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Alors qu'une bonne partie du monde a reçu avec satisfaction et avec soulagement les gestes de détente faits par les deux républiques qui composent la Péninsule de Corée qui ont profité des Jeux Olympiques d'Hiver, pour obtenir un rapprochement, il y en a qui, comme les États-Unis s'obstinent à battre les tambours de la guerre même en sachant que les armes nucléaires en seraient les principales protagonistes. 

Tel est le sens des déclarations de l'ex-secrétaire d'état des États-Unis Henry Kissinger, qui à l'âge de 94 ans, essaie de remémorer son époque belliciste durant laquelle il a reçu, grand paradoxe, le Prix Nobel de la Paix et il a conseillé au chef de la Maison-Blanche d'assener un coup nucléaire préventif à la Corée du Nord pour mettre fin au programme nucléaire de ce pays

Nous voudrions bien que de telles folies soient le produit d'une démence sénile et d'autres maux découlant de son âge avancé, mais ce qui est vrai c'est que l'agressivité la plus irrationnelle fait partie du code génétique de ce Monsieur dont le nom se trouvera un jour dans les annales de l'histoire à côté de ceux d'Hitler, de Mussolini et d'autres individus de son acabit.

Kissinger oublie que, dans le monde nucléarisé d'aujourd'hui, le coup préventif n'existe pas car la capacité de riposte de l'adversaire est imprévisible, mais sûre, ce qui provoquera un second coup, suivi d'un troisième et ainsi de suite tant qu'il restera quelqu'un en vie à même de lancer ne serait-ce qu'une pierre.

Il existe actuellement dans le monde plus de 15 mille ogives nucléaires dont une bonne partie sont opérationnelles, c'est-à-dire, qu'elles sont montées sur leurs vecteurs et prêtes à être lancées.

Il est vrai qu'en 1986 elles étaient au nombre de 70 000 mais cela n'est pas important car celles qui restent suffisent à détruire plusieurs planètes.

Quelqu'un ayant ne serait qu'un brin de bon sens ne peut penser à une attaque préventive dans un pays qui a des frontières avec d'autres grandes puissances nucléaires : la Russie et la Chine et qui est à côté de deux proches alliés des États-Unis : la Corée du Sud et le Japon.

Récemment, le 2 février, Washington a publié sa Révision de la Position Nucléaire, un document dans lequel il exprime sa volonté d'accorder la priorité aux armes atomiques tactiques, c'est-à-dire, de basse intensité, dont l'explosion ne causerait pas une dévastation globale, au dire de ses auteurs. 

Il faut dire à ce sujet que la bombe nucléaire la plus limitée qui existe a une capacité destructive plus grande que celles que les États-Unis ont larguées sur les villes japonaises d'Hiroshima et de Nagasaki et qui ont tué des centaines de milliers de personnes en quelques secondes seulement et dont les effets secondaires ont perduré pendant des décennies et nuit à plusieurs générations.

Il faut une forte dose de cynisme pour appeler cette catastrophe, comme le fait le jargon militaire étasunien, de simple saignement du nez, mais ce n'est pas le cynisme ce qui fait défaut à la Maison-Blanche et aux alentours.

Parlant en termes nucléaires, il n'existe des bombes ni petites ni grandes, il n'existe pas de coup dissuasif ou préventif, il existe seulement la raison ou la folie et peu à peu nous apprenons mieux de quel côté se situe chacune d'entre elles.

 

 

Edité par Reynaldo Henquen
source: http://www.radiohc.cu/fr/especiales/comentarios/155633-le-danger-d'une-guerre-nucleaire-plane-de-nouveau-sur-le-monde

Tag(s) : #paix

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