DÉCISION POLITIQUE DU 20e CONGRÈS DU KKE

Publié le par anonyme

Le 20e Congrès du KKE s’est déroulé du 30 mars au 2 avril 2017 au siège du Comité central du Parti.

Le 20e Congrès a approuvé les Thèses du CC comprenant l’évaluation de l'action du Parti et ses tâches politiques jusqu'au 21e Congrès, en tenant compte de la discussion et du vote en faveur des Thèses par les Assemblées générales des cellules  et les Conférences. Il a également approuvé le Rapport du CC au 20e Congrès et le rapport de la Comité central d'audit.

Le 20e Congrès du KKE a adopté une Décision politique, qui définit les tâches du Parti jusqu'au 21e Congrès, en soulignant la nécessité de renforcer le KKE quant à l’action pour le regroupement du mouvement ouvrier, le renforcement de l'Alliance sociale, de la lutte contre la guerre impérialiste, pour le pouvoir ouvrier. Des tâches spécifiques se sont fixés concernant la construction du Parti dans la classe ouvrière, parmi les âges productifs, les jeunes, les femmes, le soutien du travail de la KNE, l’amélioration de la fonction des instances dirigeantes, l'émergence de nouvelles cadres.

Les documents du 20e Congrès équipent encore plus le KKE afin qu’il puisse répondre aux demandes actuelles de la lutte de classe et faire face aux difficultés avec détermination, en confirmant son rôle d'avant-garde de la classe ouvrière, d’un Parti communiste «  tout terrain ».

 

La réalité internationale actuelle

Le capitalisme est traversé par des contradictions aigues. La contradiction fondamentale entre le capital et le travail s’exacerbe, la tendance de paupérisation absolue et relative de la classe ouvrière se renforce, le taux de chômage permanent et de longue durée s’augmente, tout comme le degré d'exploitation de la classe ouvrière, toutes les contradictions sociales s’exacerbent.

Des antagonismes sans trêve se manifestent entre les États capitalistes, ses alliances militaires-politiques et économiques-politiques; des antagonismes qui ont conduit à des guerres impérialistes et à des réarrangements.

Les tendances établies les années précédentes sont les suivantes:

• La plupart des anciens États capitalistes puissants - parmi eux, même la première puissance capitaliste, les États-Unis - continuent à perdre des positions sur le marché capitaliste mondial, ce qui bénéficie principalement à la Chine.

• Très peu d’économies capitalistes ont atteint des niveaux de croissance supérieurs à ceux enregistrés avant la crise économique mondiale synchronisée (2008-2009).

• Des tendances protectionnistes de la production et de l'économie nationale se renforcent.

• La cohérence de la zone euro évolue de manière contradictoire. L’exacerbation des contradictions dans l'UE et la zone euro renforce les tendances séparatistes, qui, à leur tour, nourrissent l’ « euroscepticisme » bourgeois. C’est un courant qui est également  réactionnaire - antipopulaire, soutenu par des sections du capital, des forces fascistes et d'extrême droite et d'autres partis bourgeois.

• Dans le cadre du système impérialiste international on a la création des nouvelles unions capitalistes transnationales internationales et la reconstitution des plus anciennes (p.ex. BRICS, G20, etc.), ainsi que des régionales (p. ex. l’Organisation de coopération de Shanghai, l’ALBA en l’Amérique latine etc.).

Dans ces circonstances, les contradictions inter-impérialistes se renforcent. Tous les États capitalistes, d’abord les États-Unis, modernisent leur équipement militaire, alors que les plus forts cherchent à avoir un avantage au niveau des moyens de guerre les plus modernes.

La lutte de classe au niveau national demeure primordiale, alors que sa coordination au niveau régional et international est très importante. Le principal problème est qu’il n’y a pas un soulèvement du mouvement communiste sur la scène internationale, ce qui serait une véritable lueur d'espoir. Au contraire, beaucoup de partis qui se s’affirment communistes, se sont intégrés dans la gestion capitaliste et ils choisissent entre des alliances impérialistes.

Les tâches du Parti dans la lutte contre la guerre impérialiste

Le 20e Congrès du KKE a estimé que les conflits locaux et régionaux continueront, étant l'expression et le résultat des antagonismes et des contradictions inter-impérialistes exacerbés. Les zones d'opérations militaires possibles sont le Moyen-Orient, la mer Égée, les Balkans, l'Afrique du Nord, la mer Noire, l'Ukraine, la Baltique, l'Arctique et la mer de Chine méridionale et orientale.

En ce qui concerne notre région, l’aggravation de la situation entre la Grèce et la Turquie est possible, avec la participation d'autres pays aussi. La contestation des frontières et des droits souverains de la Grèce par la bourgeoisie turque s'inscrit dans ses relations de concurrence avec la bourgeoisie grecque dans la région.

La bourgeoisie grecque participe activement aux plans impérialistes, aux interventions, aux antagonismes et aux guerres, en mettant l'accent sur l'amélioration de sa position dans la région. Elle porte la responsabilité d'un engagement militaire possible du pays.

Le programme du Parti a établi notre position sur la guerre impérialiste et la ligne de notre action. C’est la tâche de l'avant-garde de la classe ouvrière, du KKE, d’adapter, de spécialiser, d'intensifier les slogans de lutte sans perdant de vue l’essentiel, c'est-à-dire le caractère de la guerre, qui est impérialiste en ce qui concerne toutes les deux côtés, quel que soit le premier attaquant. Nous fermentons cette position dans la classe ouvrière et les couches populaires et sur cette base nous luttons aujourd'hui dans les directions suivantes:

• Mettre en lumière devant le peuple le caractère impérialiste de la guerre, les risques, les responsables, la nécessité de leur condamnation politique et de lutte pour empêcher toute tentative de changer les frontières.

• Souligner le fait que la politique gouvernementale bourgeoise, en cas d'engagement militaire, est une continuation de la politique générale au détriment de la classe ouvrière et des couches populaires, soit dans des conditions de récupération capitaliste soit dans des conditions de crise économique manifestée. Souligner la nécessité que le peuple n’ait pas aucune confiance dans le gouvernement bourgeois, qu’il ne peut y avoir- et  il ne pourrait jamais y avoir  - une « unité nationale » entre la classe bourgeoise et la classe ouvrière, dans tous les pays.

• La nécessité de s’opposer à toute alliance impérialiste, luttant pour fermer toutes les bases étrangères de mort en Grèce, pour le désengagement de l'OTAN et l'UE, pour que toutes les forces militaires de l'OTAN se retirent de la mer Égée.

• Souligner la nécessité d'organiser la lutte, la résistance et la contre-attaque de la classe ouvrière et d'autres couches populaires de l'Alliance sociale, de mettre fin au changement des frontières, à une invasion - occupation potentielle, mais aussi aux participations à des guerres en dehors de nos frontières. Renforcer la lutte contre les gouvernements de la bourgeoisie, qui ont préparé le terrain avec la bourgeoisie des autres pays dans le cadre de l'OTAN et ont conduit à l'abattage les enfants du peuple. Coordonner la lutte du mouvement ouvrier - populaire des autres États, la connecter à l’objectif de renversement du pouvoir capitaliste en Grèce et dans les pays voisins, pour que ses peuples vivent en paix sous le pouvoir ouvrier.

Ces développements requièrent l’intensification de l’activité contre les guerres et les interventions impérialistes, avec une large ouverture des organisations du Parti et de la KNE, ainsi que des syndicats ouvriers, du mouvement ouvrier-populaire en général. Ils requièrent le développement de l'action de l’EEDYE (Comité grec pour la Régression internationale et la Paix), en particulier dans les régions avec des bases militaires et des quartiers généraux  au service de l'OTAN et de la « Politique commune de sécurité et de défense » de l'UE.

La position du KKE sur le désengagement de la Grèce de l’UE

Le peuple grec peut et doit choisir lui-même - par sa volonté et son action - de quitter l'UE, de mettre cet objectif au centre de ses slogans, en organisant sa lutte de telle manière qu’en même temps il revendique les « clés » de l'économie, la richesse qu’il produit par le passage du pouvoir dans ses propres mains. Ceci est une véritable alternative en faveur du peuple et vaut tous les sacrifices.

La Grèce capitaliste avec une « monnaie nationale » ne constitue pas une rupture en faveur du peuple. L'adoption d'une monnaie plus sous-évaluée, qui peut donner une impulsion éventuelle à la compétitivité et à la croissance en raison d’une main-d'œuvre moins chère entraînée par la dévaluation, ne peut pas être un élément d’amélioration de la vie de la classe ouvrière et des couches populaires. Toute éventuelle reprise de la production capitaliste, quand elle  se présente, ne sera pas accompagnée d'une reprise substantielle des salaires, des pensions, des droits, elle ne bénéficiera pas au peuple.

Les forces politiques qui soutiennent qu’un tel objectif constitue une « solution » ou un but intermédiaire pour des changements radicaux, au moins objectivement, servent des besoins particuliers des sections du capital et en général des variations de la politique bourgeoise résultant de l'intensification des contradictions. Par ailleurs, des politiques attaquant les conquêtes ouvrières-populaires sont appliquées tant dans les pays de la zone euro que dans les pays capitalistes avec des monnaies nationales.

Si l’UE et la bourgeoisie choisissent le retrait de la Grèce de la zone euro et le changement de monnaie, le KKE luttera, comme aujourd’hui, avec une ligne spécifique, qu’il promouvra dans le mouvement, parmi le peuple grec. Il interviendra de manière militante pour organiser encore plus décisivement la lutte pour la survie du peuple, pour la solidarité, pour qu’aucune famille populaire, aucun travailleur, aucun chômeur ne reste seul face aux impacts les plus aigues du changement de monnaie (marché noir, forte hausse de l'inflation), aux griffes des banques et des spéculateurs. Le mouvement ouvrier-populaire doit relier cette lutte à la lutte pour une véritable rupture avec le système capitaliste.

Le mouvement ouvrier-populaire en Grèce et en Europe, par des attentats  coordonnées et une contre-attaque globale, doit utiliser toutes les contradictions de la zone euro et de l'UE qui créent des brèches, afin de renforcer la lutte pour le renversement du pouvoir du capital, pour la conquête du pouvoir ouvrier dans chaque pays, qui promouvra et organisera la propriété sociale, la planification scientifique centrale de l'économie et des services, le développement productive en faveur du peuple.

Les tâches du KKE concernant la confrontation idéologique-politique

Le 20e Congrès du KKE a estimé que, tout au long de la période précédente, notre Parti a fermement résisté à la pression pour soutenir ou tolérer la gestion politique bourgeoise mis en œuvre initialement par le gouvernement de ND - PASOK et puis à partir de 2015 par les gouvernements de SYRIZA - ANEL. Il a révélé, il a mis en garde contre le vrai caractère de SYRIZA, ses relations avec les capitalistes nationaux et étrangers, avec divers centres impérialistes. La vie a justifiée les estimations, les positions du KKE, la ligne de lutte contre le capital, les unions impérialistes, les partis bourgeois, libéraux et sociaux, anciens et nouveaux. Le KKE a lutté contre l'ensemble de l'opportunisme, dont les forces - à l'intérieur et à l'extérieur de SYRIZA - exerçaient des pressions sur le Parti pour qu’il fasse partie d’une gestion politique du système. Tout au long des 4 années, le KKE a répondu avec succès à cette lutte idéologique et politique.

L'intervention du Parti, par opposition aux différents plans de réforme du système politique bourgeois, doit mettre l’accent sur les questions suivantes:

• Souligner la nécessité et l'actualité du socialisme,  à l'encontre des opinions historiquement dépassées qu’un gouvernement transitoire peut ouvrir dans le cadre du capitalisme la voie pour le renversement révolutionnaire, contre des illusions qu'il peut y avoir un pouvoir intermédiaire transitoire qui se placera entre le capitalisme et le socialisme, intensifier la lutte avec les acteurs politiques les exprimant. Lutter contre l'anticommunisme promu par diverses forces bourgeoises et états-majors.

• Il  faut un front constant contre les objectifs stratégiques antipopulaires de la bourgeoisie (reprise capitaliste, renforcement sur le plan géostratégique, faire de la Grèce un centre commercial- d'énergie, avec un rôle actif dans l'OTAN et l'UE, etc.). Souligner le fait que les forces principales du système politique bourgeois  s'accordent quant à ces objectifs stratégiques. Les différents points de vue et les contradictions qui existent concernant des questions de gestion sont liées aux contradictions au sein de la bourgeoisie, aux priorités et aux moyens de récupération capitaliste, aux hiérarchies dans des alliances transnationales du capital.

• Confronter les efforts continus de SYRIZA de mettre en avant un profil «de gauche», d’utiliser ses « différences idéologiques » avec la ND afin de désorienter et tromper de façon répétée les couches ouvrières-populaires. Confronter surtout la tentative dangereuse du gouvernement de s’emparer de manière vulgaire de l'histoire et des luttes du KKE et du mouvement ouvrier-populaire, de se présenter à peu près comme un pouvoir communiste.

• Front constant contre les efforts de revitalisation de la social-démocratie « ancienne» et « nouvelle », tant ceux initiés par SYRIZA qui utilise le papier de coopération avec la social-démocratie européenne, que ceux initiés par le PASOK et la Coalition démocratique.

• Renforcer la confrontation avec l’effort de la ND d’exploiter le mécontentement envers le gouvernement afin de se présenter comme une solution gouvernementale alternatif, comme le pouvoir qui, en réalisant d'une manière plus stable les objectifs du capital, va « faire sortir le pays de la crise ».

• Front constant contre l’« euroscepticisme », en particulier contre les forces opportunistes qui cherchent à jouer le rôle d'un nouveau barrage à la radicalisation de la conscience populaire, déguisant le caractère bourgeois de leur proposition politique par des slogans anticapitalistes.

• Confronter le nationalisme et le racisme, ainsi que l'anticommunisme primitif, promu par diverses forces qui appartient à la soi-disant « droite » et «extrême droite», et surtout les nazis de l’Aube dorée criminelle. Souligner leur caractère en tant que forces de soutien du système, leurs diverses interconnexions suspectes avec des centres dans le pays et à l'étranger, avec des sections du capital et des grands employeurs.

• Faire face aux illusions provenant des réformes du système politique bourgeois, à la peur parmi les forces ouvrières-populaires concernant une instabilité politique.

• Révéler la désorientation intentée par le débat hypocrite sur la lutte contre la corruption et les conflits d'intérêt, qui vise à masquer les causes réelles de la crise et de son impact sur les couches ouvrières-populaires, créer des illusions que le phénomène de la subornation et la corruption peut être maîtrisé par des «commissions d'enquête », par le renforcement des mécanismes de contrôle de l'État bourgeois, par des soi-disant changements à la justice. Souligner que la corruption est inhérente au capitalisme. En même temps, promouvoir les propositions spécifiques répétées du KKE – qui ont été rejetées par le gouvernement et d’autres partis de l'opposition – en tant que mesures minimales de réduction de la corruption.

Un front spécial doit être développé contre l'effort d’intégrer des masses ouvrières-populaires à travers le fonctionnement des institutions et des structures de l'État bourgeois:

• Confronter les illusions que les réformes institutionnelles et la réforme constitutionnelle, promue par le gouvernement SYRIZA – ANEL, améliorent l'État bourgeois en faveur du peuple, qu'il s’agit des mesures d’«élargissement de la démocratie ». Mettre en évidence le caractère de l'État actuel comme un mécanisme de défense et de promotion des intérêts du capital, des monopoles. Ce caractère ne change pas, il ne peut pas être modifié bénéficiant au peuple, aux travailleurs.

• Mettre en évidence le rôle de l’Administration locale et régionale en tant qu’instrument de l'État bourgeois servant la mise en œuvre de la politique antipopulaire, et en même temps confronter sa fonction concernant l'intégration des masses ouvrières-populaires dans des programmes et des structures de gestion de la pauvreté et du chômage, à travers des programmes de l'UE, des structures des ONG et du volontariat. Souligner l'exemple de cinq municipalités où les communistes ont assumé la responsabilité de l'administration (Patras, Chaidari, Petroupoli, Kesariani, Ikaria), qui, dans le cadre des institutions et des ressources financières étouffantes, organisent les revendications, la mobilisation populaire et l'action en faveur de ceux qui sont désavantagés, des couches populaires de leurs villes, en respectant la promesse électorale qu’ils ont donnée au peuple de leurs municipalités que leur rôle sera clairement celui d'opposition aux institutions centrales du pouvoir capitaliste.

• En particulier, le rôle de la soi-disant « Économie sociale et solidaire » doit être dénoncé aux couches ouvrières-populaires plus amples, et plus particulièrement aux chômeurs. À travers les divers types de coopératives et d'entreprises dites coopératives sociales, de l'utilisation large du « volontariat », sont promues la généralisation des formes flexibles d'emploi et la tromperie des chômeurs, et en même temps l'État bourgeois fuit plus facilement ses responsabilités concernant des questions politiques en matière de Santé, de bien-être, ce qui entraîne la dégradation de tous les services rendus aux travailleurs. En fait, elle agit comme un levier supplémentaire de détérioration des relations de travail et d’augmentation du degré d'exploitation avec le travail volontaire, les horaires extensifs, les bas salaires, la réduction des prestations sociales qui étaient auparavant gratuites, ainsi que comme un mécanisme de manipulation et d'intégration.

 

Les tâches du KKE pour le regroupement du mouvement ouvrier et le travail politique des communistes dans les syndicats

Le 20e Congrès du KKE, sur la base des documents programmatiques et de l'expérience de l'activité du Parti de la période précédente, a établi les tâches du Parti concernant le travail pour le regroupement du mouvement ouvrier. Le contenu principal du regroupement du mouvement ouvrier se précise comme la préparation et le développement de sa capacité de faire face avec détermination et efficacité, en alliance avec les couches populaires des travailleurs indépendants de la ville et de la campagne, à la stratégie unique du capital et du pouvoir capitaliste.

La réalisation de cette tâche nécessite l’intensification de la lutte idéologique-politique dans le mouvement syndical. Les forces politiques bourgeoises, les employeurs leur-mêmes, les divers mécanismes de l'État, l’opportunisme interviennent de manière organisée au Syndicats. La politisation de l'action des Syndicats dans une direction anticapitaliste concerne tout d’abord leur direction générale, car ils ne se limitent pas uniquement  à un cadre spécifique de lutte. Nous cherchons que les syndicats prennent position en faveur de la lutte de classe et de l'élimination de l’exploitation, contre le consensus entre les classes, l' « intérêt national commun », la subordination en fin de compte aux capitalistes. Le mouvement ouvrier a payé cher les illusions qu'une ligne soi-disant « plus étendue », qui est centrée uniquement ou principalement sur le problème spécifique de chaque lieu de travail, peut élargir le cadre de ralliement et faciliter l'objectif global. Les effets à court terme d'une telle ligne dans d'autres conditions sont rapidement devenus une « plume dans le vent » et ont conduit à la déception et au retrait même de forces cohérentes.

La politisation se fait sur les termes de mouvement, de participation des travailleurs, et en prenant en compte que les membres des syndicats n’ont pas tous conquis la conscience politique de classe. Le travail pour la politisation, pour surmonter des phénomènes de logique corporatiste doit être développé chaque jour par l’attention et l’agitation créative des communistes, pour qu’une bonne relation entre le Parti et les syndicats soit formée, pour ne donner pas parfois, par inadvertance, l'impression que les syndicats sont transformés en « organisations du parti» en transmettant « sèchement » des positions, des slogans, des méthodes de travail du parti.

Avant tout, il est nécessaire de mieux spécifier, de mieux élaborer les revendications et le contenu de chaque lutte, les positions et les slogans dans tous les syndicats, tous les secteurs, tous les lieux. C’est la seule manière de dépasser les généralités, la répétition des slogans stratégiques généraux. Le communiste agit ouvertement, il ne cache pas son point de vue, ne fait pas des concessions quant aux positions et au Programme du Parti, mais en même temps il est jugé chaque jour par rapport à sa capacité de former un cadre de lutte et de revendications qui facilitent le rassemblement des travailleurs et empêchent ainsi la manipulation et l’intégration plus faciles.

Il est nécessaire de développer une orientation durable et une meilleure capacité à renforcer d’en bas, commençant par le lieu de travail et le syndicat, la ligne de lutte centrée sur les besoins contemporains des forces ouvrières-populaires. Il nous faut développer la capacité de dévoiler le fait que c’est la propriété capitaliste elle-même et le profit capitaliste qui font obstacle à la satisfaction des besoins contemporaines et des revendications les exprimant; de dévoiler de façon convaincante, à travers la confrontation dans les petites et grandes luttes, les mécanismes d’exploitation et surtout les conditions pour leur suppression. Encore, le Parti et chaque communiste doivent conquérir la capacité de travailler avec un plan et une continuité parmi les masses ouvrières-populaires, de contribuer à leur organisation et leur rassemblement, à l’éducation visant à la radicalisation de leur conscience, à la montée de l’exigence et de la combativité dans l’action pour la satisfaction de leurs besoins contemporains.

Même si la satisfaction des besoins contemporains doit fait l’objet de revendications dès aujourd’hui, elle ne rentre pas dans le cadre capitaliste, mais requière la socialisation des moyens de production concentrés et leur intégration dans la planification centrale scientifique.

Par la mise en avant des revendications pour la récupération des pertes on n’idéalise pas la période avant la crise, mais on illustre la détérioration  des termes d’exploitation par rapport aux générations précédentes et la contradiction évidente de cette situation avec les véritables besoins et capacités contemporains. Il faudra répondre à l’argumentaire faussé  qui attribue la régression actuelle à l’existence des «privilèges absurdes » dans la période précédente.

Le regroupement du mouvement ouvrier se fait à travers l'organisation de la classe ouvrière. Cet effort se manifeste par des objectifs spécifiques:

• Augmentation des syndiqués dans les syndicats. L’adhésion de nouveaux travailleurs à leurs syndicats doit constituer une préoccupation permanente et doit être un critère de l’effort du regroupement, en insistant sur l’importance de la lutte collective organisée et de la concentration des forces contre l’adversaire de classe. Mettre plus de soin à l'organisation des femmes, des jeunes et des migrants.

• La couverture de tous les lieux par des syndicats de branche, leurs sections locales et des syndicats d’entreprise, avec la création de nouveaux où cela est nécessaire, le critère étant l’organisation et l’unité de la classe ouvrière. Le développement d’un réseau intégral de ce genre d’organisations syndicales dans tout le pays.

• Le fonctionnement stable des syndicats en tant que critère essentiel du regroupement, en assurant le fonctionnement de leurs comités, la discussion sur l’importance et l’établissement de l’Assemblée générale. Des campagnes d’information et la recherche de moyens afin de faciliter la participation des travailleurs (par exemple dans les domaines sportif, éducatif, culturel).

• Un suivi systématique de l’évolution des élections professionnelles, du changement de la corrélation de force en faveur des forces de classe. Utiliser l’expérience positive concernant la vérification plus systématique et plus étroite de la part des organes, la préparation à temps et l’effort pour rassembler de nouvelles forces, la promotion de nouveaux cadres syndicaux.

• Renforcement de la solidarité, de l’aide à l’autrui et du soutien de classe à la famille ouvrière-populaire, des ouvriers et ouvrières. Il ne s’agit pas principalement d’un moyen pour attirer des travailleurs, mais plutôt d’un moyen de développement d’orientation, de critère et d’esprit de lutte. D’une importance particulière est le travail relatif mais plus spécial concernant les chômeurs et les migrants installés de façon permanente dans notre pays.

Les syndicats doivent être liés au lieu de résidence, d’accéder de manière organisationnelle aux quartiers où la plupart des travailleurs non syndiqués vie et travaille.

Le PAME – un rassemblement de classe de la classe ouvrière dans le mouvement syndical, dans les rangs duquel participent des dizaines Fédérations, Unions locales et des centaines de Syndicats, de Comités de lutte et de syndicalistes - a une ligne de rassemblement et de lutte dans une direction anticapitaliste-antimonopoliste, c’est une grande conquête du mouvement. L'initiative de sa création par les communistes et d’autres qui coopèrent avec les communistes, mais aussi son action continue toutes ces années servent - comme en général le travail lui-même des communistes dans les syndicats - l'objectif de développer des liens de lutte avec les masses pour leur rassemblement dans la direction de renversement du système capitaliste.

Sa récente Conférence nationale, par sa préparation et ses décisions finales, a contribué à l'élargissement de la portée, du rassemblement des forces autour de lui.

Les tâches du KKE pour l’Alliance sociale

L'importance de la mise en place de l'Alliance sociale pour l'accomplissement du rôle dirigeant de la classe ouvrière pour le renversement révolutionnaire est décrite de façon détaillée dans le programme du KKE. Le 20e Congrès du KKE, en étudiant l'expérience du travail du Parti pour la mise en place de l'Alliance sociale, a fait les observations suivantes:

Première: La classe ouvrière, de sa place dans la production capitaliste, est objectivement la seule classe révolutionnaire, le maçon de la société socialiste-communiste et donc la force dirigeante par rapport aux autres forces populaires. Seul le mouvement ouvrier peut acquérir des caractéristiques révolutionnaires globales, lui seul peut évoluer à un mouvement révolutionnaire conséquent en terme de classe. La participation plus ou moins active des sections populaires des couches moyennes, en tant qu’alliés potentiels de la classe ouvrière, et de leurs mouvements respectifs dans la lutte révolutionnaire, ainsi que la neutralisation d’autres, requièrent la lutte et l'effort continus. Le renversement du capitalisme, où la classe ouvrière joue un rôle de premier plan, est dans l’intérêt des couches populaires aussi, il donne une issue aux questions concernant le droit au travail, les droits sociaux du travailleur indépendant, du producteur de marchandises individuel, la perspective de son adhésion au travail directement social.

L'Alliance sociale est mise en place en pratique sous la responsabilité du KKE – de l’avant-garde politique-idéologique organisée de la classe ouvrière en Grèce. Elle est mise en place par l'action politique du KKE pour les problèmes de la classe ouvrière, par l'action des membres du Parti, de la KNE, des amis du Parti au sein du mouvement ouvrier syndical.

Deuxième: L'Alliance sociale d’orientation anticapitaliste-antimonopoliste concerne des forces sociales, qui sont déterminées en fonction de leur position dans le mode de production dominant, sans discrimination de sexe ou d'âge. Les femmes et les jeunes en âge appartiennent à des forces sociales spécifiques, et même pour les parties qui ne sont pas intégrés dans la production, leur position sociale est déterminée par celle de leur famille.

Troisième: L'Alliance sociale ne doit pas être traitée de manière schématique, elle doit être distinguée de l'action conjointe des rassemblements anticapitalistes-antimonopolistes existantes, comme p.ex. le PAME, la Coalition panhellénique antimonopoliste des petits Commerçants et Artisans (PASEVE), la Coalition militante de tous les Agriculteurs (PASY), la Fédération des Femmes en Grèce (OGE) et le Front militant des Étudiants (MAS). En particulier, une plus grande attention doit être portée sur ce point, car l’OGE en tant que mouvement radical des femmes d’origine ouvrière et populaire, et le MAS en tant que rassemblement des étudiants, ne peuvent pas être considérés comme des vecteurs d'expression des forces sociales. La forme spécifique qu’elle a pris par le moyen d’un cadre commun d'action, formé au cours des années précédentes, ne reste pas statique, elle développera selon la phase particulière du mouvement et de la corrélation de force, elle prendra d'autres formes aussi, elle se renforcera et se regroupera, avec des termes de mouvement, d’un mouvement vrai des masses, en renforçant et approfondissant les objectifs anticapitalistes-antimonopolistes de l'alliance, en élargissant constamment sa portée.

Quatrième: En particulier, il faut étudier la question du développement du mouvement des couches populaires qui sont alliés de la classe ouvrière. Il faut mieux comprendre notre perception de la façon dont on réalise le travail de l'Alliance sociale à travers notre action dans le mouvement paysan, le PASY et le Comité panhellénique des barrages routiers qui est une nouvelle forme de coordination, formé en 2014 et qui est devenu un Comité de coordination panhellénique des Fédérations, des Associations, des Comités d’agriculteurs. Aujourd'hui l'orientation principale est l'organisation des agriculteurs dans des associations, des Fédérations etc. Il faut voir de manière similaire la situation avec les Associations des travailleurs indépendants, le rassemblement antimonopoliste du PASEVE.

Les rassemblements radicaux d’orientation anticapitaliste-antimonopoliste ne devraient  pas être traités de manière statique, mais comme étant intégrés dans la dynamique elle-même de la lutte de classe, qui n’est pas linéaire et univoque. La profondeur du contenu anticapitaliste-antimonopoliste de la lutte n'est pas le même dans toutes les phases, ce qui sera aussi reflété dans les formes de l'alliance, qui évolueront.

Le 20e Congrès du Parti a conclu que le nouveau CC organisera un organe panhellénique pour discuter généralement et en détail les questions de l'Alliance sociale, la mise à jour du cadre de lutte et de revendications, et en particulier les questions liées au mouvement paysan (formes d'organisation, alliance, ralliement anticapitaliste-antimonopoliste, etc.).

