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L'Organisation des Nations Unies a exprimé récemment un optimisme modéré sur l'initiative ayant pour objectif de mettre fin sous peu aux conflits armés en Afrique, qui font des milliers de victimes chaque année et qui figurent parmi les principales causes de la pauvreté endémique qui sévit dans ce continent.

Rosemary Dicarlo, secrétaire générale adjointe pour les Questions Politiques de l'ONU devant le Conseil de Sécurité, a assuré qu'un « vent d'espoir » souffle sur l'Afrique où, a-t-elle relevé, des efforts extraordinaires sont déployés pour faire taire les armes et obtenir la stabilité politique et sociale.

Rosemary Dicarlo a ajouté qu'il y a six ans, l'on a fait la promesse de mettre fin aux affrontements armés et que depuis lors l'on a beaucoup avancé pour atteindre ce but d'ici décembre 2020, c'est-à-dire, dans moins de deux ans.

Bien que tout le travail que font l'ONU et l'Union Africaine soit signe d'éloge, dans un continent qui a été pratiquement dépecé par la colonisation européenne et dont les traces se trouvent derrière presque chaque conflit, la réalité ne justifie pas, à ce qu'il semble, tout l'enthousiasme de la fonctionnaire.

Dans le Nord de l'Afrique se trouve la Libye, blessée presque à mort par une intervention militaire occidentale dans le but de renverser le gouvernement de Mouammar El-Khadafi et qui a transformé ce qui avait été une nation stable et prospère, en un territoire démembré, à la merci de groupes armés dont la réconciliation s'avère improbable.

Plus au sud il y a la large bande du Sahel, qui traverse le continent et qui relie le monde arabe et l'Afrique Sous-saharienne. C'est là où sévit le conflit du Mali où s'affrontent des groupes djihadistes , touaregs, des forces de l'état local, de la France, son ancienne métropole, et de l'ONU.

Quand le président de l'époque François Mitterrand, a annoncé en 2013 l'intervention des troupes de son pays dans cette guerre, il a promis qu'elle serait très brève et que ses soldats seraient ne tarderaient pas à rentrer en France. Cependant, 6 ans se sont écoulés depuis sans que cela arrive et qui plus est, la violence s'est étendue à des pays voisins comme le Bourkina Fasso et le Niger.

Un autre facteur dangereux est la présence de l'organisation extrémiste Bokop Haram, devenue un schiste à proximité du lac Tchad et qui affecte le pays de même nom ainsi que le Nigeria et le Cameroun.

Les conséquences de la violence persistent au Darfour qui est le théâtre d'une crise humanitaire d'une grande ampleur ainsi que dans la République Centrafricaine.

La situation est complexe en République Populaire Démocratique du Congo où sévit, d'un côté un conflit armé et de l'autre côté une épidémie d'ébola caractérisée par sa létalité élevée.

Depuis que l'épidémie a commencé , cela fait sept mois, 550 des 885 personnes qui ont contracté la maladie sont décédées et plusieurs attaques qui ont visé la semaine dernière des centres de traitement ne font qu'augmenter le danger.

Bien que l'on veuille croire que dans deux ans ces problèmes n'existeront plus, la vérité est qu'il y a peu de raisons pour être optimistes surtout parce que beaucoup de puissances coloniales européennes ne font pas ce qu'il faut pour effacer les traces des atrocités commises durant des siècles dans un des berceaux de l'humanité.

 

 

Edité par Reynaldo Henquen

 

source : http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/185124-l'afrique-entre-l'espoir-et-le-pessimisme

Tag(s) : #afrique

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