XXIIIème Congrès du PST – POP

Publié le par anonyme

jeudi 15 juin 2017

 

Résolutions et motions au XXIIIème Congrès du PST – POP
Resolutionen und Anträge am XXIII. Parteitag der PdAS

Motion : modifications des statuts

Motion 1 :
L’article 3 f) sur la limitation du nombre de mandats des instances nationales du PST-POP est biffé.
L’article est le suivant : « Les mandats dans les divers organes du PST-POP (selon article 13) durent généralement deux ans. Ils peuvent être renouvelés au max. deux fois pour les membres du Comité directeur et du Président (de la Présidente). A chaque élection, il est recherché un renouvellement cohérent et régulier des responsables. 
Motion 2 :
L’article 15 est modifié 
Article actuel : « Le Congrès se réunit ordinairement tous les deux ans et extraordinairement par décision du Comité central ou à la demande d’au moins trois sections cantonales. Le Comité central fixe la date, le lieu et l’ordre du jour provisoire du Congrès et en avise les sections cantonales au moins six mois à l’avance (trois mois pour un Congrès extra­ordinaire). Les documents préparatoires émanant du Comité central doivent être soumis à la discussion des sections au moins trois mois avant le congrès. Pour un Congrès extraordinaire ce délai est de deux mois. »

Article modifié : « Le Congrès se réunit ordinairement tous les quatre ans et extraordinairement par décision du Comité central ou à la demande d’au moins trois sections cantonales. Le Comité central fixe la date, le lieu et l’ordre du jour provisoire du Congrès et en avise les sections cantonales au moins six mois à l’avance (trois mois pour un Congrès extraordinaire). Les documents préparatoires émanant du Comité central doivent être soumis à la discussion des sections au moins trois mois avant le congrès. Pour un Congrès extraordinaire ce délai est de deux mois. Le Comité directeur veille à organiser régulièrement des conférences nationales entre les Congrès. »

Développement

Motion 1 : 
L’article 3 f) prévoit actuellement que, d’une part, les mandats dans les divers organes du PST-POP durent généralement deux ans et que, d’autre part, ils peuvent être renouvelés au maximum deux fois pour les membres du comité directeur et du président. Cet article des statuts n’est tout simplement pas respecté dans le pratique, puisque la plupart des membres du comité directeur et du comité central siègent depuis plus de 4 ans. De plus, nous constatons qu’il ne serait pas possible de fonctionner correctement avec une rotation aussi rapide des dirigeants du parti.
Motion 2 :
Cette modification est liée, d’une part, à la suppression de l’article 3 f). D’autre part, elle provient du constat que l’organisation d’un congrès ordinaire tous les deux ans est épuisant pour le secrétariat national alors qu’un tous les quatre ans serait suffisant. De plus, les statuts autorisent à organiser une conférence nationales ou un congrès extraordinaire qui, dans les cas urgents, ont les mêmes compétences qu’un congrès ordinaire.

Les motions ont été signés par plus de vingt camarades

Adopté lors du 23e Congrès du PST-POP
11 juin 2017

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Résolution de Gauchebdo :
Le PST-POP réaffirme son soutien à ses journaux et à la valeur politique que ceux-ci représentent, et il soutient aussi les mesures d’assainissements financières qui ont été prises dernièrement tant par Gauchebdo que par le Vorwärts. Les deux journaux font partie du mouvement autour du PST-POP et soutiennent le Parti dans la diffusion de ses idées et de ses positions. Ils sont une plateforme pour soutenir les luttes dans les rues et sur les lieux de travail et pour mener des discussions sur la théorie et la pratique. Le Comité directeur du PST-POP peut publier des contributions dans les deux journaux.

Résolution des Jeunes POP vaudois et neuchâtelois :


Les mouvements de jeunesse du POP vaudois et neuchâtelois se sont attelés à un travail de réflexion ces derniers mois. Afin de mieux répartir le travail qui doit être fourni, l’argent que nous avons et les actions que nous menons, nous avons décidé de travailler sur une réforme de nos organes de décision et d’organisation. Nous sommes en train de mettre en place une « coordination interrégionale » afin d’appliquer le centralisme démocratique nécessaire pour faire grandir notre mouvement et propager nos idées. Le développement de nos 2 sections existantes et l’ouverture de nouvelles sections là où ne nous sommes pas encore présents constituent pour nous une priorité.

Les « Jeunes POP Suisse » constitueraient la jeunesse romande officielle du Parti suisse du Travail, avec ses propres statuts, sa propre cotisation, sa propre carte de membre, ses propres délégués dans les instances nationales du parti. Bien évidemment, nous encouragerons aussi nos membres à devenir membre du parti.

Les formalités et modifications statutaires seront avalisées par le comité central.

Adopté lors du 23e Congrès du PST-POP
11 juin 2017

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Résolution « Pour de nouveaux accords avec les pays européens »

Face à 10 ans d’échec, la gauche et le mouvement ouvrier doivent tirer des conclusions et affirmer clairement que l’ensemble des accords bilatéraux, y compris la libre-circulation des personnes, ont bénéficié seulement au patronat tandis que les travailleurs, en Suisse comme dans tous les pays de l’UE, ont subit de lourdes attaques. Refuser l’accord sur la libre-circulation des personnes signifie se distancier des politiques de la droite européenne et suisse et d’en finir avec une politique de classe élaborée par le patronat pour augmenter son profit.

Suite au refus en votation d’adhérer à l’Espace économique européen (EEE) en 1992, le Conseil fédéral s’est lancé sur la voie des accords bilatéraux avec l’Union européenne pour tenter de limiter les effets négatifs de l’Alleingang. Aujourd’hui, force est de constater que les bénéficiaires de cette voie sont avant tout les banques et l’industrie d’exportation (notamment la chimie et la pharmaceutique) et non pas les travailleurs, les paysans ou les petits entrepreneurs qui subissent au contraire les effets négatifs de ces accords qui ne font qu’appliquer en Suisse le droit communautaire fondé essentiellement sur le libre-échange et la libre concurrence.

Les accords bilatéraux visent principalement à inclure la Suisse dans le marché européen, c’est-à-dire à mettre en concurrence les entreprises suisses et européennes entre elles, et les travailleurs suisses et européens entre eux. Parmi tous les accords bilatéraux, un seul oblige le Conseil fédéral à consulter le peuple en cas d’extension à un nouvel État : l’accord sur la libre-circulation des personnes. Pour cette raison, le débat public se concentre presque uniquement sur la question de la libre-circulation des personnes, en négligeant presque toujours les autres principes du marché européen : la libre circulation des capitaux, des biens et des services.

L’accord sur la libre-circulation des personnes étant lié par une « clause guillotine » aux autres accords du paquet « accords bilatéraux I », la menace est sans cesse brandie par les défenseurs de la « voie bilatérale » qu’une remise en question de la « libre »-circulation signifierait la destruction de l’économie suisse car elle remettrait en question tout le paquet, c’est-à-dire les accords sur les obstacles techniques au commerce, sur les marchés publics, sur l’agriculture, sur les transports terrestres, sur le transport aérien et sur la recherche. Bien entendu, les défenseurs des accords bilatéraux ne précisent jamais que le contenu des accords est fondamentalement libéral et contraire aux intérêts des classes populaires suisses et européennes.

L’accord sur les obstacles techniques au commerce vise à améliorer l’accès des capitalistes suisses au marché européen et des capitalistes européens au marché suisse en harmonisant les prescriptions techniques de vingt secteurs de production. Il s’agit tout simplement d’un accord de libre-échange qui profite essentiellement à l’industrie suisse d’exportation capable d’être compétitive sur le plan européen (chimie, pharmaceutique, électronique). Le principe de cet accord, est que la qualité des produits ne doit pas être définie avant tout par l’intérêt public, mais par le fait d’être compatible avec les partenaires commerciaux de la Suisse. La même logique est à l’œuvre avec l’accord relatif aux échanges de produits agricoles , qui a supprimé les droits de douane et les obstacles non tarifaires au commerce pour toute une série de produits agricole, dont le fromage, les fruits et légume, l’horticulture et la viande. Le marché du fromage a par exemple été complètement libéralisé. Pour le PST-POP, les standards de productions dans l’industrie comme dans l’agriculture ne doivent pas être définis par nos partenaires commerciaux mais par les exigences des producteurs (travailleurs ou paysans), des consommateurs et de l’intérêt général (protection de la santé publique, de l’environnement, de l’agriculture suisse, etc.). Le PST-POP s’oppose également au principe du Cassis de Dijon que le Conseil fédéral a repris de manière « autonome » de l’UE et qui concerne aussi bien l’industrie que l’agriculture.

L’accord sur certains aspects relatifs aux marchés publics concerne l’ouverture réciproque des marchés publics communaux à la concurrence. Les autres marchés publics avaient déjà été ouverts par l’accord relatif aux marchés publics conclut dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). La concurrence va encore se renforcer, puisque la Suisse va prochainement ratifier le nouvel accord de l’OMC à ce sujet adopté en 2012. Pour le PST-POP, les marchés publics doivent être un instrument de politique économie au service de la population et de l’environnement. Ils ne doivent pas être soumis à une logique commerciale qui bénéfice essentiellement à quelques grandes entreprises.

Les accords sur les transports terrestres et sur le transport aérien mettent en concurrence les marchés des transports suisses et européens. Une des conséquences principales de l’accord sur les transports terrestres est que 20’000 camions (y compris des 40 tonnes) traversent les frontières suisses chaque jour. A cause de ces accords, la Suisse ne pourrait pas, si elle le souhaitait, mener une politique de transport plus écologique, par exemple en privilégiant le rail au détriment de la route, ou en imposant des règles plus contraignantes aux entreprises de transports aériens. Autre point important, aucun des deux accords ne prend en compte le fait que les camions, les trains et les avions ne fonctionnent pas tout seul. Aucun type de protection des conditions de travail n’est mentionné, alors que la mise en concurrence de ces secteurs implique une pression sur les salaires pour être plus compétitif.

L’accord de coopération scientifique et technologique entre la Confédération suisse et les Communautés européennes , plus connu en tant qu’ Accord sur la recherche , vise à ce que les entités de recherches suisses – universités, organismes de recherches, entreprises, personnes physiques – puissent participer aux programmes et projets inclus dans les programmes-cadres de l’UE, et qu’en échange les entités de recherches de l’UE puissent de même participer aux programmes et projets de recherche suisses équivalents. Il règle en outre les droits et obligations en matière de propriété intellectuelle, ainsi que de financement, pour ce qui est de la coopération entre entités suisses et de l’UE dans le cadre couvert par le présent accord. Tel quel, l’accord a des objectifs limités, et pourrait sembler non-problématique, si ce n’est positif, voire indispensable – la coopération internationale est en effet pour la recherche universitaire une nécessité difficilement contournable. Mais il ne faut pas oublier qu’il ne s’agit que du sommet émergé d’un iceberg d’une dérive néolibérale de l’enseignement supérieur et de la recherche, reflété à bien des niveaux de l’édifice bilatéral, et qui n’a rien de positif dans la mesure où le seul but de cette logique est de mettre les institutions académiques en concurrence dans le cadre d’un vaste marché européen, auquel la Suisse est intégrée. Avec des conséquences désastreuses pour les étudiants, et pour la recherche elle-même : abandon progressif des filières « non-rentables », renforcement de « pôles de compétences » au prix d’un rétrécissement du champ de l’enseignement et de la recherche, chasse aux brevets en lieu plutôt que recherche fondamentale. Le PST / POP s’oppose résolument à cette logique néolibérale. Nous prônons un enseignement, du primaire au supérieur, public, gratuit, démocratique et de qualité, qui doit viser le savoir, la culture et le bien de la société, et pour cela doit être libéré de toute logique de marché ou de rentabilité. La recherche doit être mise au service de la société, et non pas des exigences de profits des monopoles.

