Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

 

Photo: Ricardo López Hevia

Il faut persuader les citoyens que le vote dispersé est préjudiciable au processus, que le vote divisé et dispersé n'est pas ce qui convient au pays, ce n'est pas ce qui convient à la Patrie, ce n'est pas ce qui convient à la Révolution (...) dans un processus où toutes les conditions établies ont été respectées à la lettre. Cela constituerait un véritable triomphe de notre conception électorale et démocratique, un luxe que notre pays peut se permettre et que très peu de pays dans le monde pourraient se permettre.

Alors (...) il faut dire à chaque citoyen : c'est ce qui est bon pour le pays, c'est ce qui est bon pour la Révolution, c'est ce qui est bon pour la Patrie, vous êtes libres de faire ce qui vous semble bon. Nous respectons votre droit (...), mais ce qui convient au pays, c'est cela, ce qui convient à la Patrie, c'est cela, ce qui convient à la Révolution, c'est cela. Et, bien sûr, faire appel à l'esprit d'unité, à l'esprit de solidarité, à l'esprit révolutionnaire, à l'esprit patriotique de nos citoyens.

(...) Il faut faire la différence entre celui qui est un contre-révolutionnaire récalcitrant et celui qui peut se tromper, celui qui peut être désorienté. Il faut donner des éclaircissements à celui qui peut être désorienté, il faut faire sortir de son erreur celui qui s’est trompé.

C'est l'une des tâches politiques les plus importantes que nous devons accomplir, nous n'allons pas laisser à l'ennemi celui qui est désorienté pour qu'il le soit plus encore. Nous devons faire provision de patience, d'intelligence, utiliser les arguments infinis de la Révolution ; nous devons surtout leur faire voir (...) que ce qui se joue est très sacré, trop sacré pour que l’on puisse agir sans réfléchir, pour que l'on puisse agir de façon irresponsable.

Quand une armée aussi nombreuse de militants révolutionnaires s'est-elle jamais unie pour des élections ? Tout le processus a été suivi, tous les principes ont été appliqués, et heureusement, ils ont été respectés ; il reste maintenant la bataille du 24 février, un jour très symbolique, où notre dernière lutte pour l'indépendance a commencé. Il reste cette bataille qui, pour toutes les raisons que nous avons expliquées, est la plus complexe, la plus difficile ; mais j’ai la conviction que nous en sortirons victorieux.

Si nous affrontons la période spéciale avec un esprit inébranlable, si nous sommes prêts à résister à l'impérialisme sur tous les terrains, comment n’allons-nous pas combattre l'impérialisme et son idéologie corrompue, son idéologie réactionnaire dans la bataille des élections, dans la bataille du 24 février ?

Ce jour-là, c’est toute notre capacité d'organisation, de lutte, tout le bagage révolutionnaire que nous portons en nous, toute l'histoire que notre peuple a écrite, qui sont mis à l’épreuve. Cela plaide en notre faveur, parce que nous défendons la Révolution, nous défendons le socialisme, nous défendons la Patrie, nous défendons la nation (…).

Nous luttons pour la même chose pour laquelle nos compatriotes se sont battus en 1968, en 1995, pour la même chose pour laquelle nos ouvriers se sont battus tout au long de l'histoire du pays colonisé par l'impérialisme ; nous nous battons pour la même chose pour laquelle que nous nous sommes battus à la Moncada, lors de l’expédition du Granma, dans la Sierra, dans l’Escambray, à Playa Giron ; pour défendre la même chose que nous défendions pendant la Crise d'octobre ; pour défendre la même chose que nous avons défendu dans nos glorieuses et victorieuses missions internationalistes.

Nous défendons les principes pour lesquels nous n’avons pas abdiqué alors que tant d'autres l’ont fait, nous défendons les principes pour lesquels nous sommes prêts à donner notre vie (...).

Nous défendons ces principes, l'honneur de notre Patrie, l'honneur de notre peuple, l'honneur de nos générations, l'honneur des révolutionnaires, et nous sommes un grand nombre de révolutionnaires, il y a beaucoup plus de révolutionnaires que de contre-révolutionnaires dans ce pays ! Non seulement en quantité, mais aussi en qualité, et c'est dans cet esprit que nous devons aller à la bataille du 24 février, afin que Marti puisse être fier de nous.

Sources : Discours prononcé, le 6 février 1993, à l’occasion de la rencontre avec les candidats à la députation à l'Assemblée nationale et les délégués à l'Assemblée provinciale de La Havane.

source : http://fr.granma.cu/cuba/2019-02-21/nous-defendons-les-principes-pour-lesquels-nous-navons-pas-abdique

Tag(s) : #Cuba

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :