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Introduction de Pierre Laurent à la conférence nationale des 8 et 9 novembre 2014

Introduction de Pierre Laurent,

Secrétaire national du Particommuniste français,

Conférence Nationale 8-9 novembre2014

Cher(e)s camarades,

Notre pays, tout au long dusiècle écoulé, a traversé des épreuves, il a connu des crises, des guerres, despériodes sombres où la société française s'enfonçait dans la perte de sens,l'angoisse, la colère et la peur, et où des forces rétrogrades tentaient dedéfaire la République et ses valeurs.

Dans ces moments difficiles -bien fou celui qui affirmerait le contraire – la France a toujours pu comptersur les communistes pour conjurer le danger et ouvrir les chemins d'unenouvelle phase d'essor de la nation, qui a souvent libéré une très grandecréativité sociale. Toute l'histoire de notre parti en porte témoignage. Aulendemain de la boucherie de 14-18, dans la crise des années 30, dans laRésistance et à la Libération, face aux guerres coloniales, dans lareconstruction de la gauche après la reprise en main gaulliste de 1958, dansles bouleversements de 68 jusqu'aux victoires nées du programme commun, dansles batailles contre le traité de Maastricht ou le TCE, quand Jean-Marie Le Pena accédé au second tour de l'élection présidentielle, chaque fois lescommunistes ont été au rendez-vous avec les Français qui avaient décidé de nepas subir, de refuser la fuite en avant, pour construire les chemins del'espoir vers un autre monde, une nouvelle société.

Je ne vais tourner autour du pot.Nous sommes à nouveau dans un tel momenthistorique pour notre pays, et pour l'Europe toute entière. L'année 2014 a été un tournant. Avec unenfoncement dramatique dans le chômage et l'austérité, l'annonce du Pacte deresponsabilité sous les applaudissements du Medef, la nomination de deuxgouvernements Valls qui ont changé la nature du pouvoir et acté ouvertement latrahison des électeurs de 2012, le choc électoral des deux scrutins municipauxet européens, la décrédibilisation accélérée du Président de la République dontla piteuse émission de jeudi soir n'est qu'un énième épisode, et la prétentionaffichée hier par Marine Le Pen en réaction à cette émission de s'introniser« chef de l'opposition » lors du congrès du FN les 28-29 novembre àLyon... la coupe est pleine pour cette année.

La France souffre, c'est uneterrible évidence. Face à cette situation qui n'a pas de précédent, dans unmonde en pleine mutation, notre responsabilité est à nouveau engagée.

Oui, les communistes sont une desforces qui peuvent relever le défi lancée à la démocratie et à la France. Noussommes au cœur de ces forces.

C'est donc à cette questioncentrale, comment prendre les initiatives politiques majeures appropriées àcette situation, que nous devons consacrer nos travaux.

Mon introduction sera brève etcentrée sur les principaux enjeux de notre agenda politique.

Je souhaite que nos travauxnourrissent l'appel que je lancerai dimanche en notre nom à tous en m'adressantà la France et aux Français en conclusion de cette conférence.

C'est donc conscients des périlsqui pèsent sur notre pays, de ceux que lui fait courir le pouvoir en place, et déterminés à offrirune alternative de justice, de paix et de solidarité à notre peuple, quej'aborde avec vous cette conférence nationale.

La France est mal engagée, malgouvernée, trahie par un pouvoir qui n'a ni idée nouvelle, ni ambitionvéritable si ce n'est de servir les intérêts des marchés, du CAC 40 et de lafinance qui nous gouvernent en vérité,comme si répondre à leurs exigences toujours plus folles de rentabilité, cequ'ils appellent la compétitivité, était un chemin pour nous sortir de lacrise. C'est l'inverse, tout le démontre : la politique suivie détruit lesatouts du pays, alimente des risques nouveaux de tornade financière etéconomique, s'attaque violemment au modèle social, abîme la démocratie, semoque des défis environnementaux sur lesquels les experts du GIEC viennent detirer un nouveau signal d'alarme.

La France n'a aucun avenir danscette voie. Pire, elle a tout à perdre. Pour nous, il est hors de question de laisser le pays sombrer dansl'échec, accepter ou se résigner au scénario catastrophe programmé.

Ce qui signifie tout à la foisque nous voulons battre les politiques d'austérité et permettre à la Franced'en sortir au plus vite, et que nous refusons la perspective de la descenteaux enfers qui ouvrirait par réaction, une fois touché le fond des abîmes, larévolte finale.

Nous croyons à un processus deluttes permanentes. Et nous en tirons les conclusions : pour déjouer cescénario, tous nos efforts doivent être consacrés, dans une dynamique de luttespolitiques, à la construction d'une alternative de gauche.

Permettez moi d'insister :je dis bien construire une alternative de gauche, et non pas l'invoquer.

Autrement dit, se donner lesmoyens de luttes politiques suffisamment amples et rassembleuses aptes àconstruire des solutions de gauche pour sortir la France de l'austérité, à formuler les axes d'un nouveau projetpolitique de développement dans une nouvelle République, et indissociablement àrassembler assez de forces pour porter ces solutions, les faire gagner et lesmettre en œuvre.

Toute autre voie, je le pensesincèrement, tout raccourci avec cet effort politique ne sera dans la situationque nous connaissons qu'illusion. C'est à ce niveau que nos ambitions doiventse placer, à ce niveau très élevé mais accessible comme je m'emploierai àl'expliquer dans quelques instants.

Depuis un an, tous les choixpolitiques de François Hollande et de Manuel Valls ont tourné le dos à lagauche, visé sa recomposition voire sa décomposition, et assumé l'installationd'une scène politique réduite à trois acteurs : eux et leur lignesocial-libérale, la droite UMP et le FN. Ce jeu dangereux tourne au cauchemar avec leur effondrementpolitique. Les apprentis sorciers ne maîtrisent plus les monstres créés parleurs élucubrations idéologiques et politiciennes.

Ainsi leur disqualificationcroissante crée un sentiment de vide pour des millions de nos concitoyens.

La légitimité du coupleHollande-Valls est gravement atteinte. Même après la mort de Rémi Fraisse,événement gravissime et révoltant s'il en est, touchant aux fondements de ceque sont les valeurs de gauche, le gouvernement se montre incapable des'expliquer, de dire la vérité, d'identifier les responsabilités, suscitant notammentdans la jeunesse un sentiment de révolte légitime.

Et je veux redire ici avec force,et notre indignation devant cette mort révoltante, et notre solidarité totaleavec l'exigence de vérité de la famille. Nous demandons que les responsabilitéssoient établies et sanctionnées. Non, en 2014, en France, on ne doit pasmourir pour ses idées.

Non seulement François Hollandeet Manuel Valls ne fédéreront plus les consciences de gauche de ce pays, pourpeu que le second ne l'ai jamais fait et ait jamais eu l'intention de le faire,mais leurs choix politiques, les méthodes et les mots employés pour les imposerheurtent au plus profond ces consciences et sont vécus comme un véritabletraumatisme par toutes celles et ceux qui ont permis la victoire sur Sarkozy etl'UMP en 2012.

Sous l'effet du renoncementassumé du pouvoir devant toute perspective de transformation sociale, à reboursde toutes les attentes populaires, la rupture se consume dangereusement entre le système institutionnel, sesreprésentants et la population dans sa grande masse : la privatisationprogressive de l'espace public y compris maintenant dans sa dimensionterritoriale avec la réforme des collectivités, les attaques répétées etstructurelles contre l'Etat social (retraite, code du travail, modes dereprésentations...) mettent à mal les valeurs et repères qui scellaient notrepacte social et républicain.

Du séisme possible, nous en avonspolitiquement mesuré les prémices ravageurs lors des scrutins municipaux eteuropéens: une fracture démocratique béante, une part croissante de lapopulation qui s'auto-exclut du débat institutionnel, refusant son cadreimposé; une extrême droite qui se nourrit de cette situation pour sepositionner au cœur du débat politique et idéologique.

Je le répète : cettesituation extrêmement dangereuse nous appelle au déploiement d'un immenseeffort de rassemblement politique pour une alternative de gauche capable deremettre en conquête les nombreuses forces disponibles laissées en friche parle pouvoir actuel.

C'est donc à une étape nouvelle,quantitativement et qualitativement nouvelle, de la démarche que nous avionsengagé en créant le Front de gauche que nous sommes appelés. Une étape danslaquelle il nous incombe de prendre pour notre part en charge l'avenir de lagauche toute entière et pas seulement de la partie de la gauche que nousconstituons.

Si la première et principaleraison de l'affaissement du soutien aux forces de gauche et de l'écologiepolitique, de la difficulté du mouvement social et syndical à être à la hauteurdes remises en cause sociales et des attaques de la droite et du MEDEF est àchercher dans la politique Hollande Valls, il n'en reste pas moins qu'il en vade notre responsabilité d'engager tous nos efforts politiques vers la constructiond'une alternative et du rassemblement populaire et politique sans lesquels ellen'existe pas.

Oui un mouvement populaire etcitoyen de tout notre peuple, car c'est de l'avenir de la France qu'il s'agit.

Dans un livre passionnant qu'ilvient de publier, « les derniers jours de la Ve République »,l'écrivain Christian Salmon estime que « l'après-Hollande a déjàcommencé ». L'émission de TF1 vient en effet de le confirmer.

Quant à Manuel Valls, il n'estpas le Premier ministre de la gauche et ne le sera jamais, mais celui d'uneminorité des socialistes qui veulent abandonner le mot socialiste. Il ne s'encache pas. Il veut tuer la gauche, et l'espoir de la transformation socialeavec elle, relançant le flirt avec Bayrou, qui vient lui de battre la gauche àPau avec l'appui de l'UMP.

Jamais d'ailleurs on aura vu d'ungouvernement socialiste autant de mépris pour les sans emplois, les sans papiers, les « sans dents ». Lespauvres montrés du doigt, les immigrés devenus des boucs émissaires, la guerredes religions entretenue et attisée, lessyndicalistes, les militants politiques, associatifs criminalisés, la financemontrée en exemple à la City… quel militant socialiste peut se reconnaître dansce piétinement systématique des valeurs?

Nous ne laisserons pas faire. Lagauche, ce n'est pas à Manuel Valls d'en fermer le cercueil, ce n'est pas safamille, lui qui ne l'a en vérité jamais aimé.

En vérité, si nous voulons éviterle retour combiné de la droite et de l'extrême droite du Front national, lui etson gouvernement devront laisser la place. C'est sans attendre que nousvoulons travailler à une nouvelle majorité de gauche, un nouveau contrat detransformation social, écologique et démocratique, qui devra être mis enœuvre par un nouveau gouvernement et un nouveau Premier ministre.

Plus tôt en seront créées lesconditions, mieux vaudra pour le pays. La France est dans l'urgence.

Comment avancer dans cettedirection , et est-ce tout simplement possible, accessible ? Je le penseet voudrait maintenant exposer ce que devrait être à mes yeux nos axes deréflexion durant ce week-end.

Je veux faire une premièreremarque. Chaque jour, et alors même que se manifestent de nouveaux signesinquiétants de la crise politique, des femmes, des hommes agissent, serévoltent, se rassemblent un peu partout dans le pays pour dire un autre avenirdans notre pays. Cette vitalité solidaire et démocratique reste considérable et, même quand tout semble se fissurer de partout, nous sommes, vous êtes, aucœur de ces forces qui relèveront le pays, qui sauront puiser dans leurcréativité et leur audace, les bases du pays nouveau qui sortira de la crise. Cen'est pas une incantation, c'est un fait.

Les communistes sont dans lesluttes à la SNCM, avec les chercheurs en marche, à Fralib, à la Belle Aude ou à Nice Matin où les salariés portent leursprojets de coopérative, avec les coiffeuses du boulevard Saint-Denis, àRenault, à PSA, à Sanofi, aux Grands Moulins Maurel, à l'Université du Puy deDôme, à la SNCF, à Kem One, avec les manifestants de Sivens, avec ces femmesqui luttent pour l'abolition de la prostitution, à Michelin, avec leshospitaliers en lutte sur tout le territoire, avec les fonctionnaires contre ladégradation de leurs conditions de travail et du service public, à Total, avecles syndicalistes paysans et les populations pour refuser l'agricultureproductiviste symbolisée par la ferme-usine des 1000 vaches, avec les lycéenssans papiers, avec les militants du peuple Kurde, avec les militants pour la paixet la reconnaissance de l'Etat Palestinien, avec celles et ceux qui manifestentcontre TAFTA, à EDF, avec celles et ceux qui empêchent des expulsionslocatives, avec celles et ceux qui luttent contre les coupures d'eaux et degaz, avec celles et ceux qui luttent contre les idées du FN.

Je pourrai continuer cette listeà la Prévert. Nous serions là, encore, avec nos militants et nos élus, animésdu même esprit rassembleur, constructif, avec le seul souci d'être utile ànotre peuple.

Quand la France est dans latourmente, les communistes sont au rendez-vous. Je veux, à travers vous, tousles saluer car ce n'est pas facile, parce que cela demande du courage et quenous ne sommes pas, chacune, chacun, épargnés par la crise et la dureté desconditions de vie qu'elle impose à tout notre peuple.

Mais c'est notre ADN, et notrefierté, d'être des « invincibles chevaliers, des assoiffés »pour reprendre les vers du poète turc Nazim Hikmet. Des« invincibles » qui luttent pour notre planète, son air, son eau, sonsol, pour l'égalité des femmes et des hommes et pour tous les droits humains.Des « assoiffés » que ne font jamais reculer les pouvoirs de l'argentqui oppriment les peuples, qui vivent, aiment, sans savoir quand ils vontgagner, mais qui savent que cela dépend d'eux et de leurs frères et sœurshumains.

C'est en pensant à toutes cesfemmes et tous ces hommes, à tous ces liens tissés dans le quotidien qu'il meparaît possible de nous fixer trois objectifs.

Le premier objectif pourrait êtrede déployer dans tout le pays, en partant de ces mille et uneluttes, un puissant, large et permanent mouvement d'action pour stopper lespolitiques d'austérité, en sortir la France et l'Europe au plus vite, et pourimposer la relance progressive des grandes politiques sociales, industrielles,écologiques, démocratiques sans lesquelles aucune sortie de crise ne serapossible.

C'est vrai que le matraquage estincessant pour enfermer la réflexion populaire dans les dogmes libéraux sur ladette, en masquant ses causes réelles liées au cancer de la finance, sur lecoût du travail, sur la protection sociale, la dépense publique et l'impôt,voués aux gémonies alors que l'une et l'autre, utilement et justement déployés,sont le socle d'un progrès social partagé.

Mais c'est vrai aussi que chaquejour qui passe atteste de l'échec profond de ces politiques libérales et durejet qu'elle provoque chez les Français, car les gouvernements successifs,Hollande après Sarkozy, ne parviennentpas à obtenir leur adhésion. Il était frappant de voir sur TF1 comment, àl'exception de la chef d'entreprise, les trois Français choisis par TF1continuent de réclamer au chef de l'Etat la satisfaction de besoins sociauxmajeurs.

La possibilité demeure doncentière de transformer progressivement le mécontentement populaire en unpuissant mouvement de demande de sortie des politiques d'austérité.

Cela exige, c'est vrai, unebataille politique et idéologique de tous les instants, mais ne nous manquonspas d'arguments.

Notre diagnostic sur la crises'avère juste à l'inverse de toutes les prévisions à chaque fois assénées commedes vérités implacables. Et aujourd'hui, non seulement nous n'allons pasvers une sortie de crise, mais tout prépare une nouvelle séquenced'aggravation brutale de la crise du système.

L'austérité menée partout enEurope fait planer la menace d'une troisième récession depuis 2009. Le risquene sera pas évité sans une relance massive de la demande sociale, salaires,formation, emplois et services publics, contrairement à tous les choix actuels.Et par ailleurs l'austérité allant de pair avec un soutien continu auxrendements financiers, les immenses gâchis matériels et financiers quiperdurent font craindre un nouveau krach. Les banques sont protégées, nousdit-on, mais c'est en étouffant le crédit et en protégeant leurs marges, c'estdonc toujours la même fuite en avant.

La bataille pour stopper au plusvite, je dis bien stopper, les politiques d'austérité partout et chaque foisque c'est possible, doit donc s'amplifier sur tous les fronts. Ilexiste des majorités, une majorité de Français à rassembler pour cela. Nous devons convaincre et donner confiance, enmontrant combien la France aurait gagnerà cette rupture.

Sur tous les fronts, dis-je, etcela commence au quotidien dans toutesles luttes. Quand 9 millions de personnes ne savent pas si elles vontpouvoir manger à leur faim chaque jour.Quand 12 millions de personnesse considèrent comme mal logés. Quand 80 % de la population a peur detomber dans la pauvreté, c'est à dire avec moins de 5 euros par jour pour senourrir, se vêtir, se loger, se chauffer, se soigner, prendre soin des enfants,se déplacer…

Oui il y a urgence à l'action. Luttercontre l'austérité, c'est mener des actions pour créer des chaineshumaines contre les expulsions, ou les coupures d'énergie, d'eau. C'estmener des actions contre les marchands de sommeil, ou les huissiers quivivent de la misère.C'est mener des actions de solidarité avec les plusfragiles. C'est ne pas rester silencieux face aux violences que subissent deplus en plus de femmes. C'est notre capacité à nous révolter, à ne pas laisserfaire l'insupportable, à construire des réseaux de solidarité dans la proximitéqui ouvriront le champ du possible en politique pour des millions de nosconcitoyens.

Sur tous les fronts, c'estcombattre la thèse du ras-le-bol fiscal qui vise en vérité à justifier lesexonérations massives de cotisations sociales et les crédits d'impôts sanscontrepartie pour les entreprises, les niches fiscales pour les plus fortunés,mais qui ne dit rien des véritables scandales : la TVA qui rapporte troisplus que l'impôt sur le revenu parce que ce dernier est un gruyère total quandon arrive dans les hautes tranches de revenu, et près de six fois plus quel'impôt sur les sociétés ; les grandes sociétés et les multinationales quine paient rein comme vient de le démontrer le scandale du Luxembourg deMonsieur Juncker ; les coupes budgétaires pour les collectivités localesqui vont obliger nombre d'entre elles à augmenter les impôts locaux si elles neveulent pas sacrifier leurs services publics.

Sur tous les fronts, c'est enouvrant au grand jour les comptes des banques et exiger le changementdes politiques du crédit, rationnées pour la demande sociale et les PME,généreuses pour la finance, comme vont le faire les camarades de Paris mercredisoir devant la banque BNP-Paribas, comme nous devrions le faire partout enexigeant un moratoire du paiement des intérêts bancaires pour les collectivitéslocales mises en difficulté par les suppressions de dotations budgétaires.

Sur tous les fronts, c'est enmenant partout une bataille de vérité sur les gâchis du CICE et du créditd'impôt recherche. J'ai en tête cette entreprise verrière près de Dieppe, quifabrique les flacons pour les parfums des grands groupes de luxe, et qui voitune partie non négligeable des millions touchés remonter de fait vers lesprofits de ces groupes. Chacun a des exemples de l'indécence de ces cadeaux.

Oui, il faut partout demander descomptes aux entreprises, aux banques et à l'Etat.

