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La Paz, 10 juillet (Prensa Latina) Le premier vice-président du Sénat bolivien, Milton Barón, a déclaré aujourd’hui qu’il était illégal pour un même ministre d’assumer deux portefeuilles, en se référant au titulaire de la Défense qui est depuis hier à la tête (par intérim) du Ministère de la Santé. Baron a souligné qu’il y a une crise politique institutionnelle au sein de l’exécutif qui s’est aggravée ces derniers temps.

'L’Exécutif est depuis longtemps dans une crise politique institutionnelle, au point qu´il n´y ait plus personne pour assumer le Ministère de la Santé ; ils ont dû nommer le propre ministre de la Défense dans une dualité de fonctions', a souligné le sénateur.

Du point de vue juridique, cela est illégal et inconstitutionnel ; une même personne ne peut assumer deux postes à la fois. Et sur le plan politique c’est un signe de faiblesse institutionnelle et de crise de l’Exécutif, a-t-il souligné.

Après les scandales de corruption, la mauvaise gestion de l’économie et de l’urgence sanitaire, le gouvernement transitoire finit par être plus qu´usé, a-t-il ajouté.

Puis Baron a affirmé que « plus personne ne veut travailler avec l´Exécutif, c’est pourquoi ils ne peuvent nommer personne d’autre au poste de ministre de la Santé ».

En outre, l’ancien président Evo Morales (2006-2019) a averti que la nomination du titulaire du poste de ministre de la Défense en tant que ministre par intérim de la Santé, plutôt que d’un expert ayant des connaissances face à la crise de la pandémie, est une irresponsabilité du gouvernement de facto de la Bolivie où des gens meurent dans les rues sans aucun plan à mettre en œuvre.

Le quotidien La Razon a pour sa part souligné que le ministre de la Défense, Luis Fernando Lopez, est un ancien militaire qui accompagne la présidente autoproclamée Jeanine Añez depuis le 14 novembre de l’année dernière (début du gouvernement de facto suite au coup d´État contre Evo Morales), excepté une pause de quelques heures après avoir été censuré par l’Assemblée Législative pour son rôle dans la répression contre les manifestations de Sacaba et Senkata provoquant la mort de plus de trente personnes.

peo/ga/otf

source :  http://frances.prensa-latina.cu/index.php?option=com_content&view=article&id=884468:mise-en-garde-contre-lillegalite-au-sein-de-lexecutif-de-facto-en-bolivie&opcion=pl-ver-noticia&catid=49&Itemid=101

Tag(s) : #Bolivie

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