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Photo: Eduardo Palomares

SANTIAGO DE CUBA.— Mère patrie, palmier droit et ferme, fierté de Cuba, au tronc si vertueux chargé de légendes, d'amour et d'insomnies dans le maquis rebelle, qui nous revient en florissant des Marianne d'exploits lumineux en des temps agités et incertains, marchant main dans la main avec l'homme qui la contemple et l'admire, le cœur galopant.

« Qu'y avait-il dans cette femme, quelle épopée et quel mystère y avait-il dans cette humble femme, quelle sainteté et quelle bénédiction y eut-il dans son sein de mère, quel décorum et quelle grandeur y eut-il dans sa vie simple, qu’on la décrit comme la racine de l'âme ? », s’interrogeait José Marti en évoquant Mariana Grajales Cuello, la mère des frères Maceo.

Car elle fut tout engagement, un tourbillon de principes qui conduit les enfants (hommes, femmes et adolescents) à la lutte pour l'indépendance, guérit les blessés de sa progéniture et l'étranger avec une égale douceur, et suscite l'admiration de tous, l'eau cristalline de la rivière, une étoile inextinguible au sommet des montagnes.

Sa détermination était si forte que, une fois installée en Jamaïque à la fin de la Guerre de dix ans, elle continua à inspirer la cause révolutionnaire par ses idées et son exemple jusqu'à sa mort, le 27 novembre 1893, à Kingston.

On comprend pourquoi le Commandant en chef Fidel Castro donna le nom de Mariana au peloton de femmes rebelles qui fit preuve d’une valeur inégalée durant la guerre, à l’instar de celles qui combattirent par la suite en Angola et dans d'autres pays. Tout comme celles qui aujourd’hui tirent la nourriture des champs, les enseignantes dévouées et ces femmes courageuses qui, dans la zone rouge, sont aux prises avec la COVID-19.

Ainsi, hier et aujourd'hui, Fidel lui-même les a loués dans la figure de la mère des Maceo lorsqu'il signala : « Ici, il n'y a pas que les hommes qui se battent ; ici, tout comme les hommes, les femmes se battent. Et ce n'est pas nouveau, l'Histoire nous a déjà parlé de grandes femmes dans nos luttes pour l'indépendance, et l'une d'entre elles les symbolise toutes : Mariana Grajales. »

Rapatriée à Cuba 30 ans après sa mort, la dépouille de l'extraordinaire Cubaine prend vie sur le sentier des fondateurs de la nation du cimetière patrimonial de Santa Ifigenia, où elle conspire avec José Manuel de Céspedes, José Marti et Fidel Castro pour continuer à défendre la patrie, forts de la validité de leurs idées et de leur œuvre.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2020-11-27/mariana-inextinguible-sur-les-hauteurs-de-cuba

Tag(s) : #Cuba

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