver des vies humaines, est secoué de contradictions du fait de la politique de cet empire et se trouve aujourd'hui impliqué dans de nouvelles guerres, dans de nouveaux conflits, dans des conflits très dangereux pour toute l'humanité.

Cette agressivité à l'égard de Cuba s'est manifestée dans des expressions de guerre non conventionnelle. Ils travaillent avec des laboratoires d'intoxication médiatique sur les réseaux sociaux en direction de Cuba, en discréditant la Révolution cubaine, avec des campagnes qui se basent sur la désinformation, le mensonge, le double standard et l'hypocrisie impériale.

Lors de l'assemblée de bilan du Parti à La Havane, Luis Antonio Torres Iríbar a été reconduit comme Premier secrétaire du comité provincial. Photo: Estudios Revolución

Il y a quelques jours, alors que je m’entretenais avec un groupe de jeunes influenceurs et youtubers, principalement d'Amérique latine, mais aussi d'autres parties du monde, venus participer au Colloque international à l'occasion de l'anniversaire de la création du journal Patria par José Marti, j'ai partagé avec eux l'idée suivante : Fidel nous a toujours dit qu'un monde meilleur était possible et il nous a appelés à lutter pour ce monde meilleur. Je dis qu'aujourd'hui, dans les réalités que nous vivons, pour qu'un monde meilleur soit possible, comme le demandait Fidel, nous devons aussi améliorer ce monde virtuel qui est une caricature du monde réel dans lequel nous vivons. Et si vous voulez le vérifier, regardons le cas de Cuba : la Cuba qui se trouve sur les réseaux numériques, la Cuba virtuelle, n'a rien à voir avec la Cuba dans laquelle nous vivons, dans laquelle notre peuple, une fois de plus, joue un rôle de premier plan dans une formidable page de dignité dans la résistance créative, comme l'a reconnu le président du Mexique, Lopez Obrador, et d'autres personnalités importantes qui connaissent vraiment notre réalité.

Ces jours-ci, vous avez vu comment dans le cadre de cette agressivité et de cette intoxication médiatique, ils ont commencé à soulever des questions avec une grande hypocrisie et une politique de deux poids, deux mesures, comme la question migratoire, alors que celui qui a encouragé l'émigration illégale depuis les premières années de la Révolution a été précisément le gouvernement des États-Unis, et cela, nous pouvons le voir dans notre histoire. Pendant toutes ces années de la Révolution, les gouvernements des États-Unis ont encouragé les départs illégaux. C’est la politique successive des États-Unis, du fait de cette contradiction d'hypocrisie et de doubles standards, qui a provoqué des crises migratoires.

Les questions de démocratie et de droits de l'Homme sont traitées de la même manière, avec ces distorsions lorsqu'il s'agit de la situation dans notre pays.

Le troisième élément était précisément la COVID-19, qui a durement frappé, qui a rempli le monde d'incertitude et qui a également eu des conséquences pour notre pays.

Comme je l'ai dit précédemment, on nous a refusé la possibilité d’accéder aux vaccins, aux médicaments, aux respirateurs pulmonaires et à d'autres fournitures. Les campagnes SOS Matanzas, SOS Ciego de Avila, SOS Holguin, SOS Cuba ont été lancées hypocritement lorsque nous avons atteint le pic pandémique de la variante Delta en juin, juillet et août. Cepentant, nous connaissons déjà tous la réponse que notre pays a donnée, en travaillant ensemble, avec le talent de nos scientifiques et la compréhension et l'unité de notre peuple. Aujourd'hui, je me demande, lorsque je vois tout ce qui s'est passé dans le monde et, surtout, ce qui s'est passé avec la COVID-19 aux États-Unis, qui a besoin d'un SOS.

Photo: Alejandro Basulto 

Ces trois éléments interdépendants, liés, coïncidents, convergents, nous ont sans aucun doute conduits à une situation économique et sociale difficile où prévalent les pénuries, principalement de nourriture et de médicaments.

À cela s’ajoute maintenant les problèmes d'approvisionnement en eau avec la sécheresse, l'inflation, les prix élevés, les files d'attente interminables, les problèmes de transport, et le tout entraînedu stress et du mécontentement ; nous avons eu aussi les instabilités dans le service national de l'électricité, qui ont provoqué les coupures de courant désagréables ; des actes de vandalisme, des actes contre-révolutionnaires auxquels nous avons également dû faire face, et l'existence de certains phénomènes qui font qu’il existe une certaine forme de distribution par des canaux qui s'écartent des concepts de justice sociale que défend notre construction socialiste. C’est à tous ces éléments que nous devons faire face avec courage, avec sagesse et intelligence à l'heure actuelle. Pour ce faire, nous avons une stratégie politique et idéologique et une stratégie économique et sociale qui ont été abordées et approuvées lors du 8e Congrès de notre Parti.

À propos de la stratégie politique et idéologique, je voudrais rappeler ou préciser certains des concepts que nous avons également abordés lors du Congrès et qui font l'objet d'un suivi. Lors du Congrès, il a été reconnu que le Parti communiste de Cuba continuera à reconnaître et à défendre nos essences, qui sont l'indépendance, la souveraineté, la démocratie socialiste, la paix, l'efficience économique, la sécurité et les acquis de justice sociale, et c'est cela notre socialisme.

À cela s'ajoute la lutte pour une prospérité qui englobe tout, de l'alimentation aux loisirs, qui inclut le développement scientifique, une richesse spirituelle supérieure, le bien-être et qui donne les moyens de concevoir le fonctionnel et le beau. Tous ces éléments qui ont été évoqués ici d'une manière ou d'une autre sont inclus dans cette stratégie politique et idéologique.

Photo: Estudios Revolución

Nous devons reconnaître que face à la situation actuelle, il existe un énorme défi à relever pour le perfectionnement de notre société, et pour cela le Parti doit se regarder de l'intérieur, nous nous regardons de l'intérieur, en continuant la tradition de la critique au sein du Parti, et pour cela nous devons aussi mettre en œuvre la plus large participation populaire possible dans tous nos processus et dans la prise de décision.

 

Il existe des questions qu'il est urgent d'aborder en profondeur et de trouver des solutions, comme la formation des valeurs, l'analyse des changements qui se sont faits jour dans notre société, la croissance harmonieuse que nous devons avoir dans le secteur non étatique conjointement avec le secteur étatique, la pénétration de certains des mensonges de la subversion politique et idéologique du gouvernement étasunien à l’égard de Cuba, comment garantir la continuité et comment les militants et les organisations de base du Parti jouent-ils un rôle réel et efficace dans toutes ces situations et approches de ces questions.

Il est impératif, comme l'a demandé le général d'armée en d'autres occasions, de procéder à une analyse complète de chacune de ces questions, et je me souviens qu'il a déclaré : « Un obstacle majeur et un problème central dans le processus complexe des transformations les plus récentes dans le pays a été le manque d’intégralité, qui a conduit à l'improvisation, à la naïveté et à une faible perception des risques. »

Il est donc nécessaire de relever ces défis exigeants et de réaliser la transformation. Pour ce faire, nous devons constamment nous améliorer, étudier chaque jour et analyser les problèmes en profondeur.

Je crois et je veux partager, comme je l'ai fait dans d'autres provinces, qu'il y a tout un groupe d'éléments, sans vouloir établir une méthodologie qui étiquette le travail politique et idéologique, la manière de faire de la politique, mais je crois vraiment qu'il est bon que nous partagions, que nous assumions et que nous réfléchissions sur un groupe d'éléments qui sont enracinés dans la pratique révolutionnaire, qui sont enracinés dans notre histoire, qui si nous les abordons de manière intégrale peuvent nous conduire sur ce chemin que nous proposons.

En premier lieu, nous devons tenir compte de la culture de la nation, et je ne me réfère pas ici uniquement à la culture artistique et littéraire, je me réfère à la culture dans sa plus haute expression, dans sa plus haute dimension, c'est-à-dire à nos essences, à nos racines, à notre histoire, aux éléments qui ont constitué la nationalité cubaine, parce que c'est là que se trouvent les fondements et c’est dans cette histoire que se trouvent les réponses à nos problèmes, et nous avons surtout une longue tradition de lutte et de pensée où convergent presque exactement ce qu’il y a de plus avancé dans la pensée politique et dans la pensée scientifique de la nation, ainsi que dans la pensée intellectuelle de la nation.

Cela a commencé avec le Père Félix Varela et cela s'est poursuivi avec Luz y Caballero, avec la Révolution de 1930, avec ceux qui ont fondé le Parti communiste de Baliño et Mella, et, évidemment, cela est présent dans l'héritage de Marti et dans celui de notre commandant en chef

Fidel Castro. Par conséquent, si nous cherchons un fondement à tout ce que nous allons faire dans cette histoire, si nous cherchons un fondement dans l'argumentation de l'héritage martinien et fidéliste, je crois que nous assimilerons également les défis qui nous attendent avec une plus grande capacité d'analyse.

Dans cette culture, il y a un élément qui ressort qui, de plus, est la base de notre socialisme, c'est la lutte pour la justice sociale.

