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Discours d’introduction du Parti Communiste Grec à la Rencontre Communiste Européenne

“Nous renforçons la lutte ouvrière-populaire contre le barbarisme capitaliste donnant naissance aux guerres, a la pauvreté, aux refugies et aux migrants. Pour l’Europe du socialisme, de la paix et de justice sociale.

Bruxelles, le 7 décembre 2015

Chers camarades,

Nous vous souhaitons le bienvenu à la Rencontre Communiste Européenne organisée par le Parti Communiste Grec, a l'occasion de laquelle les Partis Communistes et Ouvriers de l'Europe auront la chance d'échanger d'avis et de pensées sur les développements mondiaux et notre lutte commune

Nous estimons qu’il est vitale, vu la convergence actuelle, que les communistes européens puissent se rencontrer et discuter, peu importe si leurs pays sont attelés a l'organisation impérialiste de l'UE ou si ils sont, ou pas, représentés au niveau du Parlement Européen ou des Parlements Nationaux. Surtout aujourd’hui, au moment ou la agressivité capitaliste s’intensifie démontrant que la crise économique, le chômage, la pauvreté, les guerres impérialistes et la misère des refugies et des migrants sont inhérentes au système. Aujourd’hui, quant mentes preuves démontrent que le système exploiteur capitaliste non seulement est-il incapable de satisfaire les besoins de base des travailleurs comme la sécurité sociale, la sante et l'éducation, mais, en plus, il transforme ces besoins, ainsi que tous les besoins de l'homme contemporain, a de moyens pour incrémenter la profitabilité des monopoles. Aujourd’hui, que les impasses sociales du capitalisme soulignent encore plus clairement l’esprit actuel et la nécessité du socialisme.

Chers camarades,

L’année qui vient de s’écouler depuis la dernière Rencontre Européenne des Partis Communistes et Ouvriers fut marquée par des développements rapides, touchant non seulement l’Europe mais aussi les autres pays de la région européenne ainsi que le monde entier. Les millions de refugies en provenance de la Syrie ou les contractassions capitalistes, a huis clos, en vue de la fondation du Partenariat Transatlantique pour le Commerce et l’Investissement (PTCI / TTIP) vont sans aucun doute influer sur la vie des millions de travailleurs européens.

Des rivalités et des conflits entre pouvoirs capitalistes sont en cours dans plusieurs coins de notre planète, depuis l’Antarctique jusqu’en Afrique et depuis l’Europe jusqu'à la mer de Chine méridionale.

La Méditerranée orientale est l'une de ces régions, attirant comme un aimant l’intérêt des grands monopoles, des pouvoirs capitalistes majeurs et de leurs alliées.

Depuis 2011, l’intervention des Etats Unis, de l’UE, de la Turquie et des états monarchiques du Golfe, entre autres, dans cette région eut comme résultat, tout autre qu’inattendu, l’engagement militaire russe en Syrie, en cours depuis le 30 septembre de cette année. Il est clair que ces développements marquent l’exacerbation des contradictions inter-impérialistes au Moyen Orient, ainsi qu’en Méditerranée Orientale.

Le Parti Communiste Grec - KKE condamnât dès le début cette intervention et son impact néfaste pour le peuple syrien et pour la région élargie. Au moment ou les partis bourgeois et opportunistes « saluaient » le soi-disant « Printemps Arabe », notre parti dévoilait le financement et approvisionnement en armes organisé de la soi-disant opposition syrienne (par les forces impérialistes) qui conduisit, entre autres, a l'établissement et a l’expansion du monstrueux Etat Islamique, ainsi qu'a la création d’une vague énorme de refugiés.

Le Parti Communiste Grec en exprimant sa solidarité envers le peuple français et son soutien pour les familles des victimes du massacre barbare récemment commis par l'Etat Islamique a Paris, alerte contre l'exploitation de cette attaque terroriste comme prétexte pour escalader les interventions impérialistes dans la région, ainsi que contre le lancement d'une guerre impérialiste et contre les conflits d'intérêts, dont les seules victimes seront les peuples de la région. Que le prétexte utilisé a fin d’imposer de nouvelles mesures de répression des libertés démocratiques et populaires et a fin de militariser la vie politique des pays européens ne justifie pas une nouvelle vague de xénophobie, de racisme et de conceptions fascistes, d'extrême droite contre des êtres humains, refugies et migrants, en quête d'un meilleur vie.