L’accord sur la libre-circulation des personnes a fait passer la Suisse d’un régime migratoire protectionniste basé sur les contingents à une libéralisation du marché du travail qui n’a pas amélioré mais au contraire aggravé la précarité des permis de séjour et les conditions de travail. La concurrence généralisée entre les travailleurs européens à provoqué une forte pression sur les salaires. Ainsi, grâce à cet accord, la bourgeoisie suisse a réussi à réduire le coût du travail pour rester compétitive dans la recherche du profit maximal. Certaines multinationales, comme le centre mondial de distribution de Gucci (Tessin), paient des salaires de 1’700 francs par mois aux ouvriers. La bourgeoisie qui gouverne la Suisse, toujours prête à dénigrer les frontaliers et les étrangers pour susciter la guerre entre les pauvres, profite énormément de la libéralisation du système des permis de séjour. En plus du dumping salarial, elle permet aussi à l’État de réduire ses coûts sociaux, sanitaires et de formation, dont les frontaliers ne bénéficient pas alors qu’ils paient des impôts ici. Voilà pourquoi le centre-droit et economiesuisse sont de si fervents défenseurs de la libre-circulation des personnes. Le PST-POP au contraire propose : 1) de garantir le plein emploi à travers la redistribution du temps de travail ; 2) de réduire le coût de la vie pour que le travailleur qui vit en Suisse ne soit plus désavantagé par rapport à celui qui vit à l’extérieur ; 3) d’éliminer le travail précaire à l’aide d’un nouveau modèle de contrat de travail qui garantit la sécurité de l’emploi au travailleur et en développant les conventions collectives de travail ; 4) d’introduire un salaire minimum pour tous, correspondant aux besoins des ménages dans la région concernée ; 5) de supprimer la multiplicité de statut de séjour au profit d’un permis C pour toute personne ayant un travail en Suisse.

Toute la construction européenne, à laquelle la Suisse est intégrée par le biais des accords bilatéraux, repose sur la libre concurrence et le libre-échange. Une construction intrinsèquement libérale qui ne laisse subsister aucun espoir d’évolution vers une « Europe sociale ». En ces temps de dérégulation et de toute-puissance des marchés, le PST-POP se veut porteur d’un programme bien différent, un programme qui vise à fixer des règles à la production et au commerce pour protéger les travailleurs et l’environnement, mais aussi à socialiser les secteurs clés de l’économie (banques, transports, énergies, services publics, propriété foncière) pour que ceux-ci soient gérés dans l’intérêt général et non dans l’intérêt d’une minorité d’actionnaires (suisses ou européens peu importe), comme c’est le cas aujourd’hui.

La Suisse n’est pas en dehors du monde. Des accords avec nos voisins sont nécessaires. Mais tant que des accords de libre-échange nous lieront à l’UE et mettrons en concurrence nos économies, tout programme progressiste comme celui du PST-POP sera voué à l’échec. En effet, les accords bilatéraux tels qu’ils existent aujourd’hui ne laisseraient pratiquement aucune marge de manœuvre à un parlement qui voudrait rompre avec le libéralisme et fixer d’autres règles économiques et sociales. Aujourd’hui, les socio-démocrates et la direction de l’Union syndicale suisse reconnaissent que les accords bilatéraux sont en partie problématiques, mais ils se contentent de défendre un renforcement de mesures d’accompagnement qui ont déjà montré toute leur inefficacité. Cette incapacité à admettre que les accords bilatéraux doivent être entièrement revus a déçu beaucoup de travailleurs et les a poussés vers l’extrême-droite.

Le PST-POP demande une renégociation de tous les accords bilatéraux dans l’intérêt des classes populaire et s’opposera avec détermination avec tout accord qui continuera a favoriser le libéralisme et le démantèlement social.

Adopté lors du 23e Congrès du PST-POP
Le 10 juin 2017 à Neuchâtel

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Résolution concernant la situation internationale

L’impérialisme, le capitalisme des monopoles, n’a jamais d’états d’âme quand il s’agit de défendre ses intérêts par les guerres et la violence. Depuis quelques années, nous observons un nouveau développement où l’impérialisme ne semble plus avoir besoin du masque des interventions et des guerres humanitaires. La guerre est devenue l’état normal du monde et un moyen éprouvé des puissances impérialistes pour imposer leur volonté, en particulier dans et contre les pays du Sud. Avec pour conséquences des « failed states » comme la Libye ou la Somalie et la « crise des réfugiés ». L’Occident semble de moins en moins craindre un conflit inter-impérialiste avec la Russie ou la Chine. La course aux armements, grâce à laquelle la bourgeoisie suisse s’enrichit de manière éhontée avec ses exportations d’armes, va se poursuivre jusqu’au prochain affrontement guerrier. Au cours des quatre dernières années, le commerce international d’armement a atteint son niveau le plus élevé depuis la fin de la guerre froide.
Le Parti suisse du Travail (PST-POP) défend la paix et le socialisme. Seul le socialisme pourra apporter une paix définitive à l’humanité. Le PST-POP défend le droit international qui est un progrès sur le plan international. Nous rejetons toutes les interventions militaires des pouvoirs impérialistes et défendons des solutions pacifiques et diplomatiques aux conflits militaires. Nous soutenons le droit des peuples à l’autodétermination.
La Suisse doit développer une neutralité qui promeut la paix et ne doit en aucun cas servir d’assistante de guerres. Les exportations de matériel de guerre doivent être interdites. La Suisse doit mettre un terme à toute relation avec l’alliance militaire de l’OTAN, dénoncer le « Partnership for Peace » et retirer ses soldats du Kosovo. Nous sommes contre toute forme d’intervention à l’étranger. Au contraire, défendons la paix en civil !

Syrie et Rojava
La guerre civile syrienne est très clairement devenue une guerre impérialiste par procuration. Les pays de l’OTAN et les pays du Golf se battent au côté de rebelles soi-disant modérés contre l’organisation terroriste Daesch et surtout contre le gouvernement syrien qu’ils veulent faire tomber. Les États-Unis et la Turquie interviennent également avec des troupes au sol dans le pays.
De l’autre côté du conflit, se trouve le gouvernement syrien d’Assad, soutenu par la Russie et l’Iran ainsi que par le Hezbollah libanais. Grâce à l’intervention de la Russie, le gouvernement syrien a pu récupérer des territoires et remporter d’importantes victoires militaires. La Russie fournit de gros efforts pour trouver une solution diplomatique au conflit. Sous sa direction, des négociations de paix entre les parties en conflit ont eu lieu dans la capitale du Kazakhstan Astana. 
Dans le nord de la Syrie, à Rojava, les Kurdes ont utilisés la guerre civile et ont gagné pour leurs territoires l’autodétermination et l’autonomie. Le danger existe cependant que ce projet progressiste soit compromis par l’impérialisme. Les États-Unis livrent des armes aux forces kurdes et essaient de les instrumentaliser pour leurs objectifs.
Le PST-POP exprime sa totale solidarité avec le peuple syrien et avec les peuples et les minorités de la région. Nous soutenons leur droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure. Les sanctions contre la Syrie, qui touchent avant tout la population civile, doivent être stoppées. Le gouvernement suisse doit s’engager plus fortement pour une méditation pacifique entre toutes les parties en conflit.