Rappelons-nous aussi ce que Raul nous a dit à ce sujet : Socialisme, cela signifie justice et égalité, mais égalité des droits, pas de revenus ; égalité, ce n'est pas égalitarisme, c'est-à-dire qu'il y a un fondement théorique et patriotique dans l'idéologie de la Révolution.Dans cette culture, se trouve aussi le sentiment de l’évocation, du service à la Patrie et à la Révolution qui a été présent dans toutes les générations qui ont défendu l'indépendance et la souveraineté, et c'est précisément de cette culture politique qu'émergent le concept d'unité et le concept de continuité. Deux concepts que nous avons développés et soutenus au Congrès du Parti, parce que ce fut précisément l’objet de sa convocation : le Congrès de l'unité et de la continuité. Et pour qu'il y ait unité et continuité, et aussi en le liant étroitement aux questions qui ont été soulevées ici, le rôle des jeunes dans la construction du socialisme à Cuba en ce moment est extrêmement important. Il n'y a pas d'unité si les jeunes ne sont pas présents, et cela doit se faire avec les concepts expliqués par le Secrétaire du Parti de l'Université de La Havane : «  Il ne faut pas regarder les jeunes avec un regard paternaliste, il faut être avec eux et il faut leur donner la possibilité et les espaces pour qu’ils participent, pour qu’ils créent, qu’ils apportent leur contribution, afin qu'ils puissent eux-mêmes grandir dans leur formation », et cela la jeunesse cubaine nous l’a démontré dans la lutte contre la pandémie.

Lorsque nous étions tous concentrés sur la manière de concevoir des stratégies pour faire face à la pandémie, lorsque nous nous sommes rendus sur place pour confier des tâches aux jeunes, ceux-ci étaient déjà en zone rouge, les jeunes étaient déjà dans les quartiers, les jeunes étaient déjà dans les zones où ils s'occupaient des personnes vulnérables et dans d'autres tâches. Les jeunes se sont eux-même convoqués, avec en tête l'Union des jeunes communistes et les organisations étudiantes et sociales auxquelles ils appartiennent.

L'autre élément que nous devons prendre en compte dans les analyses que nous ferons pour assurer politiquement les processus, pour mettre en place le travail politique et idéologique, c'est l'éthique de la Révolution, parce que dans l'éthique se trouvent les valeurs qui ont été forgées tout au long de notre histoire. L’une de ces valeurs essentielles à l’heure actuelle est celle de l'anti-impérialisme, si vous n'êtes pas anti-impérialiste vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe dans le monde et vous ne pouvez pas comprendre ce qui se passe à Cuba. Ce n'est qu'avec un sentiment anti-impérialiste que l'on peut comprendre la perversité, l'opportunisme et les doubles standards avec lesquels les États-Unis ont traité Cuba ces derniers temps sur les questions de la COVID-19 et de la migration. Et dans le cadre de cette éthique, il y a quelque chose de fondamental que Fidel a toujours défendu : la vérité comme principe directeur de la politique.

Souvenons-nous des premières années de la Révolution, alors qu'il y avait aussi une énorme campagne de désinformation et de dénigrement de la jeunesse, qu'a fait Fidel ? L'Opération Vérité. Et que faisait toujours Fidel dans les moments difficiles ? Expliquer, partager avec tout le peuple les idées, les principales circonstances dans lesquelles les événements avaient eu lieu, l'évaluation des événements et aussi l'appel à y faire face.

Un autre élément est le droit, la défense de ce qui est juste, et ceci est lié au concept de justice sociale en tant que base de notre socialisme. Je crois que cette défense de ce qui est juste, a été exprimé ici d'une manière très passionnée par le jeune juriste, qui est aujourd'hui le président du Tribunal dans cette province, dans la capitale de Cuba, car en défendant ce qui est juste, nous défendons la dignité humaine.

Les premiers qui doivent défendre la Constitution et les lois à partir de nos actions et de notre assurance politique sont les militants du Parti et ce sont nos structures de base, et les premiers qui doivent continuer à parier sur le fait que nos processus soient plus démocratiques, que la participation du peuple dans tous nos processus soit plus large, sur le développement du travail politique à partir des bases populaires de la société, ce sont précisément aussi les structures du Parti, et tous ces éléments figurent dans nos concepts du droit.

Ajoutons à cela la politique solidaire. Il existe une phrase de Marti qui figure également dans notre Constitution : « avec tous et pour le bien de tous. » Cette solidarité qui naît dans nos familles, c'est la solidarité que nous avons dans nos quartiers, dans nos communautés, c'est la solidarité que nous avons au niveau de pays et c'est la solidarité que nous offrons également de manière exemplaire à d'autres personnes dans le monde qui en ont besoin, et c'est une solidarité qui est également façonnée par la participation populaire et qui est la base pour atteindre le bonheur et le bien-être de notre peuple.