Nous pensons que quant un conflit impérialiste est en cours, la discussion sur « qui commençât » ou le respect, ou pas, du "droit internationale" est désorientant au moment ou ce dernier devient de plus en plus réactionnaire et de plus en plus élastique pour que tous les forces impérialistes puissent l'invoquer.

Elle est dangereuse, la propagande actuelle internationale qui exploite le barbarisme des djihadistes fanatiques a fin de cultiver un climat de guerre au sein de la classe ouvrière, et monter les peuples contre d’autres peuples avec prétexte de la religion.

Ce que nous, les communistes, devons mettre au clair est que le fondement de cette guerre n’est autre que les intérêts des monopoles. L'essentiel est de savoir quelles forces sont en conflit ainsi que l'aspect de classe – bien connu - de ces forces.

Dans ce contexte, le Parti Communiste Grec demande que le peuple, et surtout le jeunes, ne soient pas sacrifies au profit des intérêts du capital et des exploiteurs.

Nos peuples, ouvriers, ne sont pourtant guerre protèges contre de tels sacrifices par la participation de nos pays aux organismes impérialistes, tel que l'OTAN et l'UE, soutenue par tous les partis bourgeois, libéraux et social démocrates, de la droite et de la soi-disant gauche, comme, par exemple pour la Grèce, le SYRIZA, la Nouvelle Démocratie et même les nazis de l’Aube Dorée (Chrisi Avgi).

La logique du choix du – meilleur – impérialiste, encouragée par divers partis, consistant à choisir son propre bloc de forces impérialistes et alliances géopolitiques mondiales est, de même, incapable de garantir la non-implication du peuple.

L’exploitation par le pouvoir populaire ouvrier des contrastes existants et des intérêts divergents des états capitalistes est toute une autre question que l’attellement a une alliance impérialiste, une association capitaliste d’états sous le – illusoire – prétexte que cela bénéficiera le peuple et la classe ouvrière.

Nous estimons que le mouvement communiste doit utiliser les contradictions inter-impérialistes afin d'affaiblir les alliances impérialistes, de déstabiliser le pouvoir capitaliste dans son pays ou dans un autre pays, s’il est agresseur ou s’il est attaqué.

Or, pour qu’un parti communiste utilise correctement les contradictions inter-impérialistes, il ne doit pas être prisonnier des plans de quelque centre impérialiste que ce soit, il doit défendre les intérêts vitaux de la classe ouvrière dans son pays, sa région et dans le monde entier.

Notre parti pose directement la question du retrait de la Grèce de toutes les alliances impérialistes, comme l'OTAN et l'UE, en soulignant que cela peut être assuré par le pouvoir du peuple travailleur, par la voie de développement socialiste.

En même temps, notre Parti montre, en pratique, sa solidarité envers ces dizaines de milliers de personnes tourmentées qui, ayant lutté contre les vagues, sont arrives chez nous et qui sont dirigées vers d’autres pays européens. Personne, ni homme, ni femme, ni enfant, ne quitte volontiers son pays. Nous connaissons très bien le nom et le prénom de qui causât le déracinement d’un si grand nombre de personnes : Il s’appelle le barbarisme capitaliste et ses acolytes sont la pauvreté, le chômage et les guerres.

Le Parti Communiste Grec lutte contre tout ce qui cause de vagues de refugies et de migrants. Il lutte contre le nazisme/fascisme et ses actuels représentants en Grèce qui cherchent notamment à utiliser le thème majeur des vagues d'immigrants pour promouvoir le nationalisme, la xénophobie et le racisme dans le peuple Notre parti fait appel au peuple et au mouvement ouvrier/populaire d’intensifier leur solidarité envers les refugies et les migrants.

Ce problème ne pourrait pas être résolu tant que l’UE, les Etats-Unis et l’OTAN poursuivent leur politique d’interventions et de guerres impérialistes. Nous luttons pour que notre pays, la Grèce, ne participe en aucune façon à ces dernières. De même, les mesures répressives imposées par les mécanismes de l’UE ne peuvent pas constituer de solution et, par conséquent, nous demandons l’abrogation du Règlement de Dublin, du Traite Schengen et du Frontex. Nous pensons que les refugies ont droit d’être décemment reçus et hébergés. Nous luttons pour le renforcement du personnel et des infrastructures lies au sauvetage, a l’enregistrement, indentification, hébergement, nourriture, ainsi qu’aux soins de santé et au transport sure de ces personnes et de leurs familles depuis nos iles jusqu’aux points de sortie de notre pays.

Chers camarades,

La crise capitaliste est en train de niveler droits et acquis sociaux des ouvriers de tout l’Europe. De plus, elle « brouille les cartes » au niveau de l’équilibre des puissances régnant parmi les états capitalistes. Ce phénomène est apparent tant au sein de l’UE, avec l’exacerbation de la concurrence et des pressions envers l’Allemagne pour un plus juste partage du poids de la crise, qu’aux relations entre états dans le monde capitaliste en général.

Il est, d’ores et déjà, évident que le soi-disant “monde multipolaire” n’a rien avoir ni avec la « paix » et la « sécurité » des peuples ni avec le règlement des différends, comme soutenaient ses partisans. Une « architecture » des relations internationales fondée sur des états traversant leur phase monopoliste, dans des conditions impérialistes, est vouée à une tendance vers les interventions impérialistes et la guerre. L’année dernière nous avons mené une discussion plus approfondie sur l’intervention ouverte et officielle des Etats-Unis et de l’UE en Ukraine dans le contexte de leur rivalité avec la Russie pour le contrôle des voies de transport de l’énergie, des matières premières et de parts des marchés. Ces antagonismes ainsi que la montée au gouvernement des partis nationalistes et anti-communistes eurent des conséquences dramatiques pour le peuple ukrainien, qui a vu son pays s’étioler, connaitre la guerre civile au profit d’intérêts n’ayant rien à voir avec lui. En outre, le peuple ukrainien a du faire face à de nouvelles mesures antipopulaires et répressives comme l’opération planifiée d’interdiction du Parti Communiste et de l’idéologie communiste en Ukraine.

Nous aimerions saisir cette occasion pour exprimer, encore une fois, notre solidarité envers les communistes Ukrainiens devant faire face a ce récent développement antipopulaire. En outre, nous dénonçons le fait que le Président ukrainien inclût, il y a quelques mois, dans une « liste noire » trois membres du Parti Communiste Grec, parmi les quels S. Zarianopoulos, notre élu au Parlement Européen et le vice-président du Parlement Grec, G. Lambroulis.

Chers camarades,

Permettez-moi de m’attarder brièvement sur deux autres questions internationales d’importance énorme pour les peuples européens et pour l’organisation de notre lutte.

En premier lieu, les Etats-Unis et l’OTAN ont récemment commencé à tester leur soi-disant “bouclier antimissiles » en Europe. L’objectif claire de ce système antimissiles, malgré le fait qu’il soit présenté comme une mesure de protection contre l’Iran ou contre les « terroristes », est de garantir aux Etats-Unis la possibilité de premier frappe (nucléaire) contre la Russie sans risque de riposte. Ce développement est particulièrement dangereux puisqu’il transforme le territoire européen en « théâtre » de guerre nucléaire et de confrontation avec la Russie. Il est, par conséquent, nécessaire que les communistes et autres combattants s’activent pour démanteler les bases-supports du plan des Etats-Unis et de l’OTAN ainsi que tout autre plan impérialiste similaire.

En deuxième lieu, les réactions autour des négociations « secrètes » en vue de la création du Partenariat Transatlantique de Commerce et d’Investissement (PTCI / TTIP), aussi connu sous le nom « OTAN économique pour les monopoles ». Ce partenariat génère des réactions même parmi les forces politiques bourgeoises, servant, bien sur, les intérêts des sections du capital tentant à maximaliser, ainsi, leurs bénéfices.

En outre, les sociale-démocrates nouveaux de SYRIZA et de Podemos, ainsi que d’autres opportunistes, dont le représentant central est le PGE, exprimant aussi les intérêts de certaines sections du capital, se déclarent contre le Partenariat Transatlantique mettant l’accent non pas sur la substance du Traite mais sur certains aspects secondaires. Ils soutiennent la profitabilité des groupes monopolistes en promouvant le mythe d’une reprise économique capitaliste « durable » et « soutenue ». Dans ce contexte, ils considèrent le PTCI /TTIP comme un « obstacle » aux efforts pour contrôler et réglementer le capitalisme, « refrénant » ainsi les monopoles. Ils dissimulent, intentionnellement, le fait que le PTCI / TTIP n’est pas une déviation mais une preuve claire du caractère exploiteur de ce système.

Ce traité ouvre la voie pour la contestation et la suppression des vestiges restantes de l’attaque barbare aux droits ouvriers commis par le capital, l’UE et les gouvernements bourgeoises sous prétexte de faire face a la crise capitaliste. Leur objectif ultime est de baisser au plus bas possible les droits ouvriers puisque Etats-Unis et UE ont pour but commun la réduction radicale du cout de main d’œuvre. Bref, les mesures anti-ouvrières et la « jungle » ouvrière de l’UE et des Etats-Unis respectivement seront « mariées » avec de conséquences graves multiples pour la classe ouvrière et les couches populaires pauvres.

Sur ce point aussi, les communistes doivent s’efforcer, tout d’abord, de dévoiler ces plans ainsi que la vérité sur la discussion trompeuse concernant l’abolition de la souveraineté de l’UE ou des ses « états-membres » pour cause du PTCI /TTIP. Cet argument dissimule le fait que les gouvernements bourgeois de l’UE souhaitent ce traité, qui sera bien sûr le résultat d’un dur « marchandage » entre l’UE et les Etats-Unis, pour satisfaire les besoins des monopoles européens et leurs donner la possibilité de gagner de points dans le contexte du concours monopoliste mondiale. Le Parti Communiste Grec lute contre ce traité antipopulaire soulignant qu’elle ne peut pas être ni corrigé ni amélioré. Il fait appel à la lutte populaire pour le rejet du traité comme un premier pas pour le renversement du système exploiteur qu’il aspire à servir.

Chers camarades,

Il y un an, parlant des développements en Grèce, quand SYRIZA était encore en opposition, nous décrivîmes, de ce tribune, son « trajectoire » au cas où la classe bourgeois lui confierait le pouvoir bourgeois. Aujourd’hui nous pouvons vous regarder droit dans les yeux puisque le KKE n’a pas cessé et ne cessera pas à lutter pour les intérêts populaires et, de plus, nos prévisions ont étés confirmées.

Sous le gouvernement de SYRIZA-ANEL, le peuple grec doit faire face a une nouvelle attaque d’envergure du capital, dont l’achèvement fut entreprise par le gouvernement de « gauche » de SYRIZA et du soi-disant « patriotique » parti d’ANEL, consistant a l’application du mémorandum d’accord antipopulaire, barbare signé cet été par ces deux partis ainsi que par les partis de la Nouvelle Démocratie, PASOK et POTAMI.

Des projets de loi votés quotidiennement par le Parlement Grec mènent à l’application de mesures d’un barbarisme inouï. Ce sont des mesures qui augmentent la taxation des familles populaires. La plus caractéristique, entre elles, est la forte augmentation de la taxation des agriculteurs et des travailleurs indépendants. D’autres mesures rendent permanentes les exonérations fiscales pour le capital. En outre, le gouvernement attaque les derniers vestiges du droit a la sécurité sociale en haussant l’âge limite pour la retraite. Ils se préparent à une attaque contre le droit de grève et autres droits syndicalistes et ils avancent la privatisation des entreprises publiques. Cette attaque est la preuve que l’une des conditions préalables pour la reprise de la profitabilité capitaliste est l’exploitation de la main d’œuvre.

Le gouvernement SYRIZA-ANEL joue une part majeure et participe activement aux projets de l’OTAN, des Etats-Unis et de l’UE dans la région, cédant des territoires vastes de notre pays pour l’établissement de nouvelles bases militaires de l’OTAN et l’installation d’infrastructures de guerre.

Le soi-disant gouvernement “de gauche” offrit et offre toujours des services précieux au système. Sous le manteau de quelqu’un qui lutte au sein de l’UE, en chantant et en avançant des illusions, il essaye de persuader une tranche importante de notre peuple que la politique actuelle est une voie unique et que la seule option pour le peuple est de choisir un gouvernement, qui comme un bon gérant-mémorandum, se chargera d’appliquer la politique antipopulaire. Il contribue, ainsi, a rendre plus conservatrices des forces radicales qui, au passe récent, luttèrent contre les mesures antipopulaires.

Ceci confirme, pour la énième fois, que les soi-disant gouvernements « de gauche », les soi-disant partis du « renouvellement à gauche », y inclus ceux des ex-communistes mutés, peuvent, par moments, mieux faire le « sale boulot » en faveur du capital, conduisant en même temps le peuple et son mouvement a la passivation et a la frustration.

De plus, ceci confirme la position cohérente du Parti Communiste Grec, qui rejeta avec insistance pendant plusieurs années les propositions de participation à de tels gouvernements de gestion du système capitaliste, des politiques antipopulaires de l’UE et de l’agressivité de l’OTAN. Nous aimerions, du haut de cette tribune, remercier tous les partis communistes et ouvriers qui ont soutenu notre parti durant une série d’importantes batailles électorales que nous avons mené en 2015 avec un esprit de combattant.

Le KKE a tenu fort, il est sorti de ces batailles renforcée et avec plus d’expérience du point de vu idéologique, politique et organisationnel. Il a maintenu ses forces au Parlement et aujourd’hui, ces dernières, main dans la main avec les forces de la Jeunesse Communiste Grecque, sont sur le front de la lutte dans les lieux de travail et au sein du mouvement ouvrier-populaire. Nous nous battons pour dévoiler les plans du gouvernement et des autres partis bourgeois, ainsi que des quartiers-généraux bourgeois attaquant en commun la classe ouvrière pour la rendre moins chère et plus docile. Nous voulons dévoiler la vraie substance des mémorandums, le fait que même une reprise limitée de l’économie capitaliste et de la profitabilité du capital requiert la suppression de tous les acquis ouvriers et ne conduira, en aucun cas, a l’amélioration du niveau de vie et a l’allégement du fardeau des familles populaires. De plus, la situation pourrait s’empirer puisqu’il y déjà de signes d’une nouvelle crise mondiale synchronisée au moment ou les contradictions impérialistes s’exacerbent.

Aujourd’hui, comme démontra la grande grève, réussie, des ouvriers et employés de toute la Grèce, qui a eu lieu le 12 novembre, il y a moyen d’améliorer les conditions d’organisation et du regroupement du mouvement ouvrier et renforcer l’alliance populaire. L’actuel corrélation de forces négative en Grèce et au niveau international pourrait se casser.

Il suffit que le people utilise au mieux son expérience pour organiser la lutte et le renversement. En Grèce, les syndicats ouvriers se préparent, d’ores et déjà, sous les drapeaux du PAME, en vue d’une nouvelle mobilisation gréviste dans tout le pays. Les tracteurs des agriculteurs bloquent déjà les autoroutes. En même temps, étudiants et élèves organisent, eux aussi, leur propres grandes manifestations. La lutte se concentre contre les nouvelles mesures antipopulaires que le gouvernement de SYRIZA s’apprête à faire passer en application de son accord avec l’UE, le FMI et BCE. Le quartet a la base du 3eme mémorandum que le gouvernement doit mettre en application. Dans ce contexte, il prépare une nouvelle attaque contre le système de la sécurité sociale, il s’apprête a appliquer de mesures visant a la saisie et a la vente aux enchères de la résidence principale des travailleurs des couches populaires et moyennes, a couper le courant aux ménages endettés, a imposer des taxes lourdes aux familles populaires au moment ou il augmente les exonérations fiscales pour les grands industriels, les armateurs et les entrepreneurs.

Nous sommes convaincues qu’une solution il y a: que le peuple ouvrier peut vivre mieux, comme il faut et comme il mérite de nos jours sur base du potentiel actuel de la société. La voie passe par l’établissement d’une vaste alliance sociale populaire qui luttera contre les nouvelles mesures antipopulaires et dont l’orientation inébranlable sera la lutte contre les monopoles, le capitalisme et l’impérialisme.L’établissement et le renforcement de cette alliance pourrait aujourd’hui contribuer a la modification de l’actuel corrélation négative des forces, ainsi qu’a la promotion de l’organisation, de la pugnacité et de l’esprit de lutte de la classe ouvrière et des autres couches populaires contre la servilité et le fatalisme. En outre, il pourrait combattre la soumission du peuple tant aux anciens qu’aux nouveaux gestionnaires du barbarisme capitaliste et promouvoir la lutte pour une société sans exploitation de l'homme par l’homme et pour le socialisme.

Quand l’objectif est le renversement du capitalisme et la construction de la nouvelle société socialiste, comme la pratique démontre, on lutte au quotidien de façon plus déterminée et plus efficace pour l’organisation et l’émancipation de la classe ouvrière. D’ailleurs, c’est exclusivement sur cette base et en cette direction que la lutte peut, dans le contexte actuel, mener a des conquêts en faveur des droits et pour la satisfaction des besoins contemporains des travailleurs et du peuple.

source:http://www.solidnet.org/greece-communist-party-of-greece/cp-of-greece-introductory-speech-of-the-kke-for-the-european-communist-meeting-en-ru-fr-de-ar-sq

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