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 Cessez la criminalisation de l’ATIK ! Libérez Mehmet Yesilaçi !

jeudi 28 mai 2015
Le 15 avril 2015, la justice allemande a demandé l’arrestation de 12 membres de la Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) se trouvant en Allemagne et dans d’autres pays européens. Parmi eux, Mehmet Yesilaçi, qui vit en Suisse depuis 2007 et qui a été reconnu réfugié politique par notre pays en 2010. Depuis son arrestation le 15 avril, il est détenu dans la prison centrale de Fribourg et menacé d’extradition vers l’Allemagne. Si l’extradition était mise à exécution, Mehmet Yesilaçi perdrait la protection accordée par la Suisse, et il est probable qu’il finisse par être renvoyé en Turquie, là où il a été emprisonné pendant huit ans et torturé en raison de ses activités politiques.


Le Parti suisse du Travail-POP s’oppose à l’extradition de Mehmet Yesilaçi. Celui-ci a obtenu l’asile en Suisse justement à cause de son engagement d’opposant politique en Turquie. Aujourd’hui, l’Allemagne prétend que ce même engagement fait de lui un terroriste. Une extradition vers l’Allemagne violerait le droit de cet homme à la protection qui lui a été accordée par la Suisse conformément à la Convention de Genève sur les réfugiés. De la même manière, sa mise en détention viole le principe de présomption d’innocence : Mehmet Yesilçani est traité comme un criminel, séparé de sa famille, traité de terroriste par nos médias, alors que l’organisation à laquelle il appartient n’est ni sur la liste des organisations terroristes, ni considérée comme une organisation criminelle, ni interdite en Europe. En acceptant de jouer le jeu de l’Allemagne, qui joue elle-même celui de la Turquie, la Suisse participe à la criminalisation de l’ATIK et à l’assimilation de cette organisation progressiste de défense des travailleurs et des immigrés à un mouvement terroriste. Il y a plus que les droits de Mehmet Yesilaçi qui sont violés dans cette histoire : les libertés d’organisation et d’association sont également remises en question, ce qui doit toutes et tous nous inquiéter.


Si vraiment Mehmet Yesilaçi a commis des actes qui constitue un délit selon le droit suisse (ce qui, pour l’instant, n’est visiblement pas le cas), alors il faudrait qu’il soit jugé en Suisse, et non extradé vers un pays où il a été emprisonné, torturé et où un procès équitable ne lui serait pas garanti.


Pour toutes ces raisons, le PST-POP exprime toute sa solidarité à Mehmet Yesilaçi, à ses camarades détenus dans d’autres pays européens, et à la Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe.


Non à la criminalisation de l’ATIK !
Libération immédiate de Mehmet Yesilaçi !


Parti suisse du Travail
26 mai 2015

source:http://www.pst.ch/v5/spip.php?article432

Tag(s) : #moyen orient, #syndicat

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