Réunion de maires et d’élus locaux, communistes et progressistes de toute l’Europe au Parlement Européen

Publié le par anonyme

mardi 14 février 2017[]

Au Parlement européen, une centaine de maires et d’élus locaux, communistes et progressistes de l’Union Européenne, se sont retrouvés, la semaine dernière, pour la rencontre annuelle du Réseau d’élus et d’autorités locales progressistes d’Europe (Realpe).

Cette réunion s’est tenue en partenariat avec le groupe parlementaire GUE-NGL.

L’Humanité du 13 février 2017 en fait un compte rendu.

Extraits :

Dans les débats entre élus des municipalités et des collectivités territoriales, il s’agit d’échanger les « bonnes pratiques » et de construire des relais entre tous pour éviter que les institutions locales, incapables de s’instituer en véritable « auto-gouvernement », d’après les expressions de la députée italienne Eleonora Forenza, ne soient réduites à la simple « administration » dans le carcan de la règle d’or en matière d’équilibre budgétaire.

« Il faut retrouver les leviers économiques et juridiques pour permettre à nos communes d’engager un processus de souveraineté au moment où le capitalisme se déterritorialise », invite son compatriote Gianni Porta, membre de la direction de l’Association nationale des communes italiennes (Anci).

Du coup, de Barreiro, au Portugal, à Zelzate, en Belgique, en passant par Morcin, en Espagne, chacun raconte les expériences menées dans sa ville ou son territoire.

Maire de Gonfreville-l’Orcher (Seine-Maritime), Jean-Paul Lecoq détaille, par exemple, le sauvetage par sa municipalité, sur fond de lâchage des banques, de l’entreprise Isoplas. « Sans l’intervention publique, cette entreprise aurait été rayée de la carte, et 110 emplois n’auraient pas été sauvés », insiste-t-il.

Concernant les migrants, alors que Sebastian Meskes, élu Die Linke à Woltersdorf dans les environs de Berlin (Allemagne), défend la « vie qu’apportent les réfugiés » dans un pays comme le sien confronté au déclin démographique, Pierre Bell-Lloch, conseiller départemental PCF du Val-de-Marne, préconise, dans une veine proche, de « toucher la fibre humaine » face au poison xénophobe.

Prochaine étape à lesbos. Au sein du Réseau d’élus et d’autorités locales progressistes d’Europe (Realpe), l’idée d’organiser une rencontre, dès l’automne prochain, à Lesbos (Grèce), fait son chemin. Dans les îles du nord de la mer Égée, près de 12 000 réfugiés ont été accueillis. « Nous sommes ceux qui ont sauvé la dignité de l’Europe, argumente Maria Nikolara, conseillère régionale Syriza . Or nous le payons cher car, à ce stade, les touristes hésitent à venir car ils pensent que nos îles sont devenues des ghettos pour les réfugiés… Ce que l’extrême droite ne manque pas d’utiliser. La gauche doit convaincre qu’une marque de solidarité, c’est de venir passer des vacances chez nous ! »

source: http://www.elunet.org/spip.php?article100412

Publié dans GUE

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