Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

En juillet 1989, sénateur de Floride Connie Mack proposa au Sénat un amendement visant à interdire aux filiales de sociétés étasuniennes de faire du commerce avec Cuba, lequel fut approuvé

Auteur: Jorge Wejebe Cobo | informacion@granmai.cu

28 août 2019 17:08:21

EN juillet 1989, sénateur de Floride Connie Mack proposa au Sénat un amendement visant à interdire aux filiales de sociétés étasuniennes de faire du commerce avec Cuba, lequel fut approuvé. La disposition n'est pas immédiatement entrée en vigueur car, entre autres raisons, elle portait préjudice à certains partenaires commerciaux des États-Unis et à d'autres intérêts au sein de la politique intérieure du pays.  

Cependant, la tâche de Connie Mack a créé un précédent important pour les futures législations Torricelli et Helms-Burton. Rappelons que Mack fut un allié stratégique de la mafia cubano-américaine et un pionnier dans le lancement de son offensive visant à renforcer le siège économique, financier et commercial exercé contre Cuba.

En réalité, les lois Torricelli et Helms-Burton furent élaborées en grande partie par la Fondation cubano-américaine, la principale organisation contre-révolutionnaire qui, de la sorte, cherchait et cherche encore à détruire la Révolution et à restaurer le capitalisme à Cuba, afin de restituer les richesses du pays aux intérêts étasuniens et ses laquais nationaux.  

Ces espoirs de vengeance opportuniste se justifiaient d'ailleurs dans un contexte international marqué par ce qui semblait être la victoire imminente et définitive de l'impérialisme à l'échelle mondiale. En 1989, le camp socialiste et l'URSS, les principaux alliés et partenaires commerciaux de Cuba, traversaient leur crise finale vers la désintégration, dont l’Union soviétique elle-même en 1991.  

Dans ce contexte, beaucoup dans le monde avaient peu d'espoirs que Cuba ne puisse résister, isolée et privée de plus de la moitié de ses relations commerciales, sans crédits financiers, presque sans carburant et avec d’incertains nouveaux marchés pour ses produits.

La stratégie de l’administration étasunienne et de ses alliés fut alors de priver l’Île assiégée de toute possibilité de manœuvre et de condamner le peuple à la faim et à la misère, afin de provoquer ce qu'ils croyaient être l'effondrement inévitable du socialisme et de créer les conditions propices à une intervention militaire.    

La joie s'empara de nombreux ennemis de la nation, qui firent leurs valises en vue d’un retour triomphal et à Miami demandèrent des journées de congé pour venir « casser du communiste », sous la tutelle des Marines.

Mais l'histoire, à la grande frustration de l'empire, fut bien différente, bien que ces vieux rêves persistent au sein l'administration étasunienne actuelle, où les représentants de la mafia cubano-américaine influencent fortement la politique vis-à-vis de Cuba.  

À l'heure actuelle, l’initiative du vieux sénateur Connie Mack a été largement dépassée par l’application du Titre III de la Loi Helms-Burton, mais cet instrument de la vieille politique agressive est lui aussi voué à l’échec.
source :  http://fr.granma.cu/mundo/2019-08-28/apres-lamendement-connie-mack-un-nouvel-echec

Tag(s) : #Cuba, #Blocus

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :