Déclaration du ministère des Relations extérieures de Cuba du 28 mars 2017

Publié le par anonyme

Photo: MINREX

LA salle Simon Bolivar, occupée, en outrage au Libertador, par le Conseil permanent de la honteuse et décadente Organisation des États américains (OEA), a été témoin ce 28 mars du combat de ses descendants – héritiers du leader bolivarien Hugo Chavez, dans la défense de la souveraineté l'indépendance, l'autodétermination et la dignité du Venezuela et de toute Notre Amérique.

Ce fut une bataille de principes contre les intentions impériales et oligarchiques de dépouiller les peuples et les États du droit à s’émanciper, d’exercer leur souveraineté et de se donner le système politique, économique, social et culturel qu’ils choisiraient en toute liberté.

L'OEA, qui a affronté le Venezuela est celle-là même qui a approuvé les agressions et les interventions militaires, celle qui a gardé un silence complice face à de graves violations démocratiques et des droits humains dans tout le continent, avec, entre autres, des coups d’État, des disparitions de personnes, des détentions arbitraires, des tortures et des assassinats d’étudiants, de journalistes et de dirigeants sociaux, des déplacements forcés causés par la pauvreté et la violence; des murs, des déportations, le commerce inégal, la pollution de l'environnement, le trafic de drogue et les agressions culturelles.

La concordance entre l’agitation actuelle de l'OEA et celle de 1962, lorsqu’il s’agissait de conspirer contre Cuba, est évidente. Le ministère des Colonies commet une fois de plus les mêmes erreurs: De nouveau, ont fonctionné les vives pressions et les chantages exercées par les États-Unis sur un groupe de pays, notamment les plus petits et les plus vulnérables, et une nouvelle fois ce fut l’attitude servile de ceux qui préfèrent se mettre à genoux et se soumettre plutôt que d’affronter le géant des sept lieux.

Le rôle de bourreau est revenu à un sénateur et aspirant malheureux au trône de l’empire, lors des dernières élections présidentielles, et cela restera gravé dans l’Histoire comme une preuve de la nécessité de changer la relation maladive entre cette Amérique et la nôtre.

La certitude se confirme que la proclamation de l’Amérique et la Caraïbe comme Zone de paix, adoptée par la Communauté des États latino-américains et caribéens, reflète les principes visant à une traitement respectueux et fraternel entre nous, et en même temps notre revendication en tant que pays indépendants d’être traités sur un pied d’égalité.

L’OEA a montré une nouvelle fois son incapacité à endiguer la position exécrable et hystérique de son Secrétaire général, au service des centres de pouvoir et en violation manifeste de la lettre et de l'esprit de la Charte de cette lamentable organisation. Avec une éloquence suffisante, il a été démontré comment le Conseil permanent est intervenu dans des affaires relevant de la compétence nationale de l'un de ses États membres, en violation flagrante de l'article 1 de la Charte fondatrice.

Cependant, il n'a pas réussi à imposer au Conseil permanent une décision contre le Venezuela, ni à poursuivre ses tentatives d’appliquer la Charte démocratique interaméricaine contre ce pays, afin le suspendre de l’organisation, ni à faire approuver aucun rapport ou feuille de route mal intentionnés et aux velléités d’ingérence.

Il a été démontré que le Venezuela n’est pas seul. Nous ne pouvons qu’être fiers de la défense courageuse de ceux qui ont porté haut la dignité de l’Amérique latine et de la Caraïbe et ont pris le parti de la vérité, de la raison et de la justice. L’OEA, son Secrétaire général et leur maître, ne pourront rien contre la Révolution bolivarienne et chaviste dirigée par l’irréductible président Nicolas Maduro Moros, ni contre l'union civique et militaire de son peuple.

Alors que l'ignominie et la honte se contorsionnaient à Washington, à Caracas ce peuple courageux, dont les droits de l’Homme et les libertés démocratiques ont été exaltées par la Révolution, apportait son soutien à son gouvernement et fêtait dans les rues la victoire de la morale et des idées bolivariennes.

La Havane, le 28 mars 2017

source: http://fr.granma.cu/cuba/2017-03-29/declaration-du-ministere-des-relations-exterieures-de-cuba-du-28-mars-2017

Publié dans cuba, Venezuela

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