Je ne vais pas plus loin. Jepourrais parler de toutes les luttes pour les droits des femmes, pour lesservices et la protection sociale, pour le logement et le scandale des aidesfiscales à la promotion spéculative qui continue de plus belle tandis que laconstruction sociale reste en panne. Vous m'avez compris.

C'est à cette première questionqu'il nous faut travailler : quelles campagnes durables ?quelles initiatives construire pour quegrandisse dans le pays un mouvement irrésistible de mise en cause despolitiques d'austérité, jusqu'à les stopper, pour d'autres solutions ?

La journée d'action du 15novembre décidée par le collectif 3A créé à l'issue de la manifestation quenous avions initié le 12 avril est une étape. La manifestation des chômeurs le6 décembre en est une autre. Mais il faut construire dans la durée, dans toutle pays, dans toutes les dimensions.

La crise institutionnelle et démocratique est,je l'ai dit, une dimension constitutivede la crise globale. La République est attaquée dans tous ses fondements, lesinstitutions, la politique comme espace de délibération publique et citoyenne,les valeurs. Du même coup, la solution à la crise, c'est aussi etinséparablement une nouvelle République, une sixième République.

La réforme territoriale est unenjeu central comme le sont la démocratie et les droits nouveaux dansl'entreprise. Les élections départementales et régionales de 2015 nous donnentl'occasion d'une bataille nationale et populaire sur ces enjeux démocratiquesfondamentaux.

Nous avons en vue d'autresrendez-vous structurants. La préparation de la conférence sur le climat qui setiendra à Paris en décembre 2015 prendd'autant plus d'importance après le nouveau rapport alarmiste du GIEC. Laquestion écologique est au cœur de notre combat pour un nouveau modèle dedéveloppement.

La convention nationale pour unenouvelle industrialisation que nous réunirons les 22 et 23 novembre seraégalement essentielle. Je cite également les nouvelles rencontres Niemeyer surla ville que nous tiendrons en janvier 2015 sur le thème de la mobilité.

La bataille que nous menons pourune sortie de crise ne saurait se concevoir hors d'une bataille solidaire menéedans toutes l'Europe. En Europe, tous les voyants sont au rouge etfont courir, singulièrement au sud, ungrave risque de déflation dans la zone euro. Mais des voyants de luttes'allument aussi au vert où après la Grèce et l'Espagne, c'est au tour del'Italie et de la Belgique de connaître à leur tour des réveils de mobilisationtrès importants.

La Conférence nationale doit sepencher sur l'articulation indispensable entre d'une part, la relanceéconomique et sociale de la France, la récupération de la souverainetébudgétaire de la République, et la construction au niveau européen d'unealternative de gauche, crédible et populaire.

Il n'y aura pas de sortie del'austérité en France sans bataille pour l'indépendance économique.

Mais il n'y a pas non plus desalut dans le repli et la concurrence nationaliste : notre bataille doitêtre à la fois française et européenne. La suspension de l'application dutraité budgétaire au profit d'un plan de relance sociale massive peut devenirune exigence européenne.

En mai prochain, cela fera 10ans que la France a dit Non auTraité constitutionnel européen. C'est l'anniversaire d'une époustouflantecampagne citoyenne, d'un débat de fond qui a structuré la ligne rouge entre leslibéraux et la majorité du peuple français, une lutte que nous avons gagnée etqui trouve aujourd'hui son prolongement dans la bataille contre l'austérité. LePGE vient de confirmer sa décision de tenir à Paris les 30 et 31 mai prochainsur proposition du PCF un grand Forum européen des alternatives. En 2005, nousavons dit non. L'esprit du non est toujours là. Mais nous allons plusloin : en 2015, une alternative degauche européenne se construit.

Ce Forum européen desalternatives réunira des forces politiques de tous les pays européens, desforces sociales, syndicales, des intellectuels, des citoyens prêts à refonderl'Europe. Notez bien cette initiative à vos agendas.

L'année 2015 pourrait bien êtreune année d'accélération de la bataille européenne. La Grèce pourrait connaîtredes élections législatives. Que ferait la France face à une très probablevictoire de Syriza ? S'engagerait alors un énorme bras de fer intéressanttoutes les forces sociales et démocratiques européennes. Nous devons nous ypréparer pas seulement par solidarité avec le peuple grec mais parce qu'une victoire d'Alexis Tsipras pourraitouvrir une brèche, un espoir pour l'ensemble de l'Europe, et devenir un élémentmajeur de crédibilisation de notre projet en France. Avant cela, le 24 janvierse tiendra à Barcelone un forum du sud de l'Europe pour une sortie de crise parle social, à l'initiative des camarades espagnols et grecs.

Vous le voyez, c'est une batailled'ensemble, multiforme qu'il nous faut faire grandir pour demander l'arrêtimmédiat des politiques d'austérité et le lancement d'un programme de relancesociale, de développement des services publics, d'investissements industrielset écologiques, de reconquête de nos politiques bancaires, monétaires etfinancières.

Toute notre bataille contrel'austérité ne vise pas seulement à changer de cap. Il s'agit de changer delogiciel pour le développement de la société, pour l'avenir de la planète et dumonde. La sortie de la crise très profonde de tout le système capitalistefinanciarisé doit être pour nous celle de l'invention d'une nouvelle société.

Nous avons entrepris après notredernier congrès de remettre en chantier tout notre projet. Un travail importanta déjà été accompli. Nous le poursuivons, nos conventions nationales ycontribuent et nous aboutirons au premier semestre 2016 avant notre prochaincongrès à une convention nationale rassemblant l'ensemble. Je lancerai demainun appel au travail commun de toutes les forces sociales, politiques,intellectuelles disponibles pour le refondation d'un tel projet dont j'avaisdit au dernier congrès qu'il était en quelque sorte notre communisme denouvelle génération.

Demain la conférence nationalepoussera ce travail de manière plusapprofondie à travers 9 ateliers. Ce sera pour nous tous un grand moment d'éducation populaire, deréappropriation par le plus grand nombre de tout notre travail de propositions.Ces travaux feront l'objet en décembrede la sortie d'un numéro exceptionnel de la Revue du Projet qui vous le savezjoue un rôle croissant dans l'animation de notre travail intellectuel collectif.

Le second objectif sur lequel nouspourrions nous accorder est de faire avancer dans toutes ces batailles les rassemblements et les constructionspolitiques capables de porter jusqu'au pouvoir ces alternatives.

Notre ambition politique passe par la nécessité deconstruire, dans la durée, un mouvement social et politique d'ampleur capablede mettre en échec le choix de l'austérité et de promouvoir un nouveau cheminde redressement national. Ce mouvement, à l'échelle nécessaire, fait encoredéfaut.

Bien sûr, nous avons construit leFront de gauche, mais avec des résultats encore trop insuffisants. Bien sûr desmobilisations se multiplient, émergent de nouveaux terrains de luttes posant publiquement des questionsstructurantes telles celle de l'appropriation publique sociale et publique, deséquilibres environnementaux et de l'éco système , de la République, de l'égalité des droits... Reste que le poidsdu fatalisme pèse aussi fortement sur le champ des luttes sociales, surles mobilisations et l'unité syndicale;persiste la difficulté à faire converger les luttes, leur donner un caractèrede masse, rendre incontournables des exigences transformatrices.

C'est à quoi je vous invite àtravailler en démultipliant nos initiatives politiques pour que serencontrent, échangent et scellent des bases communes l'ensemble des forcespolitiques et sociales, hommes et femmes partisans de la rupture avecl'austérité et disponibles pour une alternative politique de justice. NotreParti s'est engagé dans ce sens dès le débat de l'été, je me suis engagépersonnellement pour que se créent de telles passerelles: la fête del'Humanité, les rencontres qui y ont eu lieu et les premiers signes donnés ontconstitué un premier signal fort pour une remobilisation de la gauche, ainsique la réunion nationale du 7 septembre dernier pour une relance du FDG.

Rien ne peut pourtant en resterlà. L'accélération de la situation politique nous appelle à franchir une étapepolitique pour sortir de la crise de perspective. Sauf à y parvenir rapidementc'est l'ensemble du mouvement progressiste qui est menacé d'atomisation et dedifficulté majeure.

C'est d'ailleurs sur cettefaiblesse espérée que misent Hollande etValls pour présenter comme inéluctable leur choix de soumission à la finance.Ils se heurtent toutefois à de fortes résistances dans leur camp et l'issue decet affrontement au sein du PS impactera directement l'ensemble de la gauche.Des débats d'une autre nature mais tout aussi vifs existent au sein desécologistes et d'une certaine manière au sein de toutes les familles de lagauche sociale et politique. Nous sommes d'ailleurs de toutes ces forcesaujourd'hui la plus unie, et donc un des plus solides points d'appui.

C'est pourquoi à mes yeux letravail du Front de gauche, la nécessité d'en élargir l'ambition derassemblement relève de la même exigence que celle de poursuivre dans la duréel'effort de dialogue et de convergence des énergies existantes dans la gauche pour l alternative. C'est uneseule et même question si nous voulons réussir à construire une alternative quipèse réellement le poids.

C'est donc une bataille et desinitiatives qui doivent se déployer sur tout le territoire sans attendre lafumée blanche d'un repas à la fête de l'Humanité, d'une assemblée générale duFront de gauche ou d'un vote desfrondeurs au Parlement. La question n'est pas non plus ou les frondeurs , ou leFront de gauche. La question est : l'alternative gagnante.

Le défi essentiel est defavoriser l appropriation populaire de l' espace politique pour donner unemajorité au rassemblement pour l'alternative, favoriser cette bascule d'hommeset de femmes de gauche, d'électeurs et militants socialistes, écologistes,syndicalistes, associatifs qui le permettront.

C'est à partir de cette ambitionque nous devons nous réapproprier l'activité du Front de gauche. C'est pourcela que j'appelle l'ensemble desorganisations du Parti à s'investir dans la préparation et la co-organisationd'assises citoyennes sur tout leterritoireque venons de décider dans le Front de gauche pour stopperl'austérité et pour une alternative de transformation sociale.

Mon propos ne vise pas ici àminorer la crise traversée ces derniers mois par le Front de gauche, le débatstratégique qui continue à le traverser. Ce débat se poursuit. Il porte surnotre rapport au mouvement populaire et à la gauche dans le moment politique.

C'est donc en poursuivant cedébat mais conscient de la place et du rôle qu' a construit le Front de gaucheet des exigences de construction de la période que nous voulons avancer. C'estde la même manière conscient de ces débats que nous devons continuer à prendredes initiatives de contacts et de convergences multiformes dans toute lagauche. Nous pouvons et savons le faire en étant nous mêmes, décomplexés,unitaires, autonomes.

Avec en toutes circonstances unobjectif : être une force àl'offensive politique sur le terrain de la résistance et du rassemblement.

Les 1000 rencontres pourl'alternative, que nous avons nous même commencé à organiser sontà la disposition de ce processus général de construction d'une gauche de transformation et de progrès.C'est ainsi que tout naturellement nous posons la question à nos partenaires duFront de gauche de relayer cette initiative. Je sais que des camarades qui enont déjà tenues souhaitent faire part de leurs expériences et des premièresleçons qu'ils en tirent.

Pour amplifier cette démarche, nousavons également décidé que je réaliserai un tour de France des régions quidébutera en janvier et se déroulera sous la forme de visite de trois jourspleins dans chacune des nouvelles régions administratives. Je ferai ce tour desrégions pour rencontrer simplement la France qui innove, qui galère, quiétudie, qui travaille ou qui cherche un emploi, la France qui invente, quicréé, qui bouge, qui rêve, qui se cultive. Cette France, avec sa populationmétissée, ses origines, et ses histoires différentes, j'irai à sa rencontreavec vous, les militants de notre parti. Ensemble, nous écouterons le peuple de France, nous travaillerons aveclui sur le terrain nos propositions,nous débattrons de l'alternative nécessaire au pays.

La tenue de cesinitiatives sera aussi notre contribution à la construction du processus d'Assises initiées par leFront de gauche.

Les forces du front de gauche ontacté qu'il s'agirait, je cite d' « initier une démarche de rassemblementset d’échanges, permettant de construire des convergences entre des forcessociales et politiques qui veulent une alternative à la politique de Valls etHollande ».

Ces assises pourront donc sedévelopper dans des rencontres locales alternant avec de grandes initiativesdécentralisées qui nationaliseront la démarche en même temps qu'ellesponctueront sa progressivité. De fait, ce processus d'assises n'a pas vocationà rester la propriété ou dans l'étiage du Front de Gauche mais à devenir unprocessus initié, animé et maîtrisé par l'ensemble des forces et personnalitéspolitiques, sociales et culturelles qui le souhaiteront car se retrouvant dansla démarche et ses objectifs de transformation sociale.

Comme ce processus interviendradans une année électorale, je crois utile de préciser que la participation àces assises n’est pas conditionnée par un accord sur les questions de stratégieélectorale mais qu'il sera utile bien évidemment à optimiser les convergencespossibles sur le champ politique.

Le Front de gauche tiendra deuxréunions pour préparer ce processus, une réunion de travail le 25 novembre etune assemblée nationale le 7 décembre comme celle de septembre.

Je voudrais terminer mon proposintroductif en évoquant un troisième objectif : les électionsdépartementales qui se tiendront en mars 2015, avant les régionales endécembre.

Compte tenu des évolutionspolitiques dont je viens de parler et des ambitions que sont les nôtres, elleschangent de caractère. Elles n'auront d'ailleurs pas l'objectif que leuravaient assigné le gouvernement enimaginant dès 2012 un mode de scrutin et des redécoupages qu' ilenvisageait alors à son avantage.D'autant qu'entre temps, la disparition des départements a été programmée parce même gouvernement.

Mais changeant de caractère,elles n'en auront pas moins d'importance, au contraire.

Pour la première fois, il s'agiradonc d'une élection nationale, avec un nouveau découpage descantons, et avec pour chaque canton 2 titulaires et 2 suppléants à parité.C'est le prochain rendez-vous grandeur nature avec les Français. Pour nous,dans ces conditions, je crois que l'objectif doit être clair : protégerles politiques publiques, les services publics, les espacesdémocratiques contre les politiques d'austérité et faire de cetteélection un grand moment de mobilisation sur ces enjeux et sur la réforme territoriale, une grand momentde construction du rassemblement pour des alternatives.

