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Le Guatemala, le Honduras et le Salvador forment ce que l'on est convenu d'appeler le « triangle nord centraméricain, l'une des régions les plus pauvres du continent après Haïti et l'une des principales émettrices de migrants sans papiers vers les États-Unis depuis la seconde moitié du siècle dernier.

Les migrations sont aussi vieilles que la pauvreté mais il y en a qui n'arrivent pas à le comprendre dont le président des États-Unis, Donald Trump ce qui est un peu bizarre si l'on prend en considération le fait que plusieurs membres de sa famille sont arrivés aux États-Unis à la recherche d'opportunités.

Il arrive que, irrité par l'annonce de nouvelles caravanes formés de Centraméricains qui traversent le territoire du Mexique pour arriver à la frontière sud des États-Unis, le président excentrique a annoncé la suspension de toute l'aide financière aux pays du triangle.

L'aide de Washington à ces pays n'est pas généreuse car elle a été réduite ces dernières années et dans le budget de 2019 il y a eu une grande coupe de presque 40% de ces fonds.

Ainsi donc, le Guatemala recevait 69,4 millions de dollars; le Honduras devait recevoir une aide de 65,8 millions; et le Salvador obtiendrait 45,7 millions, des chiffres tout à fait insuffisants pour les grands besoins qui existent dans la zone.

Mais, bon c'est quelque chose et il est vrai qu'au Guatemala, par exemple, le financement de la plupart de projets moyens et petits de développement social, communautaire , paysan ou pour des micro-entreprises est obtenu à travers d'organisations liées à l'USAID, l'Agence Étasunienne pour le Développement International.

Maintenant le président Trump a ordonné de suspendre toute cette petite aide et le secrétaire d'état nord-américain, Mike Pompeo, a commencé la procédure pour informer le Congrès de la mesure qui va à l'encontre de ce qui est nécessaire.

Avec quelques millions de dollars d'aide dont une bonne partie passe dans les démarches et dans les salaires des fonctionnaires étasuniens qui les acheminent, aucun de ces trois pays ne parviendra ni à atteindre le développement ni à sortir de la pauvreté.

Je me demande comment se sentent aujourd'hui les gouvernements du Honduras et du Guatemala qui avec une très grande disposition ont suivi les instructions de la Maison-Blanche pour, par exemple, reconnaître l'usurpateur Juan Guaidó au Venezuela ou resserrer l'étau autour de ce pays trahissant ainsi les intérêts de toute la région.

Le Guatemala a été le second pays, après les États-Unis, à transférer à Jérusalem son ambassade en Israël, violant ainsi des accords internationaux et mettant une pierre de plus sur les dos du peuple palestinien.

Une leçon intéressante pour ces gouvernants : la trahison n'est pas payée, les États-Unis n'ont pas d'amis, seuls des intérêts.

Edité par Reynaldo Henquen
source :  http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/187285-la-trahison-n'est-pas-payee

Tag(s) : #salvador, #Guatemala, #Honduras, #USA

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