Nous devons également être capables, dans les analyses que nous ferons, de trouver les contradictions dans notre société et de trouver les causes des contradictions dans la société, car ce n'est qu'en agissant sur les causes que nous pouvons réellement résoudre les problèmes.

Tout cela doit se faire avec une défense du socialisme à partir d'approches marxistes afin d'éviter de s'écarter du chemin, surtout à une époque où il y a des courants néolibéraux qui tentent d'imposer leurs critères et beaucoup de ces idées arrivent déguisées dans un manteau sémantique et émotionnel pour confondre.

Jamais dans aucune des stratégies et des actions tactiques de participation que nous promouvons depuis le Parti, nous ne pouvons manquer de prendre en compte les forces révolutionnaires, les rôles de chacune d’elles, leurs responsabilités, l'articulation révolutionnaire, comme celle que nous avons construite en ces temps d'agression médiatique sur les réseaux sociaux, la participation des jeunes comme une force révolutionnaire importante, et que là dans ce combat les jeunes trouvent leurs épopées. Et comme partie de ces éléments de forces révolutionnaires, comme quelque chose de nouveau, – que quelqu'un ici a expliqué et que nous devons continuer à approfondir –, il y a la figure du coordinateur politique dans le quartier, qui résout une énorme contradiction dans le débat que nous avons eu pendant des années dans le Parti sur la façon d'organiser le travail dans le quartier depuis le Parti, en orientant, en traçant la politique sans supplanter le gouvernement, sans supplanter le Pouvoir populaire, sans supplanter l'administration et sans supplanter les organisations qui évoluent aussi dans ce scénario de quartier.

La communication sociale doit soutenir tout ce que nous faisons, et elle est transversale à tous nos processus. Si nous ne communiquons pas, si nous n'argumentons pas, si nous ne convainquons pas, si nous ne parvenons pas à un consensus, comment pouvons-nous défendre nos idées ? Et pour ce faire, il est très important de nous projeter vers les contenus, vers les arguments, en tenant compte de l'hétérogénéité qui existe au sein de notre société, que cette hétérogénéité nous marque aussi différents secteurs, nous marque différents publics pour lesquels les contenus ne peuvent pas avoir les mêmes codes ou les mêmes discours, mais qui peuvent défendre les mêmes essences. Et il est important, comme cela a été demandé ici, que nous, les révolutionnaires et les militants communistes de premier plan, menions la bataille sur les réseaux sociaux.

Vous savez que nous avons fermement défendu la science et l'innovation comme faisant partie d'une composante du travail politique et idéologique, et qu'il s'agit de construire les interconnexions nécessaires entre le secteur du savoir dirigé par nos universités et nos entités scientifiques, technologiques et d'innovation avec un secteur productif de biens et de services qui se doit d’être plus innovant, et avec une administration publique qui se doit également d’être plus innovante, et que nous réalisions toutes ces interrelations. Dans quel scénario ? Dans le développement de stratégies territoriales au niveau local, dans les projets de développement local, dans le renforcement des systèmes productifs locaux et aussi dans la consolidation du développement à partir de la communauté, du quartier, de la municipalité, en passant par la province et jusqu'à la nation ; ceci également soutenu par les processus d'informatisation de la société, que nous aspirons maintenant à porter au concept de transformation numérique de la société, et par le développement et la défense du concept de Pouvoir populaire dans notre société conçu par Fidel, qui comprend la participation populaire, la démocratie, le contrôle populaire et l'éducation populaire, et qui doit créer trois moments étroitement liés : des espaces comme ceux que nous avons, que nous devons perfectionner, où notre peuple, nos travailleurs et nos jeunes participent pour émettre des opinions, pour critiquer, pour proposer, pour convoquer, pour créer des consensus.

Un deuxième espace est qu'après la tenue de tous ces débats sur la participation populaire, les représentants de notre peuple, qui sont nos délégués aux assemblées municipales du Pouvoir populaire, et nos présidents de conseils populaires, portent ce débat à l'assemblée municipale du Pouvoir populaire et ensuite, cette assemblée, en représentation du peuple, approuve ce que nous pouvons faire à tout moment en fonction de l'équilibre des ressources disponibles, et une fois ce document approuvé, comme aujourd'hui tous les conseils populaires de notre pays savent de quel budget ils disposent, en fonction de l'exercice budgétaire qui a été fait cette année, et lorsque le budget est approuvé, comme c'est le cas aujourd'hui, tous les conseils populaires de notre pays savent de quel budget ils disposent, sur la base de l'exercice budgétaire réalisé cette année, pour mener des actions de transformation au sein de leurs communautés, avec la participation de la population qui a proposé le projet.

Un troisième moment est celui où, en proposant, en participant et en défendant les propositions, est exercé le contrôle populaire, et ce contrôle populaire doit impliquer la transparence de l'information, il doit également impliquer l'exercice de la reddition de comptes de tous les dirigeants dans n'importe quelle structure du Parti, du gouvernement, de l'administration, et la contrepartie appropriée qui exige et ne se contente pas de cette reddition de comptes. Si nous articulons tous ces concepts, nous avancerons sans aucun doute de manière plus unie et plus renforcée.

Une autre question que nous devons aborder dans le travail du Parti est la croissance et, plus que la croissance, l'état du militantisme, et pour ce faire, nous nous sommes proposés de croître en tant que Parti et en tant qu’Union des jeunes communistes dans tous les secteurs, dans tous les scénarios ; il y a des personnes, il y a des citoyens dans notre pays avec des valeurs suffisantes pour rejoindre les rangs de l’Union des jeunes communistes et les rangs du Parti communiste de Cuba. Nous devons renforcer et créer des organisations de base du Parti dans tous les secteurs de notre société.

Afin de continuer à perfectionner le travail du Parti, ce qui est l'un des mandats qui nous a été confié par le Congrès, il y a une série de questions auxquelles nous devons répondre chaque jour, et elles sont les suivantes :

Que faisons-nous pour favoriser la prise en charge des militants pour la croissance du Parti dans tous les domaines ?

De quoi et comment discutons-nous au sein de nos cellules ? Nous devons nous écarter de cette idée, dans nos cellules, nous devons rendre la discussion plus naturelle, la plus harmonieuse, la plus nécessaire pour tous les problèmes qui concernent notre peuple et nos militants, ceux de notre rayon d'action et ceux qui se situent au niveau de la société. La cellule ne peut pas être un espace de discussion limité, et la cellule doit discuter de toutes les questions avec la participation de ses militants, et aussi avec la participation des travailleurs et des jeunes qui ne sont pas nécessairement des militants du Parti.

Quelle est l'efficacité des évaluations régulières que nous faisons du travail des militants ?

Quelle est l'efficacité des processus d'évaluation et de reddition de comptes que nous entreprenons ?

Que fait-on au quotidien pour obtenir une plus grande participation populaire à nos processus ?

Que fait-on pour perfectionner le travail des organisations de masse ?

Quelle est la qualité des accords que nous prenons lors des discussions au sein des cellules ?

Quelle est la qualité du suivi que nous donnons au respect des décisions prises ? Et, bien sûr, tout cela conduit ensuite à une vision émanant du Parti pour améliorer notre travail.

La lutte contre la subversion politique et idéologique est également l'une des priorités, à partir du fait que ces tentatives de subversion génèrent des doutes et des confusions que nous devons démanteler à temps.

Rappelons-nous que lors du dernier Plénum du Comité central du Parti, dans le cadre de la continuité du 8e Congrès, nous avons approuvé un Programme national d'étude, de recherche et de diffusion de la pensée, de la vie et de l'œuvre du Commandant en chef. Nous avons approuvé un programme pour faire face à la colonisation culturelle qu'ils veulent nous imposer, et nous avons également approuvé un programme de prise en charge des problèmes des jeunes et des enfants, un programme qui doit nous conduire à l’élaboration, à la proposition et à la mise en œuvre de mesures publiques visant le traitement différencié des problématiques des jeunes et des enfants au sein de notre société.

Donner un appui politique à l'intense exercice législatif que nous sommes en train de réaliser afin que notre société puisse disposer, dans les plus brefs délais, des lois qui protègent et soutiennent la nouvelle Constitution qui a été adoptée.

Poursuivre le travail dans les quartiers avec passion et avec désormais les conclusions de l'apprentissage de tiré de ce que nous mettons en œuvre, de notre travail, qui doit aussi être perfectionné, et l'apport des rencontres qui doivent être systématisées avec les représentants des différents secteurs de notre société. Bien sûr, la manière dont nous, les cadres, agissons est importante dans cette démarche.

Je tiens ici à réaffirmer des idées que nous avons également avancées lors du 8e Congrès du Parti : la société et ses institutions ont besoin de cadres ayant une profonde formation éthique et professionnelle, qui se distinguent par des qualités telles que l’inquiétude révolutionnaire, la sensibilité aux problèmes du peuple, la volonté de se dévouer et la capacité d'affronter l'adversité avec créativité, et qui inspirent et motivent l'innovation.

En toutes circonstances, notamment les plus difficiles et les plus exigeantes, nos cadres doivent se distinguer par leur dévouement à leur mission, leur volonté d'exceller, leur modestie et leur sensibilité à se mettre à la place des autres en faisant passer le « nous » avant le « je ». Nous avons la responsabilité d'engager un dialogue sincère, avec le cœur, et de faire preuve d'agilité pour intégrer ces idées dans la prise de décision. Et un rôle fondamental pour que nos cadres agissent de cette manière est le travail de la cellule par rapport aux cadres, la qualité de la reddition de comptes que nous, les cadres, devons faire dans les structures de notre Parti et soutenir tout ce travail avec le contrôle populaire, la façon dont, à partir de la participation populaire, nous pouvons aussi évaluer le travail de tous ceux qui dirigent.

L'autre stratégie essentielle approuvée au Congrès a été la Stratégie économique et sociale, que nous avons considérée comme une stratégie nécessaire pour faire face à la crise au niveau international aggravée par la COVID-19 et qui, de ce fait, se base sur le Plan national de développement économique et social, la Conceptualisation de notre modèle économique et social et les Orientations de la politique économique et sociale du pays. Mais ce dont nous sommes le plus convaincus, afin de promouvoir le développement de la Stratégie économique et sociale, c'est que l'administration actuelle du gouvernement des États-Unis n'est pas en mesure, et n'a pas la volonté politique de changer la situation actuelle de sa politique envers Cuba ; c’est pourquoi, le blocus continuera à s'intensifier et nous continuerons à faire face aux circonstances ce contexte dont nous avons déjà parlé.

Ce que nous devons faire dans ces circonstances, c'est développer la résistance créative, c'est-à-dire la capacité du peuple cubain à se mobiliser par lui-même avec son talent, ses efforts, son intelligence pour surmonter l'adversité, et nous devons surmonter ce à quoi le blocus tente de nous soumettre, et vous allez dire : c'est de l'idéalisme. Non, ce n'est pas de l'idéalisme, c’est grâce à la résistance créative que nous sommes ici et en 60 ans nous avons vaincu le blocus ; mais la résistance créative est surtout ce qui a été fait pour combattre la COVID-19, lorsque grâce au talent, à l'intelligence, nous avons surmonté la pandémie.

Pour progresser dans la stratégie économique et sociale, nous devons continuer à maîtriser la pandémie, ce qui nous a permis d'ouvrir les frontières, de commencer à relancer la vie économique et sociale du pays. La stratégie doit être un processus de mise à jour constante, elle ne peut pas être une camisole de force, elle doit être envisagée à partir d'un point de vue, d'une approche dialectique, en gardant toujours à l'esprit que toutes les solutions que nous allons donner aux problèmes économiques doivent être des solutions socialistes, elles doivent être des transformations socialistes, qui nous permettent de récupérer l'équilibre social, de maintenir la propriété sociale comme hégémonique, elles doivent aller vers l'analyse de l'efficience, des économies. Ne pas parler seulement d'offre et de demande ; pour parler d'offre et de demande, nous devons mettre en avant et construire une théorie : la production.

Seule la production peut équilibrer l'offre et la demande, seule la production peut nous sortir de l'inflation, et nous faire sortir des prix élevés.

Un marché que nous devons assumer avec différents acteurs économiques, mais régulé par l'État ; une planification stratégique et financière moins administrative et moins bureaucratique, avec un équilibre nécessaire entre les mécanismes politiques et-idéologiques, économiques et administratifs, en pariant sur les enchaînements productifs entre les acteurs économiques et en cessant de l’utiliser comme slogan. Ici, maintenant, tout le monde parle d’enchaînements productifs et parfois ce qu’ils présentent comme enchaînements productifs n'a rien à voir avec les enchaînements productifs, mais nous l'assumons désormais comme un slogan. Ce qui est nécessaire ici, c'est de concrétiser, comme l’Entreprise Varona l'a fait, comme d'autres entreprises l'ont fait. En fait, quels sont les véritables enchaînements productifs capables d’assurer le développement ?

La matrice des acteurs économiques doit avancer de manière structurée et non fragmentée vers l'objectif de la construction socialiste. Aussi bien les acteurs économiques de l'État, de l'entreprise d’État que les acteurs économiques coopératifs et du secteur non étatique doivent travailler de manière complémentaire, en fonction des principaux programmes de développement économique et social, des projets de développement local et en y participant. Tous ces acteurs économiques doivent être articulés avec les acteurs sociaux, les acteurs politiques et les acteurs civils. Ainsi, s'il y a une entreprise d’État ou une PME non étatique, le Parti doit être présent, l’Union des jeunes communistes, de même que le syndicat ; dans ces entreprises il y a des femmes qui doivent être prises en charge par la Fédération, dans ces entreprises, les travailleurs sont membres des Comités de défense de la Révolution. Comprenez-vous ce que nous vous expliquons ? Aucun de ces processus ne peut être considéré comme isolé du tissu social et politique de notre pays.

À cet égard, nous devons nous demander comment combiner les activités non étatiques avec les intérêts publics dans le cadre de la construction socialiste ; comment l'entreprise d’État socialiste assume cette direction de relation, de participation, de prise en charge et invite et implique les acteurs non étatiques à travailler ensemble aux principaux programmes. Comment travaillons-nous avec des alternatives ? Comment, avec des mesures plus souples et attractives, parvenons-nous à oxygéner notre économie et la population dans les conditions actuelles, surtout en privilégiant l'approvisionnement alimentaire, les médicaments, les problèmes de transport, pour faire baisser les prix et pour obtenir la stabilité du Système national d'électricité ? C’est pourquoi, nous parlons de la nécessité pour le Parti de promouvoir une plus grande réponse économique de la part de tous nos acteurs économiques, avec davantage de production nationale, davantage de production alimentaire, en progressant dans l'application et les résultats des 63 mesures qui ont été établies à travers un exercice démocratique et la participation des producteurs agricoles, car ce furent les producteurs agricoles – c'est pourquoi ils sont maintenant tellement engagés dans ces mesures – qui ont proposé tout ce paquet de mesures, ainsi que la défense des 93 mesures qui ont été établies pour sauver le secteur de la canne à sucre.

Nous devons alors nous demander : Pourquoi les erreurs accumulées dans l'économie se répètent-elles ? Pourquoi des déformations du socialisme se produisent-elles et s'établissent-elles avec une certaine impunité ? Comment pouvons-nous renforcer les systèmes productifs locaux, le développement territorial et le développement local ? Et, par ailleurs, comment continuer à promouvoir les investissements étrangers et les investissements des Cubains vivant à l'étranger, et comment progresser dans les politiques publiques pour faire face aux situations de vulnérabilité et éliminer les inégalités, et avancer dans les politiques publiques destinées aux jeunes et aux enfants, comme je l'ai expliqué précédemment ?

L'entreprise d’État socialiste joue un rôle fondamental dans cette stratégie économique et sociale. L'avenir du pays, l'avenir de la construction socialiste du pays passe par le succès de l'entreprise d'État socialiste en raison de la conception idéologique qu'elle défend et parce qu'elle vise à être la principale à satisfaire les besoins de notre peuple. Au sein de l'entreprise d'État socialiste, nous devons également préparer et former des jeunes qui auront la possibilité de s’épanouir et de devenir les principaux dirigeants de ces entreprises.

Nous devons penser à une subordination et à une structure adaptée à chacune des entreprises. Nous avons beaucoup d'entreprises nationales et provinciales, et ce dont nous avons besoin ici, c'est d'une entreprise municipale solide pour pouvoir développer l'autonomie municipale et mettre au point des systèmes de production locaux et des processus locaux. Nous avons aussi beaucoup d'entreprises à la direction surdimentionnée, avec beaucoup de structure de gestion administrative de gestion, avec beaucoup de personnes aux salaires les plus élevés qui ne sont pas liées à la production et aux services.

Alors, que se passe-t-il ? Nous allons tout résoudre, pour qu'il y ait de la rentabilité, non pas sur la base d'une analyse structurelle, d'une analyse économique et financière rigoureuse de la rentabilité, mais en augmentant les prix. Et qui est touché par l’augmentation des prix ? La population ou le budget de l'État quand nous allons compenser en subventionnant les prix, pour qu'il n'y ait pas de hausse de prix pour la population. Et la vie nous a déjà montré, et nous apprenons constamment, que ce que la bureaucratie génère, ce sont des rapports, des contrôles inefficaces et des réunions qui ne servent pas et ne produisent rien. Nous allons donc également faire en sorte que nos entreprises soient des structures plus efficientes sur le plan organisationnel.

Une question que nous devons renforcer dans nos entreprises et qui doit être articulée avec d'autres concepts que nous avons développés ici, est que s'il y a un endroit où nous avons besoin de la participation des travailleurs, c'est dans l'entreprise. Les décisions prises dans une entreprise doivent tenir compte des opinions des travailleurs, de la participation des travailleurs et, parmi eux, des jeunes. Par conséquent, nous devons également nous demander, au sein de la direction de l'entreprise, comment élever le rôle politique des collectifs de travail en tant que fondement du système démocratique de participation à la construction du socialisme dans les conditions de notre pays.

Nous devons soutenir ce développement des entreprises à travers l'efficience des entités importatrices et exportatrices, où le contrat joue le rôle qui lui revient. Remarquez que, par exemple, ces jours-ci, nous avons analysé qu'une question aussi essentielle que les contrats passés pour la production agricole ne se faisaient pas par le biais du contrat en tant qu'outil juridique ; il s'agissait d'une conversation entre égaux, pour dire : tu me donnes tant et je vais t'aider pour ceci. Cela ne peut pas se passer comme ça. Une chose d'aussi essentielle, d'aussi stratégique, doit être abordée d'une manière différente.

L’innovation : j'insiste, l'innovation doit être présente sur notre parcours de développement et l'entreprise d'État socialiste doit défendre l'innovation. Nous devons faire un meilleur usage des pouvoirs qui ont été accordés aux entreprises. Les processus d'automatisation et d'informatisation doivent être développés au sein des entreprises.

L'agroécologie doit être développée au sein des entreprises agricoles comme l'une des variantes durables, en harmonie avec l'environnement, afin de produire des aliments dans nos conditions actuelles, alors que nous ne disposons pas de financement pour les engrais, pour les produits chimiques, et nous devons travailler sur la base de bonnes pratiques agricoles de développement durable et en utilisant des produits biologiques.

L'entreprise d'État socialiste doit tirer parti des interfaces qui ont déjà été créées entre l'université et l'entreprise, et la province fait figure de pionnière en la matière. La province dispose, comme interface de qualité, de l'interface de la Fondation de l'Université de La Havane et du Parc technologique de La Havane à l'Université des sciences informatiques (UCI), et de l'autre entreprise d’interface de l’Université technologique de la Cujae, partagée avec l'Université centrale de Las Villas.

Nous devons continuer à développer les exportations et parmi les exportations, de nouveaux articles exportables et continuer à récupérer les articles traditionnels ; le concept de pôle d'exportation qui a été développé dans un groupe de provinces ; le cycle fermé dans les entreprises, en reprenant les éléments de l'économie circulaire. Un pays comme le nôtre doit tirer parti de tout et ne rien laisser au rebut, tout ce qui est un sous-produit de la production ou un déchet doit être utilisé, et maintenant nous l’avons vu très bien appliqué par des formes de gestion non étatiques à la foire des acteurs économiques. Rechercher une offre maximale de biens et de services pour la population, diversifier les productions.

Une nouvelle fonction de l'entreprise d'État socialiste aujourd'hui, dans les conditions de notre socialisme, est de diriger l'attention et les relations avec le secteur non étatique. Et de nous demander : pourquoi l'inefficience, pourquoi l'inertie et la stagnation de certaines entreprises d’État ? Pourquoi n’applique-t-on pas les mesures et n’utilisent-on pas les pouvoirs qui ont été accordés aux entreprises ? Nous devons soutenir tout cela avec le renforcement du Parti, la croissance, la vie interne et externe du Parti dans ses structures dans le système des entreprises.

Il s'agit donc d'articuler tous ces éléments, il s'agit d'articuler tous ces concepts, il s'agit d'articuler des émotions et de l'intelligence avec les actions révolutionnaires, en défendant et en encourageant la résistance créative sans perdre l'enthousiasme et l'optimisme révolutionnaires, sans permettre à l'esprit révolutionnaire de s'affaiblir. Et pour ce faire, nous devons susciter une prise de conscience afin de pouvoir appeler à l'effort et au dévouement pour grandir face à l'égoïsme, l'individualisme et le pessimisme et poursuivre notre marche avec courage, avec dignité, avec décorum, un moral élevé, de la joie, de la confiance et de amour pour Cuba, afin que le Parti continue d'être l'âme de la Révolution et la garantie assurée de l'unité des Cubains.

Donner son cœur à Cuba, c'est ainsi que nous irons plus loin !

Au 1er Mai, on se donne à fond !

Le socialisme ou la mort !

La Patrie ou la mort !

Nous vaincrons !

(Ovation.)

Photo: José Manuel Correa

source : https://fr.granma.cu/cuba/2022-04-22/donner-son-coeur-a-cuba-cest-ainsi-que-nous-irons-plus-loin

Tag(s) : #Cuba, #Communiste, #PCC

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