Même si l'objectif est élevé,nous pourrions viser la construction de candidatures dans tous les cantons, en tous cas le maximum.,le meilleur score national possible en forte progression partout où c'estpossible, l'élection de nombreux conseillers départementaux. L'enquête de Viavoice sur la gauche paruedans Libération la semaine dernièremontre que les communistes représententdans le peuple de gauche plus de 31 %. Nous sommes la seule force àprogresser. Plus de 6 points dans leur baromètre. Nous pouvons nousretrouver dans de nombreux cantons première force de gauche, être un rempart face à la droite et l'extrême droitedans de nombreux autres. Ce serait une bonne nouvelle face aux dangersd'une droite et de son extrême qui vise à fair basculer tous les pouvoirslocaux dès 2015. Cela donnerait dusouffle à des millions de progressistes dans notre pays. Cela donneraitde la crédibilité et de la force à notre construction alternative. Lesélections départementales, sont donc une étape importante dans notre stratégiede rassemblement, de lutte contre l'austérité.

Je le dis également sans fauxsemblant, rien n'est gagné, mais c'est possible. Il faut donc s'endonner les moyens à commencer par la construction des candidatures, quatre parcanton.

Avec les électionsdépartementales, nous voulons changer le pouvoir, en proposant de nouveauxvisages qui symbolisent ce que nous voulons comme rassemblement. Lesindividus personnifient une politique, il nous faut donc être très attentifsvis à vis de celles et ceux qui vont porter nos couleurs. C'est ce qui permetde montrer qualitativement ce que nous voulons, ce que nous proposons ausuffrage. Il nous faut des femmes et des hommes, à parité, qui vont défendrel'idée de la démocratie locale. Il y a besoin d'élu-e-s proches des gens, quitravaillent dans la proximité, qui associent les citoyens dans la décision.Face aux projets gouvernementaux de métropoles, de super régions qui éloignentles gens des centres de décisions, ils doivent pouvoir compter sur descandidats qui leur ressemblent et sur qui ils vont pouvoir compter. Ils ontainsi besoin d'élus qui vont défendre les services publics, capables deproposer et de créer de nouveaux services publics. Contre ceux qui rêvent de faire unhold-up sur les 72 milliards d'euros que gèrent les départements, nouspensons par exemple que le département est le bon échelon pour proposer decréer un grand service public d'aide à la personne qui ne laisse pas cesservices au seul privé. Noscandidatures, celles que nous soutiendrons doivent oxygéner la politique, mêlerl'expérience et la jeunesse, être à l'image de la France aujourd'hui ignoréedes possédants et des gouvernants : des travailleurs, des syndicalistes,des paysans, des chômeurs, des associatifs, des étudiants, des marins pêcheurs,des élus de terrain, des jeunes, des portes voix, des médecins, desfonctionnaires, des cadres, des salariés, des communistes, des non communistes,voire membres d'autres partis. Tous différents, mais tous unis pourdes valeurs de gauche.

Voilà, chers camarades, je vousavais promis de ne pas faire trop long. Je conclurai demain après nos travauxen présentant aux Français le sens de notre projet. J'ai voulu ici souligner lesens de nos travaux, l'ambition qu'il me paraît essentiel de discuter.

En menant de front un mouvementd'ampleur de luttes contre l'austérité et pour la relance sociale, jusqu'àmettre en échec les politiques dont ne veulent plus les Français, entravaillant à un large effort de construction politique, et en faisant desélections départementales un moment d'avancée significative de ces démarches,je crois que nous pouvons transformer l' année 2015 pour en faire non une annéede nouvelles amertumes, mais une année utile à l'alternative dans l'intérêt denotre peuple.

Nous avons beaucoup réfléchi,travaillé depuis l'été. Je suis certain que cette conférence nationale sera latremplin dont nous avions besoin pour repartir à l'offensive.

Je veux dire à l'adresse de tousceux avec lesquels nous voulons travailler et avancer, du Front de gauche bienentendu mais aussi à nos amis frondeurs, écologistes, ou tout simplement« socialistes affligés », comme le disent Liem Hoang Ngoc et PhilippeMarlière : prenez avec nous conscience de l'urgence et de l'ambitionnécessaire ! Et soyez certains denotre détermination à construire !

Demain dans mon allocution declôture je m'adresse

rai au pays. Je veux aujourd'huipour clore cette introduction m'adresser aux communistes. Loin des débats duPS, de l'UMP, du FN, nous nous posons pas la question de changer de nom. Aucontraire, nous sommes fiers d'être communistes et de travailler sansrelâche à notre communisme de nouvelle génération. Plus que jamais notre pays a besoin de cetteforce communiste pour travailler à faire sens, à fabriquer du commun. Pourbeaucoup, dans ces temps tourmentés, angoissants, nous représentons l'assurance de ne pastransiger sur les principes, sur les valeurs tout en travaillant sans exclusiveet humblement aux alternativespolitiques.

Les chemins sont complexes,difficiles, mais « aux invincibles chevaliers, aux assoiffés » debonheur que nous sommes , rien n'est impossible. Le dicton dit lui qu'« à l'impossible nul n'est tenu », mais cette fois ci mes camarades,nous y voilà tenus.

source:https://www.facebook.com/notes/806188306093748/

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