Cinquième: Les Comités populaires comme formes d'expression de l’Alliance sociale au niveau local et  dans les quartiers, doivent être mis sur une meilleure base. Il faut surmonter des phénomènes par lesquels certains de ces Comités ressemblent à des «mouvements civils » où participent des membres d'organisations et d’associations, principalement des membres et des amis du Parti, sans exprimant des Syndicats existants, des Comités de lutte, des associations du mouvement populaire au niveau de la ville, dans le quartier, dans lesquels des forces ouvrières-populaires se regroupent. Ils doivent constituer des ralliements où les Syndicats ouvrières ou leurs annexes locaux jouent un rôle de premier plan, avec la participation des formes d’organisation et de ralliement des travailleurs indépendants et des paysans, la participation des associations de l’OGE ou du MAS, des comités des étudiants, des élèves, au niveau du quartier, du lieu de résidence.

Sixième: L'Alliance sociale –  de par sa nature même en tant qu’alliance de mouvements sociaux - n'est pas une coopération des partis, ni une coopération du KKE avec des organisations de masse. Dans la mesure où des membres d'autres forces politiques de caractère petite-bourgeoise agissent dans des ralliements de l'Alliance sociale, ils se réuniront dans la lutte commune avec les communistes avec des termes de mouvement et c’est là où sera menée la lutte idéologique - politique. Toute bataille et action commune seront exprimées dans les rangs et les organes de lutte de l'Alliance sociale qui s’enracine dans les lieux de travail, dans l'Assemblée générale des Syndicats et des Associations, dans les Comités de lutte dans le quartier, etc.

Le KKE - par son activité indépendante en tant que parti, ainsi qu’à travers l’activité de ses membres dans les rangs des associations de l'Alliance sociale et des ralliements créés pour sa promotion plus efficace - se rend compte de sa responsabilité de travailler plus efficacement afin d'approcher et de rallier les masses ouvrières-populaires. Dans cet effort, il pose la question: quelle ligne politique donne une véritable réponse aux problèmes du peuple? Avec les monopoles ou contre leur domination? Avec le pouvoir des monopoles, du capital ou avec le pouvoir des travailleurs, du créateur de toute la richesse dans la société?

Le rassemblement de la majorité de la classe ouvrière avec le KKE et l’attirance des parties principales des couches populaires passera par des phases diverses. Le mouvement ouvrier, les mouvements des travailleurs indépendants dans les villes et des agriculteurs, et la forme par laquelle s’exprime leur alliance, avec des objectifs antimonopolistes et anticapitalistes, avec l’activité des forces du KKE qui est à l’avant-garde, dans des conditions non-révolutionnaires, constituent la première forme pour la création du front ouvrier – populaire révolutionnaire dans des conditions révolutionnaires.

Les masses ouvrières-populaires, à travers l’expérience de leur participation dans l’organisation de la lutte, dans une direction de confrontation avec la stratégie du capital, seront persuadés pour la nécessité que leur organisation et leur confrontation prisent des caractéristiques d’une confrontation complète et variée contre la dominance économique et politique du capital.

 

 

 

 

Le rôle du KKE dans le mouvement ouvrier-populaire

Le KKE, en tant qu’avant-garde ouvrière, a la responsabilité de guider le mouvement, ce qui ne doit pas être interprété seulement comme une direction programmatique générale, ou par le contenu des ses communications, mais aussi à travers la voie «organisationnelle », à savoir par les instances dirigeantes, les cellules, les Groupes du Parti travaillant directement dans le mouvement, les camarades élus dans les organes syndicaux.

Le rôle dirigeant du Parti est assurée par l'action des communistes dans les rangs des syndicats, des associations de masse des travailleurs indépendants, des agriculteurs, des ralliements radicaux, en travaillant pour assurer leur orientation anticapitaliste - antimonopoliste.

Ni les groupes, ni les bulletins de vote, ni les mouvements existants ou qui sont créés, ni les ralliements dans le mouvement, même si ils sont clairement d’orientation anticapitaliste-antimonopoliste, ne peuvent jouer ce rôle dirigeant - d'avant-garde. Leur rôle principal est de concentrer des forces, rallier des Syndicats, des Fédérations, des comités de lutte, des groupes d’ouvriers dans une direction anticapitaliste - antimonopoliste, coordonner leur action commune, promouvoir largement parmi les masses ouvrières-populaires la lutte anticapitaliste - antimonopoliste, en renforçant et enrichissant cette direction.

Le Parti communiste agit tant de manière indépendante qu’au sein du mouvement. Il assure la liaison de la lutte quotidienne au renversement révolutionnaire, à la proposition stratégique du Parti pour le pouvoir et la construction socialiste. La fermentation, la lutte dans le mouvement, le contenu de la lutte lui-même doivent fixer la question et l'objectif du pouvoir, sans pourtant qu’on se détache des questions particulières, temporaires, directes. Il est nécessaire que la lutte que nous menons aujourd'hui acquière des caractéristiques anticapitalistes - antimonopolistes, qu’elle soit une lutte pour le pouvoir ouvrier. Et cela doit concerner le mouvement en tant qu’objet de fermentation et de lutte.

Ceci est une tâche essentielle des communistes, qui en même temps doivent travailler en comprenant la nécessité de la persuasion et de l’escalade des arguments. C’est leur devoir d'acquérir la capacité de soulever cette question de façon convaincante, sachant que dans des conditions non-révolutionnaires elle s’agit d’un slogan montrant la direction et non pas pour l'action directe.

Sur la construction du Parti et le renouvèlement constante de ses rangs

La construction du parti dans l’industrie, dans des secteurs d’importance stratégique, dans des secteurs croissants dynamiques de l’économie, l’augmentation de sa force et de son influence sur la grande masse de la classe ouvrière et surtout sur ses parties les plus nouvelles est un élément essentiel qui détermine le rôle et l’efficacité du Parti dans le mouvement ouvrier, dans la lutte de classe, dans le travail pour le regroupement du mouvement ouvrier; un élément qui est en général d’importance stratégique.

La construction des organisations fortes et de masse du Parti dans les groupes monopolistes, les usines, les grands centres financiers, industriels et commerciaux, ressort comme une tâche principale, une tâche qui doit concentrer l’attention des instances dirigeantes et des organisations du Parti.

Nous soulignons les questions principales suivantes:

• L’arrangement des forces et des cadres qui est axé sur les lieux de travail est celui qui fait avancer tout le travail du Parti. Il ne doit pas y avoir aucun recul par rapport à celui-ci. L’adaptation prend du temps, il faut une direction forte, pour que nous ne nous laissions pas guider par les développements. Il faut suivre systématiquement la mobilité dans la structure des industries en raison de la centralisation, des concurrences des entreprises et de nouvelles données technologiques de la production, pour l’adaptation respective de notre intervention. Améliorer continuellement la façon d’instruction, aider à l'accumulation et la généralisation de l'expérience, au développement de la capacité des membres du Parti, à la création de nouveaux cadres ouvriers.

• La « protection », la sécurisation et le renforcement de l'intervention du parti dans les secteurs est une condition indispensable pour le renforcement des indicateurs vitaux de notre Parti. Mettre en valeur les pas positifs dans la coordination et l’orientation uniforme du travail entre les organisations du parti dans les secteurs et les quartiers. Le travail dans les secteurs et dans les quartiers ne doit pas être traité comme étant opposé l’un à l’autre. Pour toutes les organisations, l'orientation doit être commune: le travail dans la classe ouvrière, dans les secteurs, dans les grands lieux de travail. Surmonter des phénomènes par lesquels ceux qui travaillent dans des grands secteurs critiques et dans des grandes entreprises restent organisationnellement au niveau du quartier, des phénomènes par lesquels le réarrangement n’avance pas.

• Mettre l'accent sur le problème central de la construction du parti, qui est le retard du développement du Parti dans les grandes industries et les secteurs d’importance stratégique, en donnant la priorité aux domaines suivants: ports et aéroports (en général les Transports), l'énergie, les télécommunications, les entreprises du métal, l’industrie chimique, les médecins, les aliments, les grands projets, les constructions, les grands centres commerciaux, etc.

• Une condition pour faire des pas dans l’influence et la force organisationnelle du Parti est la formation d’un entourage des amis du Parti à travers le travail idéologique et politique en masse dans les usines et les lieux de travail, à travers la propagation de ses positions et sa politique de manière stable et systématique, l’indicateur principal étant la circulation du « Rizospastis ». Cette intervention doit être au centre de l’activité de chaque cellule, de chaque communiste, comme une condition essentielle pour la construction. Il faut étendre les méthodes d’instruction, afin qu’elles ne soient pas limitées à des formes respectives d’activité. Il faut que chaque cellule renforce la diffusion du « Rizospastis », de la Revue communiste (« KOMEP »), du livre idéologique-politique, historique et littéraire de « Synchroni Epochi », ainsi que la fermentation et le débat amples des positions et des estimations du Parti, sur la base des affaires courantes. L’objectif est l'expansion de l'influence dans tous les domaines, les quartiers, les secteurs, l’intégration à la lutte de classe de plus en plus de forces.

L'effort pénible réalisé dans la période précédente a produit certains résultats, qui sont exprimés avec le remplacement de certaines forces, la construction d'Organisations du Parti, la formation d’un entourage des amis du Parti, et surtout a amélioré la composition sociale du Parti. Cette expérience devrait être utilisée pour améliorer encore plus les plans sur le recrutement et la construction dans les lieux de travail par les Organisations du Parti.

Nous insistons sur l’objectif de réaliser un saut dans la construction du Parti et son renforcement idéologique et politique dans la classe ouvrière en vue du 100e anniversaire du Parti. Cette tâche peut être codifiée dans les objectifs suivants sur la construction du parti, qui doivent faire l’objet d’une compétition entre les organisations:

• Améliorer le taux des ouvriers et ouvrières industriels et du nombre des cellules dans des grandes entreprises d’une importance stratégique. 

• Améliorer la composition sociale du Parti quant au taux des ouvriers et des ouvrières. 

• Améliorer la composition du Parti en ce qui concerne l’âge de ses membres, avec des recrutements par la KNE et parmi les âges de 18- 40 ans. 

• Augmenter les recrutements des femmes et renforcer leur taux dans le Parti entier et dans les instances dirigeantes.

Un parti capable d’instruire la KNE, afin qu’elle passe dans une phase de développement important de ses forces

La KNE constitue la source principale des recrutements au Parti. Passer dans une phase de développement important de ses forces et de sa capacité d'éduquer de manière communiste constitue sans doute un élément inséparable de la continuité révolutionnaire du KKE et de la construction du parti. Il faut que les organes du parti considèrent cette tâche en tant que condition pour renforcer le parti tant quantitativement que qualitativement.

Le travail du Parti parmi les plus jeunes, avant qu’ils sortent dans la production, lorsqu’ils sont dans les lieux d’éducation et d’apprentissage, surtout dans les Lycées professionnelles (EPAL), les Instituts d’Éducation technologique (TEI), les Instituts de Formation professionnelle (IEK), les écoles professionnelles, les Académies de la Marine Marchande (AEN), ainsi que dans les Institutions d’Enseignement supérieur (AEI), les collèges et les lycées, est crucial pour le travail parmi les jeunes travailleurs de la classe ouvrière.

Le contexte du travail du parti doit être focalisé dans cette direction, de manière stable, avec un plan et un programme de travail unique, par toutes les organes du Parti et de la KNE, jusqu’aux cellules, les armes idéologiques et politiques et l’éducation communiste étant les armes essentielles pour un travail d’instruction et d’action à l’avant-garde. Il faut que ce plan soit basé sur les problèmes aggravés, comme ils sont exprimés parmi ces âges particuliers. Une activité qui doit être basée sur la culture et les sports, en adressant de manière militante des questions idéologiques et politiques, comme l’expansion de l’usage des drogues.

Il faut stabiliser et renforcer les pas positifs qui ont été faits dans le travail parmi les plus petits âges, en collaboration du Parti avec la KNE.

Le Parti assume la responsabilité d’ouvrir la route afin que la KNE réponde au but de son existence et son action. Dans le cadre de cet effort, la transmission des valeurs et des objectifs révolutionnaires du Parti et de la KNE parmi les élèves des familles ouvrières – populaires, les élèves et les étudiants dans l’éducation professionnelle et technique, parmi les étudiants d’une origine ouvrière – populaire, est d’importance particulière. En particulier, il est urgent d’améliorer notre travail dans l’éducation professionnelle, en prenant des mesures concrètes, en collaboration avec les Groupes du Parti dans les Fédérations et les Syndicats des secteurs, et avec l’aide de nos forces aux éducateurs travaillant dans les écoles de formation.

Le Parti assume la responsabilité de la préparation idéologique et politique de membres de la KNE, de l’éducation marxiste, de l’assimilation du Programme et des élaborations du Parti, des conclusions de l’étude de l’histoire du mouvement communiste et ouvrier, la transmission de l’expérience vive du parti, l’aide pour la participation active dans la vie intérieure de la KNE, la préparation et le soutien de tous les membres de la KNE, qui deviennent demain membres du Parti. 

La spécification du travail du Parti parmi les femmes

L’inégalité et les discriminations contre la femme à tous les niveaux (la famille, le travail, la lutte, la lutte politique) ont une racine de classe profonde et ils touchent le mouvement ouvrier. Seulement le Parti communiste peut exprimer de manière cohérente l’identification de la lutte pour l’émancipation et l’égalité avec la lutte pour la libération totale de l’exploitation des hommes et des femmes. Cependant, cela nécessite l’activité à l’avant-garde des organisations, des travailleuses et intellectuelles communistes, qui peuvent radicaliser le mouvement des femmes dans une direction antimonopoliste anticapitaliste avec leur activité dans ses lignes.

Il faut surmonter des confusions sur la nécessité et le contenu du travail spécialisé du Parti pour les femmes et sur l’activité des femmes communistes dans le mouvement radical des femmes sous la responsabilité des instances dirigeantes. Cette question concerne en particulier les femmes cadres, qui généralisent leur propre mode de vie, sous-estimant des difficultés objectives additionnelles qui limitent l’activité politique et sociale des femmes, même de quelques femmes qui ont fait le pas et ont devenu des membres du Parti et de la KNE.

L’assimilation de l’essence de la question des femmes est nécessaire pour la réalisation de la nécessité de développer le mouvement radical des femmes pour l’égalité et l’émancipation des femmes d’origine ouvrière ou populaire. Elle est également nécessaire pour le renforcement de la capacité des membres du Parti - hommes et femmes - d’aborder des femmes travailleuses, chômeuses, travailleuses indépendantes ou agricultrices, des jeunes mères qui travaillent, des étudiantes, des retraitées, des immigrées, ainsi que des femmes qui sont exclues du travail social, comme les femmes de ménage.

L'objectif reste l'amélioration de la participation des femmes aux rangs du Parti, qui aujourd'hui ne correspond pas à la proportion de femmes dans la population générale du pays et la population féminine économiquement active. Cet objectif devrait préoccuper  des Organisations régionales spécifiques du Parti, en particulier celles de la province, dont la composition quant aux femmes est très faible, beaucoup plus faible que la moyenne nationale.

Sur le travail des instances dirigeantes et des cadres du Parti

La tâche de renforcer le parti requiert l’amélioration du travail et de la capacité des instances dirigeantes. Un échelon particulièrement important, qui doit maintenant concentrer notre attention sont les Comités sectoriels (CS). Les CS doivent acquérir des caractéristiques des véritables états-majors de lutte. L'amélioration substantielle du travail de ces instances dirigeantes, du Comité central aux Comités régionaux, est une condition pour l’amélioration du travail des SC.

Il faut que les instances dirigeantes acquièrent la capacité de spécialiser leur travail. Spécification veut dire de l’aide du CC et des Comités régionaux aux organes de section pour que les CS:

Première: développent la capacité d’adapter les orientations générales à la situation de leur espace de responsabilité, en tenant compte des aspects tels que la composition sociale, le véritable niveau de vie, des perceptions spécifiques etc.; c’est-à-dire ne les répéter simplement, comme d'habitude, ce qui mène à une discussion générale ou une vérification formelle de notre travail et une énumération stérile de certaines tâches organisationnels.

Deuxième: généralisent leur propre expérience, fournissant ainsi de la nouvelle matière, des élaborations, des pensées, des conclusions à l’élaboration des orientations, des thèses et des analyses centrales.

Troisième: La spécification comprend aussi l’hiérarchisation des objectifs des CS en fonction des objectifs centraux généraux; c’est-à-dire la façon dont l’objectif pour le regroupement du mouvement ouvrier sera exprimé dans l’espace de responsabilité de chaque SC; la façon dont l'Alliance sociale sera avancée dans chaque espace; la façon dont la lutte idéologique et politique sera menée, à la fois indépendamment par le Parti et au sein du mouvement, dans l’espace d’activité particulier.

La base idéologique – politique solide des organes est une condition préalable à leur fonctionnement en tant que véritables états-majors de lutte. Les CS, toutes les instances dirigeantes doivent déployer des efforts permanents afin de renforcer leur capacité dans la lutte idéologique et politique qui se développe dans chaque espace.

Pour que les organes de section extraient de l'expérience utile et adéquate, il faut qu’ils encouragent et essayent que les cellules discutent des questions générales prévues  en combinaisons aux problèmes quotidiens de la vie des familles ouvrières- populaires.

L'objectif est de former au cours de la prochaine période plusieurs cadres de la classe ouvrière, d’origine ouvrière-populaire, qui seront aidés afin d’acquérir des capacités diverses, une spécialisation dans des domaines de travail, un bon niveau idéologique et politique, une capacité d’instruire, d’entrer en liaison avec les masses, ainsi qu’une orientation stable au regroupement du mouvement, à la promotion de l’alliance sociale et au regroupement autour du parti et à l’organisation dans le parti des forces nouvelles.

Afin d’accomplir cette tâche importante, un plan, une identification et une préparation spéciale et à temps sont demandés parmi les forces de la KNE. Il faut soutenir particulièrement les cadres qui sont chargés du travail dans la classe ouvrière, et en même temps il faut utiliser plus systématiquement les scientifiques et les artistes qui sont des membres du Parti, afin qu’ils posent leur travail au service de la classe ouvrière et des objectifs de la perspective socialiste. Il faut insister sur des mesures d’aide aux cadres qui sont responsables à instruire des cellules du Parti et de la KNE. Tous les cadres, n’importe de l’allocation dans les domaines du travail (organisationnel, de masse, idéologique) doivent obtenir une expérience personnelle directe de l’instruction et du contact avec des travailleurs dans le mouvement, les syndicats, les associations de mass, dans les luttes, afin qu’ils spécialisent les tâches dans le mouvement avec une manière concrète et vive, afin qu’ils soient directement habitués aux demandes du conflit idéologique et politique.

L’amélioration globale du travail du CC est directement liée avec l’amélioration de la performance et de la contribution des Départements du CC. Il est nécessaire de recruter et mieux renforcer tous les groupes essentiels du CC avec des nouveaux camarades qui seront éduqués à côté des camarades plus anciens. Le nouveau CC doit contribuer encore plus aux élaborations des Départements du CC par la discussion collective, et diriger le travail correspondant au niveau des Comités régionaux et des Comités sectoriels, et respectivement au niveau des organes de la KNE.

Les conditions de la lutte de classe deviendront de plus en plus complexes, de plus en plus difficiles. Nous devons alors nous préparer. Un critère fondamental – en général pour le CC, les cadres, tous les instances dirigeantes - est le niveau de préparation afin de pouvoir répondre immédiatement à des tâches plus difficiles, ainsi que la capacité de prédiction même par rapport à des questions du travail quotidien et des développements politiques actuels.

En particulier, car aujourd'hui on a l’émergence des nouveaux cadres ayant relativement moins d’expérience, il faut souligner certains questions de fonctionnement des instances dirigeantes qui ne sont pas évidentes. Il faut respecter sans exception les principes découlant de nos Statuts qui concernent le fonctionnement du Parti. Respecter la discussion, qui doit être ouverte, sincère, des différents points de vue et opinions, ce qui est objectif et normal. Il faut que la discussion ne contribue pas à des suspicions injustes, qu’elle ne touche pas la cohérence des organes, que des préférences, des sympathies et des antipathies ne soient pas formées. Les cadres qui sont plus anciens et ont plus d’expérience doivent jouer un rôle particulier à cet égard.

Les tâches du KKE dans le mouvement communiste international

Le 20e Congrès a confirmé que le regroupement et le développement du mouvement communiste international constituent une tâche permanente et stable de notre Parti. Elle émerge du caractère international de la lutte de classe.

Le mouvement communiste est en régression, il trouve difficile de réagir à l’offensive du rival de classe, qui utilise non seulement des moyens de répression mais aussi des moyens idéologiques et politiques, avec l'influence de l'opportunisme.

Le Parti de la Gauche européenne (PGE) joue un rôle particulier à l'appui de l'opportunisme dans le mouvement communiste international, en tant que centre de coordination des forces opportunistes au niveau européen. Les PC qui participent au PGE agissent comme le « bélier » de la perte davantage des caractéristiques communistes d’autres PC aussi.

Le 20e Congrès du KKE a approuvé les initiatives prises dans la période précédente visant au regroupement des forces communistes du monde entier, au développement d’une action commune et oriente notre travail dans ces directions, concernant plus précisément:

• L’effort de former des conditions qui donneront un élan à la cause de la stratégie commune des PC, à travers le travail de la « Revue communiste internationale », à travers la circulation de la revue et – dans une perspective d'avenir – avec d’autres formes.

• L'intervention lancée en Europe par la formation de l' «Initiative communiste européenne » en tant que forme de coopération régionale de 29 Partis communistes.

• La continuation des rencontres régionales des Partis communistes et ouvriers, c’est-à-dire des Rencontres communistes européennes, des Rencontres des PC de la Méditerranée de l’Est, de la Mer rouge et de la Golfe persique et des rencontres des PC Balkans.

• L’effort de préserver les caractéristiques communistes des rencontres internationales de 120 Partis communistes et ouvriers qui y participent.

La procédure du regroupement révolutionnaire sera lente, tourmenteuse, vulnérable. Elle sera basée sur le conquêt de la capacité des Partis communistes à se renforcer de tous côtés dans leur pays, idéologiquement, politiquement et organisationnellement, en surpassant des positions erronées qui ont dominé dans le Mouvement communiste international pendant les décennies antérieures et qui sont reproduites sous diverses formes aujourd'hui, en établissant des bases solides dans la classe ouvrière et les secteurs d’importance stratégique, en améliorant leur intervention dans le mouvement ouvrier-populaire.

L’objectif pour la formation d’un pole marxiste – léniniste dans le mouvement communiste international existe toujours pour notre Parti. Les formes concrètes supplémentaires que peut prendre la formation de ce pole dépendront des pas que feront d’autres Partis communistes aussi. Notre Parti contribuera à cet effort par tous les moyens possibles au niveau bilatéral et multilatéral, en développant également son intervention idéologique-politique indépendante.

Le KKE maintient des relations, il débat, échange des opinions et essaie d’agir en commun avec des dizaines de partis communistes et ouvriers, et renforcera cet effort aussi dans la période qui vient, indépendamment du niveau d’accord ou de désaccord sur des questions individuelles ou plus générales.

Le KKE exprime et continuera à exprimer sa solidarité avec les justes revendications et la lutte de tous les peuples. En particulier, il exprime sa solidarité avec le peuple de Palestine, qui souffre de l'occupation et l'agression militaire israélienne.

Le KKE exprime toujours sa solidarité avec le peuple chypriote contre l'invasion et l’occupation turques et contre toute sorte de « solution » dichotomique. Notre Parti lutte pour une Chypre unifiée, pour un et non deux États, avec une seule souveraineté, une citoyenneté et une personnalité juridique internationale, pour une patrie commune des Chypriotes grecs et des Chypriotes turcs, sans bases étrangères, sans armées d'occupation et d’autres armées étrangères, sans garants et protecteurs étrangers, le peuple chypriote étant le maître dans son propre pays.

En général, le KKE défend la lutte de chaque peuple contre les interventions et les guerres impérialistes, pour l'amitié et la solidarité entre les peuples. Il fait de son mieux dans le cadre du mouvement de masse internationale pour l'action d’avant-garde dans la Fédération syndicale mondiale (FSM), le Conseil mondial de Paix (CMP), la Fédération mondiale de la Jeunesse démocratique (FMJD) et la Fédération démocratique internationale des Femmes (FDIF).

Sur les finances du Parti

Le Parti, sortant d'une période durant laquelle il devait prendre des décisions difficiles concernant ses finances (p.ex., clôture de la télévision et de la radio 902, l’arrêt de l’opération de « Typoekdotiki », la diminution radical des pages de « Rizospastis », les diminutions radicales des dépenses des organisations du Parti), il a pu couvrir ses besoins essentiels par rapport au travail instructif, l'information, la promotion de ses positions. Il a pu faire face à cette situation avec l’aide significative des communistes, des membres de la KNE et des plusieurs amis du parti.

Il est fier des centaines de milliers de travailleurs dans le pays entier, des immigrés à l’étranger, qui renforcent le KKE par leurs réserves – tant pendant les campagnes des finances que pendant toute l’année – ainsi que des milliers de membres et cadres du Parti et de la KNE qui mènent chaque jour la lutte du renforcement économique du Parti, afin qu’il puisse répondre à ses objectifs élevés pour le bien des travailleurs et de tous les couches populaires.

Le KKE a passé et passe encore une période particulièrement difficile pour la classe ouvrière entière, pour tout le peuple grecque. Les conséquences de la crise continuent à tourmenter les familles populaires. La liaison étroite militante politique des travailleurs avec le Parti, depuis 100 ans, même dans les tournures les plus difficiles de la lutte, est exprimée aussi par le renforcement économique, par le développement encore plus des liaisons du Parti et de la KNE avec leurs amis.

L’augmentation des revenus provenant du travail et du renforcement économiques par les Organisations, l’augmentation de la circulation de « Rizospastis », de la « Revue communiste », de l’ « Odigitis », des publications de « Synchroni Epochi », hors de son importance générale pour l’intervention idéologique – politique – peut contribuer de manière importante au renforcement des finances du Parti.

Face à l’offensive intensifiée par le rival de classe et ses partis, au moyen des mécanismes de l’État et de ses gouvernements, il est imposé que le Parti soit plus prêt, plus adéquat et plus autonome en ce qui concerne ses moyens économiques, pour une activité politique, idéologique et de publication sérieuse, afin que la politique du parti atteigne le peuple grec de manière plus décisive, en masse, ample et complète.

Activités jusqu’au 21e Congrès

· Une Conférence panhellénique pour le contrôle de la Résolution sur le regroupement du mouvement ouvrier syndical, la promotion de l’Alliance sociale, la mise à jour du cadre commun d’action des coalitions dans lesquelles agit le Parti, la construction du Parti (surtout dans la classe ouvrière et les lieux d’importance stratégique).

· Une Plénière élargie du CC ou une Conférence nationale pour étudier les travailleurs indépendants dans les villes (surtout dans les grands centres urbains) et leur mouvement.

· Une Plénière élargie du CC ou une Conférence nationale pour étudier la question agricole, le mouvement, les coalitions et l’activité du Parti dans les petits-moyens agriculteurs.

· Compléter l’étude sur la structure de classe de la société grecque.

Continuer le travail d’instruction ample sur notre proposition sur l’école unifiée de 12 ans, ainsi que compléter une série d’élaborations concernant la position du Parti sur l’éducation préscolaire, l’Éducation professionnelle et l’Éducation unifiée supérieure. 

· Mettre à jour les positions sur des questions de la Santé, la Sécurité sociale et la Prévoyance.

· Une Conférence panhellénique pour approuver dans l’ensemble le volume premier reformé de l’histoire du Parti, concernant la période allant des ans avant sa fondation jusqu’en 1949. Faire avancer l’achèvement de l’étude sur les ans de la dictature. En même temps, il faut continuer l’effort d’avancer et de compléter la recherche historique sur l’écriture finale de la période historique de 1974-1991.

· Le CC est chargé avec la tâche de suivre de manière continue et systématique la route des événements, des publications et d’autres activités culturelles et politiques, des pas finals vers le grand 100e anniversaire du Parti en 2018 mettant l’accent sur la tâche essentielle d’approuver la Déclaration du CC sur le 100e anniversaire. Discuter de ce sujet en Plénière élargie.

· Des recrutements appropriés aux Départements du CC, afin d’avancer davantage l’étude de la construction socialiste pendant le 20e siècle, l’étude de la stratégie du Mouvement communiste international et en particulier de l’Internationale communiste. 

· La promotion et l’achèvement décisifs des Écoles d’instruction marxistes au niveau des Organisations de section, et surtout du cercle des leçons sur le Programme au niveau des cellules du Parti et de la KNE. 

· L’organisation d’un débat dans le CC sur la propagande et ses formes, sur les moyens du Parti dans l’internet et l’amélioration de notre intervention dans les réseaux sociaux. Débat spécial sur le développement du travail et de la circulation de « Rizospastis ».

Athènes, 30 mars – 2 avril 2017

Le 20e Congrès du KKE

source: http://inter.kke.gr/fr/articles/DECISION-POLITIQUE-DU-20e-CONGRES-DU-KKE/

Publié dans Grèce

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