Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Menacé de destitution au parlement et fortement contesté au niveau de son parti, le président sud-africain vient de perdre un nouveau soutien. Jacob Zuma a été déclaré persona non grata par le parti communiste sud-africain, lors de son congrès en cours cette semaine à Johannesburg. Après la puissante confédération syndicale, la Cosatu, le chef de l’Etat, empêtré dans une litanie de scandales, vient de perdre un second allié de taille au sein de la coalition gouvernementale.

 

Alors qu’il est contesté au sein du Congrès national africain (ANC au pouvoir), qu’il est sous le coup d’une menace de destitution au parlement, le président Jacob Zuma doit faire face à une nouvelle situation embarrassante.  Le chef de l’Etat sud-africain Jacob Zuma déclaré est persona non grata au congrès du Parti communiste qui se déroule toute cette semaine à Johannesburg. Et pour cause, les relations entre l’ANC et le parti communiste, deux poids lourds de l’alliance gouvernementale, se sont passablement détériorées. Un porte-parole du mouvement a expliqué que compte tenu des tensions qui existent, il est préférable que le président Zuma ne s'exprime pas pour éviter un incident similaire à celui du 1er mai. Ce jour-là, le chef de l'Etat s'était fait huer et avait dû précipitamment quitter un rassemblement de la Cosatu, la plus puissante confédération syndicale d’Afrique du Sud, l'autre grand allié du parti au pouvoir.

La principale pomme de discorde demeure la kyrielle de scandales qui entourent le chef de l'Etat. Pourtant, Parti communiste est pourtant l'allié historique du parti au pouvoir, l'ANC. Les années précédentes, le chef de l'Etat a toujours été le bienvenu. Le clivage est si profond que le secrétaire général du Parti communiste, Blade Nzimande, est revenu sur le soutien de son mouvement à l'élection de Jacob Zuma ajoutant: « Notre confiance a été brisée, nous devons en tirer une leçon ».

Le parti communiste vient ainsi d’emboîter le pas de la Cosatu quant au divorce avec le parti au pouvoir. Depuis des mois, la grogne monte contre Jacob Zuma, embourbé dans des scandales. A ce sujet, la Cosatu et le Parti communiste, ont tous deux demandé la démission du chef de l’Etat. Des positions  qui rejoignent celle de l’opposition. Quant au maintien ou non du parti communiste au sein de la coalition gouvernementale pour les élections présidentielles de 2019, les débats sont au menu et aucune option n’est à écarter.  

Christophe SESSOU / beninmondeinfos.com

source: http://beninmondeinfos.com/index.php/monde/33-afrique/8103-afrique-du-sud-zuma-perd-un-nouveau-soutien-de-taille

Tag(s) : #afrique

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :