Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Venezuela, menaces américaines et soutien de l'ONU
 Par Ibis Frade Brito

Nations unies, 16 février (PL) La défense de la souveraineté et de l'autodétermination du Venezuela est une question qui est surveillée aujourd'hui par plusieurs États membres des Nations unies, qui se sont unis pour rejeter l'ingérence américaine.

C'est précisément l'un des bilans positifs de la récente visite du Chancelier vénézuélien, Jorge Arreaza, qui a tenu cette semaine plusieurs réunions au siège des Nations Unies à New York.

La première réunion s'est tenue lundi dernier avec le secrétaire général, António Guterres, et tous deux ont parlé d'une stratégie visant à renforcer la coopération avec l'ONU.

Le chef de l'organisation multilatérale a réitéré son offre de bons offices pour une négociation sérieuse au Venezuela qui profitera au peuple et contribuera à atténuer les tensions auxquelles ce territoire est confronté.

Après la réunion, M. Arreaza a assuré que son pays utiliserait toutes les voies diplomatiques pour garantir la paix, malgré les pressions et les menaces du gouvernement américain.

C'est ce qu'il a dit lorsqu'il a été interrogé par Prensa Latina sur le projet de résolution que les États-Unis préparent actuellement afin de le présenter au Conseil de sécurité pour justifier une éventuelle intervention militaire au Venezuela.

Le chancelier a également dénoncé l'ingérence ouverte de Washington, qui promeut des actions visant à déstabiliser sa nation et à établir un gouvernement fantoche dirigé par Juan Guaidó, chef d'un parlement en outrage et qui se proclame président " en charge ".

Face aux intentions américaines d'imposer une intervention humanitaire pour entrer au Venezuela, le gouvernement de Caracas mise sur le dialogue et une coopération accrue avec les agences de l'ONU pour apporter médicaments et nourriture, entre autres.

Le gouvernement de Donald Trump parle d'aide humanitaire, mais maintient les sanctions qui empêchent l'accès aux médicaments et autres produits de première nécessité, a dénoncé le représentant permanent du Venezuela à l'ONU, Samuel Moncada.

Arreaza et Moncada exposés aux manœuvres colonisatrices du Court-Circuit du Mouvement des Non-Alignés pour prendre le contrôle du pétrole et des ressources du Venezuela.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a souligné le soutien que son pays reçoit d'un important groupe d'États membres de l'ONU, qui s'opposent aux pressions et aux ingérences américaines.

C'est le cas de la Russie, de la Chine, de Cuba, de l'Iran, de la République populaire démocratique de Corée, du Nicaragua, de la Bolivie, de la Palestine, de la Syrie, de la Namibie, de Saint-Vincent-et-les Grenadines, du Suriname et du Myanmar, dont les représentants ont accompagné Arreaza dans sa déclaration.

A l'issue de leur visite, le 14 février, le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a annoncé que, collectivement, ils commenceraient à travailler dans différentes instances pour défendre les principes de la Charte des Nations Unies tels que la non-ingérence et le respect de l'indépendance des nations.

Le Conseil de sécurité, l'Assemblée générale et le Secrétariat de l'ONU vont prendre des mesures, a-t-il souligné.

Il a également rejeté le " spectacle humanitaire " organisé par les Etats-Unis, qui promet de l'aide, mais bloque des actifs vénézuéliens d'une valeur de plusieurs millions de dollars et impose des sanctions qui asphyxient l'économie et font du mal à la population.

Ils essaient de faire pression et d'assiéger les pays de la région pour qu'ils se prêtent à leurs manœuvres ingérencenistes, a-t-il dit en se référant à la déclaration publiée par le ministère cubain des affaires étrangères sur les mouvements militaires effectués par les États-Unis dans certaines bases aériennes des Caraïbes.

Pendant ce temps, le représentant permanent de la Russie à l'ONU, Vassily Nebenzia, a dénoncé que l'aide humanitaire supposée est utilisée comme un instrument dans le jeu politique contre le Venezuela, en violation du principe de neutralité.

On craint que d'aucuns ne considèrent une action militaire contre le Venezuela, ce qui est inacceptable. Malgré leurs visions et positions politiques différentes, les pays d'Amérique latine sont catégoriquement opposés à une telle action, a-t-il souligné.

Washington tente d'imposer au Conseil de sécurité, seul organe doté d'un pouvoir contraignant à l'ONU, un projet de résolution visant à faire pression sur le gouvernement vénézuélien pour qu'il accepte l'aide humanitaire.

Pour sa part, la Russie a préparé une initiative rivale sous prétexte qu'elle ne permettra pas l'adoption d'un texte avec la vision unique des Etats-Unis, et insiste sur la nécessité de respecter le droit international et la Charte des Nations Unies, et de trouver une solution pacifique aux controverses.

tgj/ifb
source : https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=253470&SEO=venezuela-las-amenazas-de-ee.uu.-y-el-apoyo-en-onu

Tag(s) : #Venezuela, #USA, #ONU

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :