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PC de Pologne, Non aux répressions pour activité communiste !
6/14/19 14H36
 Pologne, Parti communiste de Pologne En Europe Partis communistes et ouvriers

 

Le 12 juin à Varsovie, un piquet de grève a été organisé devant le Parlement pour protester contre le changement du code pénal qui criminalise les activités communistes. L'action a été organisée par le Parti communiste de Pologne et la campagne Histoire rouge (visant à préserver la mémoire du mouvement ouvrier).

Dans son discours initial, le représentant de l'Histoire rouge a fait part des menaces que représente l'article 256 du Code pénal, qui sera utilisé pour criminaliser les mouvements sociaux et de protestation, pour intimider les personnes ayant des procès criminels pour des opinions politiques, pour porter des vêtements à symboles communistes ou pour organiser des conférences scientifiques. Pour les autorités, la lutte contre le fascisme n'est qu'un prétexte pour durcir les sanctions contre les opposants politiques. Il existe déjà suffisamment de mesures juridiques pour démanteler les groupes fascistes. L'orateur postule - "les dirigeants, si vous voulez lutter contre le fascisme, le racisme et la haine, cessez de le soutenir, cessez de parrainer des manifestations et des réunions glorifiant les auteurs de crimes de guerre, le nettoyage ethnique, cessez de financer des organisations théoriquement patriotiques, qui sont en fait néo-fascistes".

La représentante du Parti communiste de Pologne a déclaré que l'art. 256 est un outil de lutte politique. Elle a rappelé que cet article a été modifié il y a 10 ans lorsque les autorités ont tenté d'imposer l'interdiction des symboles communistes, mais cette interdiction a été bloquée par la Cour constitutionnelle. L'oratrice a noté que les changements actuels signifient un nouvel affinement de la loi à plusieurs niveaux en mentionnant le communisme parmi les "systèmes totalitaires", en interdisant la promotion de l'idéologie communiste, la possession de symboles ou d'imprimés ou tout autre sujet au contenu mentionné et en augmentant la peine d'emprisonnement à 3 ans. Elle a également souligné que, ces dernières années, cet article a été surinterprété et utilisé pour lutter contre le PCP. Le procès des membres du comité de rédaction de "Brzask", d'une durée de 3,5 ans, en est un exemple.

La représentante du PCP a informé des protestations internationales devant les ambassades polonaises et des déclarations qui y ont été envoyées. Des résumés des lettres de protestation des partis étrangers et des organisations de jeunesse ont été lus pendant le piquet de grève.

Le journaliste qui s'est exprimé en dernier, a remercié les participants pour leur courage et leur intransigeance dans la défense de la liberté d'expression et de l'activité politique. Il a également appelé l'attention sur le fait que la résistance sociale à la décommunisation des noms de rues, qui a conduit à la restauration des toponymes précédents, n'aurait pas été possible si l'article 256 du Code pénal était alors en vigueur. Il a noté que la disposition sur l'"interdiction de l'idéologie communiste" est introduite dans un seul but : empêcher de promouvoir une vision différente de l'histoire polonaise, une autre vision d'une société, un autre système de valeurs que celui qu'utilise le pouvoir actuel.

Les participants à la manifestation ont annoncé de nouvelles protestations contre la nouvelle loi anticommuniste.

source :  http://www.solidnet.org/article/CP-of-Poland-No-to-repressions-for-communist-activity/

Tag(s) : #Pologne, #KPP, #Communiste, #Anticommunisme

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