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LA victoire irrévocable d'Evo Morales aux récentes élections en Bolivie (46,64% des voix pour Evo et 36,83% pour Carlos Mesa), a mis en lumière plusieurs aspects du rôle de l'OEA et de Washington tout au long de cette campagne de déstabilisation des gouvernements populaires ou de gauche, visant à remettre en place, même s’ils sont perdants, ceux qui brandissent les couleurs du néolibéralisme et de la soumission aux États-Unis.

Comme on pouvait s'y attendre, l'OEA s'est alignée sur les perdants et a choisi de remettre en question le système électoral et la Loi électorale, qui stipule textuellement que «  le candidat qui dépasse son adversaire le plus proche de dix points est déclaré vainqueur ».

Le président Evo Morales a qualifié de « coup d'État contre le peuple bolivien » l'action de l'OEA.

Le gouvernement des États-Unis, en plus de donner des instructions à l'OEA et de lui tracer une feuille de route pour chaque processus démocratique dans la région, a agi directement depuis son ambassade à La Paz.

L'Organisation des États américains a insisté sur le fait qu'« il existe suffisamment de raisons pour suggérer un second tour... », et elle a convoqué une réunion de son Conseil permanent à Washington, où elle a remis en question le processus électoral bolivien, évoqué la présence d’éléments de fraude, demandé l’organisation d’un second tour sécurisé, et autres, dans le seul but d’ignorer la victoire de Evo.

L'ambassadeur étasunien Carlos Trujillo a osé dire que le retard dans le décompte des voix était dû au fait que le parti de Morales était sur le point de perdre.

Par ailleurs, la représentante du Nicaragua, Ruth Tapia, a signalé que «  l'OEA n'a pas compétence pour intervenir dans les affaires intérieures des pays souverains », tandis que l'ambassadrice du Mexique, Luz Elena Baños, déclarait que « le rapport présenté par l'OEA aurait dû attendre le dépouillement complet des listes électorales ».

LES ÉTATS-UNIS ONT OPTÉ POUR LA VIOLENCE

De son côté, le réseau Jubileo Sur Americas a publié ces derniers jours sur son site Web plusieurs articles qui montrent l'ingérence flagrante des États-Unis dans le processus électoral en Bolivie.

Il affirme que des navires chargés d'armes ont effectué des voyages depuis les États-Unis, en particulier de Miami, jusqu'au port chilien d'Iquique. Cette cargaison était expédiée dans des conteneurs déclarés comme articles divers.

En outre, le citoyen bolivien Juan Carlos Rivero est accusé d’être responsable de l'achat d’armes aux États-Unis et de leur envoi à la Coordination nationale militaire en Bolivie. Cette personne est en relation directe avec l’homme politique de l'opposition résident à Miami, Manfred Reyes, qui est également lié à l'ambassade des États-Unis à La Paz.

D'autres éléments publiés sur le site Jubileo Sur Americas font référence au fait que le siège diplomatique des États-Unis a assuré le suivi en permanence de la livraison des armes et des munitions par l'intermédiaire de collaborateurs secrets. En ce sens, ils ont rencontré les principaux dirigeants de l'opposition bolivienne en vue du financement et de l’aide aux actions violentes planifiées.

Forts de cet aval en leur faveur, l'adversaire perdant Carlos Mesa et ses collaborateurs les plus proches ont appelé à des actions déstabilisatrices, tout en prétendant se déclarer vainqueurs et en créant une sorte de pouvoir parallèle dans le département de Santa Cruz.

source : http://fr.granma.cu/mundo/2019-10-29/vainqueur-evo-morales-vaincus-loea-et-les-etats-unis

Tag(s) : #Bolivie, #OEA, #Evo

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