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17 Aug 2020


La Fédération Syndicale Mondiale suit avec préoccupation les développements concernant la vie et le travail des travailleurs domestiques dans le monde. Les travailleurs domestiques sont confrontés à des conditions de travail extrêmement négatives et difficiles qui se sont aggravées pendant la pandémie de COVID-19.

Selon l’OIT, il y a 67 millions de travailleurs domestiques dans le monde et 80% d’entre eux sont des femmes. Ils travaillent souvent sans contrat, ce qui signifie qu’ils perdent les droits de travail nécessaires et n’ont aucune protection juridique. Ils sont vulnérables au non-paiement des salaires et aux licenciements qui ont été répandus pendant la pandémie.

En Argentine, le pourcentage de travailleurs domestiques travaillant dans le travail informel est de 70%, tandis que seulement 33% de ceux qui ont un contrat ont reçu le plein salaire sans aller travailler en raison de la pandémie. Le reste ne serait pas payé s’ils ne se rendaient pas au travail à cause du Coronavirus, ils ont donc été contraints de partir au risque de leur santé mais aussi sans la licence nécessaire lors du confinement.

De même en Équateur, il n’y a pas de contrat et 85% des travailleurs domestiques ont été licenciés au cours des premiers mois de la pandémie. À Rio de Janeiro, au Brésil, le premier décès de COVID-19 a été celui d’une travailleuse domestique de 63 ans qui a été infectée par son patron après son retour d’un voyage en Italie. On estime qu’il y a 6,1 millions de travailleurs domestiques au Brésil, alors que seulement 4% d’entre eux sont organisés dans leur syndicat.

La situation est sombre dans toutes les régions du monde, par exemple en Indonésie où il y a 4,2 millions de travailleurs domestiques, une enquête a révélé qu’ils ne touchaient que 20 à 30% du salaire minimum de leur pays. Au Moyen-Orient, il y a 2,1 millions de travailleurs domestiques qui sont des migrants originaires du Sri Lanka, des Philippines, du Bangladesh, du Népal, d’Indonésie, du Kenya et d’Éthiopie, qui, selon les rapports de l’OIT, souvent ne sont pas payés du tout pour leur travail. Dans les pays du Golfe, leurs patrons détiennent leurs visas et ils ne peuvent pas changer de patron sans leur permission. Dans d’autres pays, comme la Tunisie, les travailleurs domestiques disent avoir été les premiers à être licenciés, tandis qu’à Hong Kong et à Singapour, la loi les oblige à rester avec leurs employeurs, de sorte que pendant la pandémie, ils ne pouvaient rester nulle part même pendant leurs jours de congé, en raison du confinement.

En Europe, l’exploitation est également très aigue, avec du terrorisme, des licenciements, de la violence sexuelle.

Tout ce qui précède met en évidence la gravité de la situation pour les travailleurs domestiques, dont la grande majorité travaillent dans le travail informel, ils ne gagnent que de miettes, ils travaillent dans les maisons de leurs employeurs en effectuant des travaux pénibles et insalubres, sans aucune protection contre toute forme de violation.

Les syndicats doivent intensifier leur action et prendre de nouvelles initiatives pour protéger et améliorer les conditions de travail de ces travailleurs, exigeant des mesures de soutien immédiat pour les personnes licenciées pendant la pandémie, travail avec des droits pour tous les travailleurs domestiques.

Nous invitons tous les travailleurs domestiques à joindre leurs syndicats! Seule la lutte organisée apportera des solutions, nous avons donc besoin d’une participation active dans les syndicats, des syndicats de classe et luttes militantes!

source :  http://www.wftucentral.org/la-fsm-sur-la-situation-des-travailleurs-domestiques-pendant-la-pandemie-covid-19-dans-le-monde/?lang=fr

Tag(s) : #FSM

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