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mercredi 3 octobre 2018[]

Dans le contexte difficile de l’adoption de la loi ELAN, les élu.e.s communistes et républicain.e.s font le choix de ne pas se résigner et de continuer la bataille.

A la veille du congrès HLM, Meriem Derkaoui, maire d’Aubervilliers, propose de reprendre l’initiative en lançant "L’appel d’Aubervilliers".

Ce texte redit les exigences que nous avons toujours portées sur le logement et exige que désormais "le droit prime sur le marché".

Il sera rendu public lundi 8 octobre à 11H à la salle du conseil de l’hôtel de ville d’Aubervilliers.

L’appel :

Cet été 2018, Aubervilliers a été le théâtre de deux drames liés à l’habitat. Le second, survenu dans une habitation dont les conditions d’occupation n’étaient pas réglementées, comme près de 40% de logements locatifs privés dans ce quartier du centre-ville. 

Dans ce contexte, les marchands de sommeil prospèrent et tirent profit de la crise du logement qui s’intensifie en France et tout particulièrement dans les villes populaires. 

L’habitat privé précarisé, loin d’être un épiphénomène, a gangrené la plupart de nos villes, qu’il soit lié à l’habitat ancien, aux copropriétés dégradées ou à la paupérisation du tissu pavillonnaire et appelle une réponse publique d’ampleur.

En guise de solution, le gouvernement propose la loi ELAN qui vise à contraindre les offices HLM à mettre en vente certains de leurs logements sociaux. Ces ventes à la découpe présentent le risque énorme de voir exploser les copropriétés dégradées.

Derrière la volonté affichée de favoriser l’accès à la propriété, se cache le désir profond de ce gouvernement de démolir le logement social, pourtant un rempart pour permettre à des familles aux revenus modestes de se loger dignement. 

Le logement est porteur d’une contradiction majeure entre sa qualité de droit reconnu par la Constitution et le bien marchand qu’il représente et qui en fait l’objet de spéculations.

Dans nos métropoles en projet, la hausse des prix du mètre carré pénalise les familles et les met à la merci de propriétaires peu scrupuleux.

Malgré des efforts conséquents faits autour de la rénovation urbaine, la violation quotidienne de la loi SRU par certaines communes, la hausse des loyers et la baisse des APL ont alimenté les difficultés des salarié-es les plus pauvres.

Nous affirmons que le droit doit primer, et qu’il doit être garanti pour permettre à chaque citoyen-ne, à chaque famille de se loger et sortir d’une insécurité insupportable. 

Nous maire-s, parlementaires, élu-e-s, militant-e-s associatifs, voulons en finir avec ce cycle infernal. Il est temps qu’émerge une véritable sécurité du logement pour toutes et tous.

Le lundi 8 octobre à 11 heures, salle du conseil de l’Hôtel de ville d’Aubervilliers, nous exigeons du gouvernement qu’il mette en œuvre 5 actions concrètes.

1- Un arsenal législatif renforcé contre les marchands de sommeil permettant d’accélérer les démarches, prévenir les divisions pavillonnaires et faciliter les préemptions auprès de ces délinquants.

2- Des mesures répressives plus fortes contre les villes qui ne respectent pas les 25% de logements sociaux, prévus dans le cadre de la loi SRU. 

3- Un véritable soutien aux offices HLM afin de leur permettre d’entretenir et de rénover le parc social. 

4- Un plan d’action national pour mettre un terme aux copropriétés dégradées. 

5- La généralisation du dispositif de l’encadrement des loyers et du permis de louer, dont certaines collectivités veulent faire l’expérimentation dès aujourd’hui. 

Plus que jamais, la bataille à mener pour se loger dignement en France doit être une cause nationale.

source: http://www.elunet.org/spip.php?article104672

Tag(s) : #ANECR

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