Turquie
Après la tentative de coup d’État de 2016 le gouvernement d’Erdogan a fortement augmenté la répression. Dans le contexte de la votation pour l’introduction d’une dictature présidentielle, gagnée frauduleusement, elle s’est encore accentuée. Les unes après les autres, les personnes critiques vis-à-vis du gouvernement ainsi que les opposant-e-s politiques – entre autre les dirigeant-e-s du parti d’opposition HDP – ont été emprisonné-e-s, parfois tué-e-s. Ainsi, la Turquie a jeté aux oubliettes tout ce qui lui restait en apparence d’un État de droit. Il s’agit aujourd’hui sans l’ombre d’un doute d’une dictature brutale qui mène une guerre, en particulier contre le peuple kurde. La Suisse ne peut pas fermer les yeux devant le fait qu’en Turquie, l’exercice libre des droits politiques est fortement limité et que le HDP et d’autres partis kurdes ou de gauche sont anéantis sous des prétextes cousus de fil blanc. Le PST-POP demande la libération immédiate de tous les prisonniers et prisonnières politiques et la fin de la guerre contre les Kurdes et les forces progressistes de Turquie. Le PST-POP exprime aux organisations et aux minorités persécutées par le gouvernement son entière solidarité. La Suisse doit immédiatement cesser tout soutien politique et économique au régime et utiliser tous les moyens diplomatiques et politiques pour accélérer la libération des prisonniers et prisonnières politiques. Les groupes proches de l’AKP ou les groupes turcs fascistes doivent être interdits en Suisse, pour y garantir la sécurité des Kurdes et des Turcs progressistes.

Yémen
En ce moment, l’Arabie saoudite mène une guerre sans pitié au Yémen. Le pays s’est retrouvé plongé dans le chaos après que le mouvement des Houthis a fait tomber le président yéménite Hadi, installé par les États-Unis et l’Arabie Saoudite. S’en est suivi une guerre d’agression de l’Arabie saoudite avec l’objectif de prendre le contrôle du détroit Bab al-Mandeb qui relie la mer rouge au golf d’Aden, un lieu essentiel pour le commerce du pétrole dans la région. Plus de 10’000 personnes, en majorité des civil-e-s, ont été tués jusqu’à présent. En raison du blocage saoudien des ports yéménites, une crise alimentaire qui menace de mort des millions de personnes s’est développée.
Le blocus maritime saoudien doit immédiatement cesser. Le PST-POP demande à la Suisse de s’engager pour la paix au Yémen et de livrer sans condition des vivres et du matériel de secours à la population yéménite. L’exportation d’armes vers l’Arabie saoudite est un scandale et doit être stoppée.

Sahara occidental
La République arabe sahraouie démocratique (RASD) ou Sahara occidental est occupé et exploité par son voisin le Maroc depuis sa fondation et le débat du pouvoir colonial espagnole. Au début de l’année, le Maroc a été à nouveau admis dans l’Union africaine, bien qu’il occupe une partie du territoire d’un pays membre. Il s’agit d’une tentative de normaliser l’occupation du Sahara occidental et de la graver dans le marbre. Le PST-POP demande la fin de l’occupation et le droit à l’autodétermination pour les Sahraoui-e-s.

Palestine/Israël
Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël poursuit l’annexion des territoires palestiniens occupés. En février, il a adopté une loi pour pouvoir légaliser durablement les colonies illégales sur le sol palestinien. Dans les prisons israéliennes, plus de 1500 prisonniers et prisonnières palestinien-ne-s se battaient pour des meilleures conditions de détention en faisant une grève de la faim. Le PST-POP exprime sa solidarité avec le peuple palestinien et demande l’abolition de la détention administrative et en général de l’emprisonnement de détenus palestiniens dans les prisons israéliennes. Il exige la cessation de la pratique d’internement d’enfants et de mineurs. L’occupation des territoires palestiniens et le régime israélien d’apartheid doivent cesser. La Suisse doit mettre un terme à son soutien au régime israélien et doit rejoindre la campagne internationale de boycott.

Brésil
Au Brésil, la droite a réussi à prendre le pouvoir à travers un coup d’État institutionnel. La présidente démocratiquement élue Dilma Rousseff, du Parti des Travailleurs PT, a été destituée suite à des accusations de corruption. Aujourd’hui, le régime issu du coup d’État tente de briser tous les acquis sociaux de sa prédécesseure. 40 millions de Brésilien-ne-s ont fait la grève. La démocratique au Brésil doit être rétablie ! La Suisse ne doit pas reconnaître le gouvernement de Temer issu d’un coup d’État et doit mettre un terme à son soutien économique et diplomatique, jusqu’à ce qu’un gouvernement démocratique soit élu.

Russie et Europe de l’est
Les États-Unis poursuivent la militarisation de la frontière avec la Russie. L’armée US a transporté des tonnes de matériel de guerre vers l’Est. Au même moment, 4000 soldats US ont été stationnés en Europe de l’Est. Il s’agit du déploiement de troupes le plus importants depuis la fin de la guerre froide, un signe de la tension croissante avec la Russie. En Ukraine, la guerre se poursuit entre les troupes du gouvernement d’extrême-droite de Kiev, soutenu par les États occidentaux, et les Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Dans le cadre d’un paquet d’aide financière du FMI, la Suisse a violé sa neutralité en accordant un crédit de 200 millions de francs au gouvernement ukrainien.
Le PST-POP proteste contre toute extension de l’OTAN dans les pays d’Europe de l’est et contre la militarisation de la région. Cela ne peut pas être interprété autrement qu’un signe d’agression contre la Russie et augmente le risque de guerre. Le PST-POP soutien tous les efforts pour une solution pacifique au conflit en Ukraine et appelle les autorités suisses à cesser leur soutien unilatéral au gouvernement ukrainien d’extrême-droite.

Vive la solidarité internationale !
Pour la paix et le socialisme !

Parti suisse du Travail – POP
Juin 2017

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Solidarité avec le peuple et le gouvernement de Venezuela

Nous, délégués et déléguées du congrès du Parti suisse du Travail – POP, confirmons notre solidarité avec la République bolivarienne de Venezuela et son gouvernement élu.

Depuis l’élection de Hugo Chávez et de ses alliés en 1999, c’est-à-dire depuis le début de la révolution bolivarienne, des attaques et des agressions de l’impérialisme contre la souveraineté et l’autodétermination du peuple vénézuélien ont constamment eu lieu. Rappelons-nous de la tentative de putsch avec l’enlèvement de Chávez en 2002.

Des parties des classes supérieures alliées avec des intérêts étrangers essaient depuis des mois d’empirer la situation économique et depuis quelques semaines d’attaquer cruellement le gouvernement progressiste. Ils prétendent agir au nom des droits humains, alors qu’ils sont les seuls à les violer et qu’ils n’hésitent pas à causer des dégâts matériels et des morts. Ils essaient de semer le chaos et de justifier une intervention étrangère car leurs propres forces ne suffisent pas. Ainsi, les États-Unis ainsi que l’organisation des États américains les soutiennent. Ils demandent également à d’autres pays de prendre des mesures contre le Venezuela, par exemple au Conseil de sécurité de l’ONU. A l’appui, les médias bourgeois diffusent des messages d’horreur et des images qui détournent cyniquement la réalité. Qu’ils passent sous silence les assassinats de journalistes et de militants, de même que les réussites de la révolution bolivarienne ; qu’ils minimisent dans le meilleur des cas les manifestations pour l’autodétermination et pour le gouvernement progressiste reflète l’hypocrisie de cette politique de l’opposition ne visant qu’à l’élimination du gouvernement démocratiquement élu de la révolution.

Le PST-POP condamne la violence de l’opposition et les tentatives d’ingérence étrangère. Nous soutenons le peuple vénézuélien, son mouvement ouvrier et son gouvernement légitime. Ensemble, avec eux, nous appelons au dialogue.

Le PST-POP exige la reconnaissance du droit à l’autodétermination et condamne toutes les mesures dirigées contre l’indépendance du Venezuela. Nous appelons le gouvernement suisse à s’engager dans ce sens.

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