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Pour le Parti Communiste Réunionnais, "personne ne souhaite la dissolution de l'assemblée"

La visite présidentielle et le remaniement : pour Paul Vergès,"en moins d'une semaine, ces deux évènements majeurs impactent fortement La Réunion". D'après lui, "tout peut s'accélérer" mais surtout "s'aggraver très rapidement car depuis l'élection du président, le gouvernement connait une série de couacs politiques dus à une politique en zigzag".

Sauf qu'aujourd'hui, c'est différent : "la déclaration d'Arnaud Montebourg a aussitôt provoqué la démission du gouvernement, c'est un élément nouveau et lourd de conséquences" explique-t-il.

"La base politique du gouvernement se rétrécit, tout d'abord avec l'exclusion des écologistes, mais aussi parce que dans le groupe socialiste une dizaine de députés sont en désaccord avec la politique sociale-libérale".

Avec le vote de confiance que le premier ministre Manuel Valls compte proposer dans les prochaines semaines, le gouvernement passe "l'épreuve de force". Avec 290 députés et la cinquantaine d'abstentions, la majorité à 289 semble "compliquée" aux yeux du fondateur du PCR (Parti Communiste Réunionnais). De plus, le vote de confiance "c'est demain" s'inquiète Paul Vergès.

Tous sur la sellette

"Ce vrai tournant du quinquennat" coupe court à toute "ruse par rapport à la majorité présidentielle qui risque de couler. Soit l'assemblée résiste et il y aura de nouvelles élections, soit le nouveau gouvernement réussit à imposer son virage social-libéral". Pour lui c'est évident, "personne ne souhaite une dissolution de l'assemblée nationale, car tout le monde est responsable, à gauche comme à droite".

C'est pourquoi le PCR qualifie ce vote de confiance de "chantage". D'après Yvan Dejean, secrétaire général du PCR, "plus personne n'a confiance dans le monde politique, tout s'effondre, à droite comme à gauche, c'est une crise de la démocratie" et la dissolution de l'assemblée mettrait les différentes classes politiques dans l'embarras.

Selon Paul Vergès, "il faut réfléchir à ça, au lieu de se focaliser sur des campagnes pour la nomination d'un ministre réunionnais. C'est à en pleurer" s'indigne l'ex porte-parole du PCR, "à un moment aussi grave, voilà à quel niveau la politique réunionnaise est tombée… C'est humiliant pour La Réunion". De toutes façons, le parti "ne croit plus à la représentation de La Réunion au niveau national".

Retour à la case départ pour La Réunion

En ce qui concerne la visite présidentielle et les annonces de François Hollande, le PCR est sans équivoque, "tout est à refaire, tout ce qui a été programmé" parce que le gouvernement a changé. "Les annonces doivent faire partie du nouveau gouvernement pour enfin devenir des décisions", mais aujourd'hui le président laisse les élus locaux "au pied du mur" assure le PCR.

Pour Yvan Dejean, François Hollande a "sous-estimé la gravité de la situation à La Réunion" qui est"radicalement différente de la métropole". C'est pourquoi, adapter les mesures nationales à l'île, "ça ne peut pas marcher". Il regrette aussi l'absence de déclaration du président sur l'octroi de mer qui laisse les collectivité et les producteurs "dans le flou" et menace la suppression de "3.000 emplois".

Actuellement, c'est un climat "d'incertitudes" qui envahit les classes politiques de La Réunion et le PCR, qui se demande si les annonces faites lors de la visite présidentielle seront respectées, "déjà que le président n'a pas tenu ses engagements faits lors de sa campagne présidentielle". Notamment sur le projet tram-train aujourd'hui "enterré", alors que François Hollande se serait engagé à "accompagner" les collectivités selon le PCR.

Face à cette "période d'instabilité", le parti l'invite aujourd'hui a "dire la vérité" et ne pas "laisser les Réunionnais dans l'illusion". Pour le parti, la situation demande une nouvelle politique car le nouveau gouvernement s'inscrit dans "un libéralisme européen : bonjour les dégâts".

Elie Horeau lui va plus loin encore et soutient que "si François Hollande avait tenu le discours de Macron et Valls au Bourget avant son élection, il ne sait pas s'il serait aujourd'hui président".

Mercredi 27 Août 2014 - 17:21

Maëlys Peiteado

source: http://www.zinfos974.com/Pour-le-PCR-personne-ne-souhaite-la-dissolution-de-l-assemblee_a75316.html

Tag(s) : #afrique

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