Des brigadistes étasuniens réaffirment leur soutien à la Révolution cubaine

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LE désir d’en savoir davantage sur la construction du socialisme à Cuba et de manifester leur soutien à la Révolution figuraient parmi les motifs de la 48ème Brigade Venceremos, en provenance des États-Unis, dont le programme d’activités s’est étendu du 23 juillet au 4 août

Auteur: Nuria Barbosa León | internet@granma.cu

3 août 2017 19:08:49

Le Chicano Nadir Rubén Romo Quesada s’engage à continuer de participer aux brigades pour braver les lois du blocus interdisant les voyages à Cuba. Photo: Orlando Perera

LE désir d’en savoir davantage sur la construction du socialisme à Cuba et de manifester leur soutien à la Révolution figuraient parmi les motifs de la 48ème Brigade Venceremos, en provenance des États-Unis, dont le programme d’activités s’est étendu du 23 juillet au 4 août.

Dans un entretien avec Granma International, au Campement international Julio Antonio Mella, dans la commune de Caïmito, où ils sont hébergés, les brigadistes ont déclaré avoir eu des échanges avec la population, visité des sites historiques, et assisté à la cérémonie nationale du 26 Juillet, qui s’est déroulée cette année dans la province occidentale de Pinar del Rio.

Le 26 juillet, jour de fête nationale, célèbre l’attaque, en 1953 par Fidel Castro et un groupe de révolutionnaires, des casernes Moncada, à Santiago de Cuba, et Carlos Manuel des Cespedes, à Bayamo, qui marqua la reprise de la lutte armée contre la sanglante dictature du général Fulgencio Batista. Cette date est commémorée à Cuba comme la Journée de la Rébellion nationale.

Les brigadistes ont pu connaître de première main la réalité cubaine, ce qui leur permettra, ont-ils dit, de contrer les informations mensongères distillées par les grands médias de leur pays.

Ils ont dénoncé la répression policière aux États-Unis contre les citoyens Afro-nord-américains, y compris les assassinats commis par des fonctionnaires des forces de l’ordre.

La jeune Frangy Pozo, étudiante en sociologie de l’Université de Pennsylvanie et fille de Dominicains, a signalé, les yeux embués de larmes : « Les gens à la peau basanée ne sont pas sûrs de rentrer chez eux sains et saufs. La police tue les Noirs parce qu’ils portent soi-disant des armes ou des drogues, et ensuite les enquêtes révèlent qu’ils ont commis “une erreur”. Il n’y a pas de sanction pour les assassins. Toutes ces exactions suscitent une répulsion populaire. Dans ces cas, ils émettent des excuses publiques, l’agent reçoit une somme d’argent pour qu’il se retire pendant quelques jours du service actifs, et très peu de policiers sont radiés des forces de l’ordre ».

Frangy Pozo, a condamné les abus de la police à l’encontre des Afro-américains aux États-Unis. Photo: Orlando Perera

Pozo, qui vit dans le New Jersey, en est à son premier voyage dans l’Île. Elle est membre du Black Youth Project 100, une organisation qui défend les droits civiques.

Elle a souligné que les États-Unis sont loin d’être ce grand paradis dont rêvent les gens et que le peuple est mobilisé en permanence pour arracher des conquêtes susceptibles de garantir un pays meilleur pour les futures générations.

Pour sa part, Denisse Coto Reyes, qui réside dans le Bronx, à New York, est diplômée de l’université privée Hobart William Smith College.

« Nous vivons dans un pays où il y a beaucoup de violence, où les gens sont terrorisés. Les communautés noires et latinos sont constamment harcelées par la police », a signalé cette jeune de 24 ans, fille de Portoricains.

Et Coto Reyes d’ajouter: « Autour de moi, je constate que le système politique exclut les larges majorités de la population. Je suis venue pour en savoir davantage sur le système socialiste cubain et voir comment Cuba parvient à résoudre ses problèmes sociaux. J’ai eu l’occasion de bavarder avec des jeunes et nous avons échangé des vues sur la construction d’une société plus juste ».

Pour sa part, Hector Rivera Toledo, travailleur dans un centre communautaire qui organise des ateliers dans le Bronx, nous dit avoir été mis au courant de ce voyage par des amis et des collègues de travail. Il s’est inscrit car il avait toujours rêvé de venir à Cuba participer à des journées de travail bénévole ou à des activités d’échanges.

« J’ai lu quelques livres et des articles sur la Révolution, notamment sur ses dirigeants : Fidel, Raul Castro, Ernesto Guevara et d’autres. Je suis venu ici pour apprendre. J’aimerais socialiser avec les Cubains et faire des amis », a-t-il dit

Il a aussi dit vouloir découvrir une culture très semblable à celle de Porto Rico, son Île natale. « J’ai surtout voulu apporter ma contribution en faisant du travail bénévole dans l’agriculture et les ouvrages sociaux », a-t-il indiqué.

Nadir Ruben Romo Quesada, né à Los Angeles, en Californie et résidant à New York, nous visite pour la troisième fois dans le cadre de la Brigade Venceremos, car, signale-t-il, il a toujours une bonne raison pour revenir. « Je viens à Cuba pour exprimer ma solidarité. Je pense que cette valeur humaine doit être sauvegardée et partagée, notamment par les hispanophones. Il est très nécessaire d’opérer cette connexion entre les peuples, cet échange culturel », a dit Romo Quesada, qui travaille dans une école publique.

Son principal motif est que les membres de la Brigade bravent les lois du blocus économique, commercial et financier imposé à Cuba par les États-Unis, des dispositions qui interdisent aux citoyens de ce pays de visiter la Grande Île des Antilles. De son avis, le gouvernement nord-américain viole le droit constitutionnel de ses citoyens de voyager à n’importe quel pays comme touriste.

Et d’ajouter : « À notre retour aux États-Unis, si on nous demande une autorisation quelconque, nous réaliseront un acte de désobéissance civile et exigerons le respect de nos droits. Nous entendons porter cette affaire devant les médias et nous organiserons un vaste débat public pour expliquer comment ils veulent détruire la Révolution pour recoloniser l’Île caraïbe ».

Les membres de la Brigade Venceremos se sont réjouis de leur séjour à Cuba et envisagent de célébrer le 50ème anniversaire de cette initiative en 2019 avec des activités aux côtés des membres des éditions précédentes, y compris du premier contingent venu dans l’Île en 1969.



 

source: 

http://fr.granma.cu/cuba/2017-08-03/des-brigadistes-etasuniens-reaffirment-leur-soutien-a-la-revolution-cubaine

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